Les conclusions de la brigade criminelle de la police judiciaire sont tombées : l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris ne serait pas intentionnel. Ou, plus exactement, les enquêteurs n’ont pas trouvé d'indices qui permettraient d’envisager ou d’affirmer que l’origine du feu aurait été le fait d’un pyromane. Soit que ces indices n’aient jamais existé, soit qu’ils aient été brûlés avec la défunte charpente, la cause du départ de feu n’est pas connue. Le sera-t-elle jamais ? Nous restons dans la zone frustrante de l’indécidable. Quelques résultats d’expertises sont encore attendus.

C’est plutôt conforme au rasoir de Hanlon : « Ne jamais attribuer à la malveillance ce que la bêtise suffit à expliquer. » Et c’est heureux. Imaginer qu’un homme soit assez fou pour sciemment souhaiter la destruction d’un tel joyau serait un encouragement à une misanthropie préventive généralisée. Quoique nous avons en France des hurluberlus de ce type : songez à celui qui souhaitait raser le château de Versailles, comme première mesure de son éventuel mandat présidentiel.

Bien sûr, les complotistes de tous poils, plumes ou écailles en rajouteront une couche : le complot de l’enquête bâclée est là pour couvrir le complot de l’incendie criminel. Ils feront feu de tout bois, même de celui de la charpente de Notre-Dame, pour alimenter le brasier des soupçons.

Un accident est souvent le résultat d’un ensemble de facteurs minimes dont aucun ne serait suffisant à lui seul, mais qui, combinés ensembles, conduisent au drame. Ainsi, rien dans les conclusions de la police ne saurait remettre en question la gravité des fautes commises par des fonctionnaires du ministère de la Culture dans la prévention d’un tel sinistre. C’est une spéculation que d’affirmer que, sans ces carences connues depuis longtemps, le feu aurait pu être attaqué plus tôt et les dégâts auraient été moindres, même si c’est intuitivement très probable. Ces valeureux fonctionnaires ont-ils été sanctionnés sévèrement par leur ministre de tutelle ? Ou ont-ils bénéficié, comme une certaine Agnès Saal, d’une grande mansuétude accompagnée d’une juteuse promotion ? Les paris sont ouverts, mais il est à craindre que dans la fonction publique, le mot sanction soit d’une telle grossièreté qu’il ne saurait être employé pour une négligeable bagatelle comme l'incendie d’une cathédrale.

Souhaitons, enfin, qu’ayant entendu la bronca quasi générale, le diocèse de Paris abandonne ses projets délirants d’aménagement intérieur qui ont eu le mérite de faire l’unanimité contre eux. Tournons-nous donc vers l’avenir. Notre-Dame sera reconstruite. Bonne chance et bon courage aux bâtisseurs !

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17 mars 2022 à 12:00

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56 commentaires

  1. Foutaise que cette enquête. Reprenons les faits: 2 mois avant l’incendie, il avait été procédé à une « désinsectisation » des poutres (en fait, ce n’était ni plus ni moins que de l’enrobé de thermite et de colle). Or, la Thermite est un accélérateur de combustion, portant celle-ci à 2.200 °. La couleur orangée des flammes, les explosions entendues étaient dues à l’eau des lances à incendie (l’eau se transformait en gaz Hydrogène-oxygène, mélange hautement explosif) en témoignent !!! Stop connerie!

  2. Et le procureur de Paris, d’avant Notre-Dame de Paris en feu, de déclarer devant des journalistes subventionnés par l’état de déclarer «  l’origine criminelle de cet incendie est à écarté » ! Comme les crimes de Merah, sur les cadavres encore chaud d’enfants Juifs et de nos militaires, de déclarer « la piste de l’extrême droite est la plus crédible … »
    Le Macronisme n’est pas une idéologie politique, c’est une pathologie psychiatrique…

  3. Imaginer qu’un président mégalo ait pu souhaiter marquer son quinquennat par un grand œuvre en reconstruisant LE symbole Français par essence, et le reconstruire, avec une touche de modernité ? Ça serait du mauvais esprit, forcément. Il est impossible qu’il soit fait de ce bois là…

  4. EH, bien moi, je suis persuadée qu’il s’agit d’un attentat ! pourquoi : d’une part, des spécialistes nous ont prouvé explications techniques à l’appui que le feu ne pouvait pas naître spontanément (même accidentellement) sur une charpente aussi ancienne, d’autre part, parce qu’au tout début de l’incendie j’ai vu un homme en djelabba blanche sur un des « balcons » ou galerie extérieure de la cathédrale, ce sont les toutes toutes premières photos de télévision. Cette photo n’est plus jamais reparue

  5. Ben voyons ! Comme l’usine AZF de Toulouse en 2001 . L’enquête n’avait pas débuté que l’on savait déjà qu’il ne s’agissait pas d’un attentat.

  6. Que ces personnes fassent des recherches du coté des copains à Macron et très certainement ils trouveront les coupables.

  7. Il y a tout de même pas mal d’églises qui brûlent depuis quelques années…C’est certainement dû au plus grand des hasards !

  8. Quelle naïveté, M. Mahoudeaux ! Surtout quand vous interrogez le lecteur : « Imaginer qu’un homme soit assez fou pour sciemment souhaiter la destruction d’un tel joyau ». Car des fous de ce genre, nous en avons connus pas mal ces 20 dernières années, depuis la destruction des Bouddhas de Bamiyan en 2001 jusqu’au massacre de la Promenade des Anglais de 2016, à Nice, en passant par le Bataclan en 2015.
    Il n’y a que vous pour croire au hasard dans l’incendie de Notre Dame.

  9. Le résultat de l’enquête confirme donc ce qui avait été annoncé avant même que l’incendie soit éteint. Dormez braves gens.

  10. … Suite : En outre un feu est attisé par l’air, or les combles sont par essence étanches à l’air. Alors accident ou ….. ? À vous de juger, indépendamment des « experts ».

  11. Les fermes de la charpente de Notre Dame de Paris aux dimensions exceptionnelles n’ont pas pu brûler ainsi vite sans l’apport de quelque ingrédient incendiaire. Ce n’est pas être complotiste que d’affirmer cela et je suis loin d’être seul à la penser.
    Essayer par exemple de mettre le feu à une poutre en chêne, vieille et sèche, en l’aspergent d’essence ou tout autre produit hautement inflammable et mesurer le temps qu’il faut pour la brûler…. (à suivre)

  12. On nous a bien racontée personne ne pouvait accéder sans être repéré sur le chantier . pourtant on voyait sur internet des « jeunes » qui gambader sur les toits et dans les tours hors des heures de chantier.

  13. L’incendie de ND survient la veille où EM devait rendre le résultat de son grand débat lors de la crise des Gilets jaunes.
    Étrange comme coïncidence non ?
    Comme disait Albert Einstein « pour solutionner un problème, il suffit d’en créer un autre »
    De plus cette image troublante devant le parvis de ND d’Édouard Philippe, poing serré devant la bouche chuchotant à son maître, les deux essayant de dissimuler une certaine satisfaction…
    Bref

  14. Tous les soirs d’hiver,j’allum La cheminée. Et bien,les ptis loups, je n’a jamais eu l’occasion de brûler du chêne du xlll éme mais en ce qui concerne celui du XIX eme je vous mets au défi de l’allumer avec un zippo même fraîchement rempli. Comme on connaissait le résultat de l’enquête le jour même de l’incendie, il eut été plus rationnel d’envoyer les enquêteurs à l plage

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