Le députe européen Jérôme Rivière (RN), président de la délégation française du groupe Identité et Démocratie, explique qu’il est « favorable au principe de la vaccination » en général, mais que ce vaccin aux conséquences inconnues pose problème. Il réagit aux propos de François Bayrou sur le « passeport vaccinal » et revient aussi sur le gaspillage lié à l’achat du remdésivir à Gilead.

Faut-il se vacciner, faut-il vacciner les Français ou non ? C’est le débat qui occupe cette fin d’année 2020. Êtes-vous favorable à la vaccination des Français contre le Covid-19 ?

Ce sujet est extrêmement sensible et compliqué. Je souhaite vous dire que je suis favorable au principe de la vaccination. À titre personnel, je me suis fait vacciner à plusieurs reprises contre la grippe. Lorsque je voyage, j’accepte très volontiers de me faire vacciner contre la fièvre jaune. Le vaccin spécifique du Covid-19 est un sujet extrêmement grave et sérieux parce qu’il risque de remettre en cause le principe même de la vaccination. François Bayrou s’est exprimé dimanche sur le fait qu’il veuille rendre obligatoire une forme de passeport pour les Français qui seraient vaccinés. Par conséquent, donner à ceux qui ne sont pas vaccinés l’impossibilité de se rendre dans un certain nombre de lieux comme les restaurants et les cinémas, c’est assurer leur mort sociale. Il ajoute que tout ceci pourra intervenir lorsqu’on sera certain que le vaccin est, d’une part, efficace et, d’autre part, pas dangereux. Je m’inquiète.
Emmanuel Macron a confié une fonction importante à cette personne, alors nous dire qu’il ne sait pas si le vaccin est efficace et dangereux… Il n’est pas question, aujourd’hui, de forcer les Français à se vacciner. À titre personnel, je ne me ferai pas vacciner avant d’avoir obtenu un certain nombre de garanties.
Pendant six mois, les Français ont entendu des médecins et des scientifiques nous expliquer que tout cela était très dangereux parce que l’hydroxychloroquine, connue depuis cinquante ans, n’avait pas été testée avec un test en double aveugle pendant deux ans. Dans le même temps, des gens viennent dire que c’est formidable puisqu’on a réussi à développer en six mois un vaccin extraordinaire qui va résoudre tous nos problèmes. C’est se moquer du monde ! On ne sait évidemment rien des conséquences à moyen ou long terme de ce vaccin. D’ailleurs, de nombreux scientifiques assez sérieux appellent à être prudents puisqu’on ne connaît absolument pas les conséquences. J’ai eu plusieurs échos sur le fait que les jeunes femmes peuvent avoir des difficultés pour tomber enceinte. Je me sens concerné puisque je suis père d’une jeune femme. Ce sont des sujets graves. La confiance n’est pas là. Le gouvernement et l’Union européenne nous font douter de tout ce qui est fait par ces institutions.

 

Le ministre de la Santé a déclaré que lui ne serait pas vacciné pour laisser la priorité aux personnes prioritaires. On pourrait l’interpréter comme un geste altruiste. Cela a entretenu la confusion puisque le ministre qui promeut le vaccin ne se vaccine pas lui-même…

Lors de la grippe aviaire, la France s’était interrogée sur la réalité de l’efficacité du médicament contre la grippe aviaire. Ces gens ont une capacité à se servir les premiers lorsqu’ils sont certains que c’est une chose vraiment efficace et indispensable. Que M. Véran nous dise « je n’irai pas me faire vacciner parce que je ne suis pas prioritaire », excusez-moi, mais des millions de vaccins sont distribués.

 

La question de la réalité de l’esprit d’union au sein de l’Union européenne resurgit à nouveau aujourd’hui avec la disponibilité des vaccins, après que ce fut déjà le cas avec celle des masques. Il semble que l’Allemagne garde une grande partie des vaccins pour elle-même. Finalement, dans l’Union européenne, c’est plutôt chacun pour soi dès que la crise survient ou c’est un peu plus complexe que cela ?

Avec la délégation française du Rassemblement national au Parlement européen, nous avons sorti un livre noir sur la façon dont l’Union européenne avait traité la première partie de la pandémie. Après toute une série d’exemples et de démonstrations que seules les nations sont capables de protéger leur population. Pour un vaccin, c’est la même chose. Il y a eu les masques, les tests et il y a la vaccination. Ce sont les États qui sont en capacité d’assurer la délivrance. Là encore, l’Union européenne montre son incapacité à gérer correctement les choses puisque ce n’est pas dans sa nature. Nous ne souhaitons pas que cela devienne dans sa nature de se substituer aux nations.
Plus grave encore, l’Union européenne a négocié un contrat avec une société américaine sur un médicament qui a été acheté à des prix invraisemblables, 1970 euros la dose, alors que l’OMS savait, au moment où il a été acheté, que tout cela ne servait à rien. Ce n’est pas efficace quand cela doit servir à quelque chose. Je m’interroge sur les raisons pour lesquelles l’Union européenne est aussi inefficace. Est-ce de l’incompétence ou de la malveillance ? Dans les mois et les années à venir, j’espère que l’on pourra aller au bout des choses et essayer de comprendre quels sont les liens des uns avec les autres lorsque les comités scientifiques font des recommandations, les politiques qui se mettent à faire des achats sans suivre les recommandations de l’OMS. Tout cela est la santé et l’argent des Français.

30 décembre 2020

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