Plusieurs incidents ont été recensés dans des établissements scolaires du Bas-Rhin, lors de l’hommage rendu à Samuel Paty, le professeur décapité par un islamiste tchétchène, le 16 octobre, à Conflans-Sainte-Honorine. Deux font l’objet d’une enquête, relatent Les Dernières Nouvelles d’Alsace.

« Samuel Paty avait mérité d’être décapité »

Le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête pour « apologie du terrorisme » suite à des remarques prononcées par un collégien et une collégienne scolarisés dans deux établissements publics de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS), lors des échanges entourant la minute de silence organisée le jour de la rentrée des vacances de Toussaint, dans tous les établissements de France.

Âgés tous deux de 12 ans, les adolescents auraient pris des « positions apologiques », et publiquement affirmé que « Samuel Paty avait mérité d’être décapité parce qu’il avait montré à ses élèves une caricature de Mahomet », a précisé une source judiciaire. L’enquête est confiée à la direction interrégionale de la judiciaire (DIPJ) de Strasbourg et à la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Bas-Rhin.

Deux écoliers de 8 et 9 ans signalés

Deux autres événements similaires, concernant, cette fois, des enfants de 8 et 9 ans, ont été signalés au rectorat puis transmis au parquet de Strasbourg. Ils se sont produits dans deux écoles primaires publiques de l’agglomération strasbourgeoise .

En raison du très jeune âge des deux garçons, les services sociaux du conseil départemental du Bas-Rhin réaliseront « une évaluation sociale » suite aux deux signalements.

Par ailleurs, au collège Louis-Arbogast de Mutzig, deux élèves de 14 ans ont refusé de participer à cette minute de silence, sans adopter pour autant de comportement violent et répréhensible. Leurs parents seront convoqués par la direction de l’établissement.

3 novembre 2020

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