En visite à Budapest, ce dimanche 12 septembre, le pape s’est notamment entretenu avec Viktor Orbán, dont le point de vue sur la question migratoire est à l’exact opposé du sien.

Les chrétiens doivent être entiers

Le a célébré une messe, ce dimanche, et a prononcé une homélie sur les devoirs des chrétiens, rapporte La Croix. « Jésus nous secoue, il ne se contente pas de déclarations de foi ! » a-t-il lancé à la foule groupée sur la place des Héros à Budapest. « Il nous demande de purifier notre religiosité », a-t-il ajouté. Il a ensuite rappelé que le catholicisme ne devait pas se cantonner à la « de notre image », appelant notamment à en faire un « décentrement libérateur ». Ces propos intervenaient suite à la demande de Viktor Orbán « de ne pas laisser se perdre la Hongrie chrétienne ».

Par ailleurs, Viktor Orbán, qui se présente comme un rempart « contre l’invasion musulmane », a offert au pape la copie d’une lettre de 1250 d’un roi hongrois envoyée au pape de l’époque pour implorer l’aide de l’Occident contre les guerriers tatars qui menaçaient la Hongrie chrétienne.

Des allusions à la question migratoire

Le pape n’a pas abordé le sujet de front, mais il a sous-entendu le rôle des chrétiens par rapport aux migrants, soulignant notamment la nécessité d’accueillir l’autre sans pour autant renier ses « racines » chrétiennes. « La croix, plantée en terre, en plus de nous inviter à bien nous enraciner, élève et étend », a-t-il martelé. « Devant la diversité culturelle, ethnique, et religieuse, il est possible d’avoir deux attitudes », a-t-il soutenu, « nous fermer dans une attitude de rigide de ce que nous appelons notre identité, ou nous ouvrir à la rencontre avec l’autre et cultiver ensemble le rêve d’une fraternelle ». Enfin, il a encouragé ceux qui l’écoutaient à se montrer « ancrés et ouverts, enracinés et respectueux ».

 

 

13 septembre 2021

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