Il y a trente ans, Jean-Pierre Stirbois, alors secrétaire général du Front national, trouvait la mort à Ponchartrain, dans un accident de voiture, en revenant d’une réunion électorale. Il y a les morts qu’on déplore et celles dont on se réjouit : dans son ensemble, la presse salit la mémoire du défunt et trouva l’accident plutôt bienvenu. À l’image de Charlie Hebdo, qui titra “Les arbres sont sympas” pour évoquer l’obstacle meurtrier rencontré. Vingt ans plus tard, Benjamin Biolay fit le tour des médias avec son opus Vengeance : “La vengeance est un plat que certains mangent froid comme Stirbois s’est mangé son cèdre.”

Difficile à excuser. Mais facile à comprendre. Maire adjoint, conseiller régional, député européen, député national, Jean-Pierre Stirbois exerça beaucoup de mandats. Mais ce n’était pas un homme ordinaire. Son action a eu une dimension historique.

1) C’est l’un des premiers hommes politiques français (avec Jean-Marie Le Pen) à avoir discerné l’ampleur des problèmes migratoires et avoir eu l’audace d’en faire un thème électoral.
2) Grâce à un travail de terrain exemplaire (tractages, boîtages, marchés, cages d’escalier, réunions d’appartement), il a montré qu’il était possible de construire un électorat autour de la de l’ française et de la lutte contre l’. Ses propos paraissaient vifs ; ils sont, hélas, en deçà de la situation que nous subissons aujourd’hui.
3) « Le tonnerre de Dreux » – 16 % aux élections municipales de 1983 – fut une étape décisive dans l’émergence du Front national, son succès électoral aux élections européennes de 1984 (11 % des suffrages) et l’implantation durable de ce parti.
4) Enfin, beaucoup l’ont oublié, tant l’affaire peut paraître étrange aujourd’hui, mais Jean-Pierre Stirbois fut un promoteur de l’. Il réussit à s’allier au RPR Jean Hieaux pour chasser de la mairie de Dreux l’immigrationniste Françoise Gaspard.
5) Ce bel édifice se heurta à une puissante de diabolisation menée par les lobbies de l’immigration : le CRIF, les chrétiens progressistes, la LICRA, des obédiences maçonniques, les associations subventionnées et SOS Racisme firent tout pour obtenir du RPR le refus de tout accord avec le FN. Les Français le payent aujourd’hui de trente ans d’immigration incontrôlée.
6) Pourtant, trente ans après, le modèle de Jean-Pierre Stirbois à Dreux (la lutte contre l’immigration et l’alliance des droites) reste une nécessité pour la survie du peuple français et des peuples européens.

Voilà pourquoi Jean-Pierre Stirbois, trente ans après sa mort, doit rester présent dans la mémoire des combattants identitaires. Comme précurseur à honorer.

Une cérémonie d’hommage aura lieu, samedi 3 novembre à 15 heures, au cimetière de Montparnasse à Paris.

31 octobre 2018

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

À lire aussi

Passeport vaccinal : pour les clandestins aussi ?

Quid du passeport vaccinal dans les zones de « non-droit » des banlieues de l’immigration …