Il est des astres politiques dont l’ambition se résume à exister… « quoi qu’il en coûte ». La médaille d’or revient évidemment à Ségolène qui, en 42 ans de vie politique – elle est entrée au PS l’année où la Légion a sauté sur Kolwezi ! –, cherche pathétiquement à ne pas disparaître et nous offre ce qu’elle sait le mieux faire : pleurnicher ! Aujourd’hui, c’est sur la mort de Christophe. Pour demain, on ne sait pas… suspense insoutenable !

L’autre médaillée, c’est Marlène ! L’écriture de romans sulfureux lui a ouvert à la fois les allées du pouvoir et les sentiers de la postérité par l’affectueux surnom dont on l’affuble désormais : la « madone des slips in ». Avec un sens aigu de l’à-propos, un souci louable de la gestion des deniers publics et une dilection marquée pour enfoncer les portes ouvertes, elle a commandé un sondage sur le thème suivant : « En période de confinement, comment se répartissent les tâches ménagères entre les femmes et les hommes ? » Je devine votre sourire et, sous-jacente, votre réaction : « Était-ce bien la peine de dépenser des sous pour ça ? »

La réponse du sondage commandé à Harris est, en effet, assez peu inattendue : 58 % des femmes estiment passer plus de temps que leur conjoint aux charges domestiques en cette période critique. Et Marlène de gronder : « Statistiquement, les femmes et les hommes ne vivent donc pas le même confinement ! » « Je crains vraiment un épuisement silencieux de nombreuses femmes à la sortie du confinement. » Confinement ou pas, les chiffres montrent toujours que les femmes travaillent plus que les hommes, à la maison. Était-il nécessaire de commander, aujourd’hui, un énième sondage sur la question. Pour quoi faire ? va-t-elle demander que les hommes soient confinés devant la poêle à frire ? D’accord : il n’y a pas d’égalité devant la machine à laver ou l’aspirateur. C’est carrément insoutenable, injuste. Oui, mais ! Y a-t-il égalité devant la mort par Covid-19 ?

Je sais. Par rapport aux torchons et aux Caddie™, ma question est oiseuse ! Mais j’y tiens. Très curieusement, la répartition des décès entre femmes et hommes n’existe ni sur le site du ministère, ni sur celui de l’INSEE, et encore moins dans la vespérale litanie des morts débitée tous les soirs par le directeur de la Santé. Pourquoi ce silence officiel ? On en a, néanmoins, une idée par d’autres sources. Grosso modo, sur 100 décès, il y a 61 hommes et 39 femmes. En Italie, on va même au-delà : 67 et 33. La presse fait état d’une vaste étude chinoise selon laquelle, sur 1.000 personnes décédées, 63,8 % étaient des hommes et 36,2 % des femmes.

Il s’agit, là, d’une grande victoire des femmes sur les hommes. Par KO… définitif ! Et Marlène Schiappa n’en parle pas. Pourtant, c’est forcément grâce à l’action vigoureuse de son ministère que ce brillant résultat est atteint. En fait, elle a bien joué : son truc ne sert à rien, elle dépense nos sous pour apprendre ce que l’on sait déjà et on parle d’elle. Mission accomplie. Chapeau, l’artiste !

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