Hérault (34) : une free party illégale dans une zone Natura 2000

On a recensé une centaine d'amendes pour usage de stupéfiants et port d'armes blanches.
Brève 1

Une free party dans l’Hérault réunit, ce dimanche, des milliers de personnes dans une zone Natura 2000.
Depuis vendredi soir, des fêtards sont rassemblés à Ferrières-les-Verreries, dans l’Hérault, sur un terrain partiellement classé en zone Natura 2000. Les organisateurs annoncent qu’un « périmètre de protection pour protéger la flore a été installé », selon l'AFP.

Plusieurs centaines de personnes étaient toujours rassemblées, dimanche 7 juin, pour une free party commencée dans la nuit de vendredi à samedi sur un terrain situé sur la commune de Ferrières-les-Verreries, au nord de Montpellier (Hérault), selon les autorités. Dans un point de situation publié sur les réseaux sociaux dans la matinée, la préfecture a fait savoir que « 50 véhicules (200 personnes) ont déjà quitté les lieux » et précisé que le nombre de participants était désormais « estimé à 1.800 personnes ».

« Il y a probablement entre 5.000 et 10.000 participants », a affirmé, pour sa part, Sophie Mazas, avocate, présidente de la Ligue des droits de l’homme dans l’Hérault, appelant à plus de concertation entre organisateurs et préfecture, et présente sur les lieux aux côtés de France Nature Environnement.

Sur le terrain occupé par la free party, dont une partie est située en zone Natura 2000 Hautes Garrigues du Montpelliérais, « un périmètre de protection pour protéger la flore a été installé », a précisé Sophie Mazas. « Des espèces protégées ont été entourées par des [rubans de signalisation]. Les organisateurs ont également fait de grands affichages sur des draps pour sensibiliser les participants », a-t-elle ajouté.

Près de 160 gendarmes sont mobilisés pour sécuriser le site et procéder aux contrôles en sortie, a rapporté la préfecture, qui a annoncé qu’« une centaine d’amendes […] ont été délivrées pour des usages et détentions de stupéfiants et des détentions d’armes blanches ».

Un projet de loi pour mieux encadrer et mieux sanctionner

Rappelons que ces dernières semaines ont été marquées par une free party organisée sur un terrain militaire interdit dans le Cher et qu'un projet de loi dénommé « Ripost », pour mieux sanctionner ces rassemblements illégaux, a été adopté au Sénat et doit maintenant être débattu à l’Assemblée nationale. Pour les organisateurs de fêtes, il prévoit une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende, et jusqu’à six mois de prison et 7.500 euros d’amende pour les participants. Le seuil de déclaration obligatoire en préfecture serait abaissé à 250 participants, contre 500 actuellement.

Vos commentaires

49 commentaires

  1. Zone Natura 2000, terres agricoles, terrain militaire….le gouvernement s’en moque. L’essentiel est que ça ne soit pas sur le Champ de Mars à Paris. Peu importe si les récoltes sont détruites ou les animaux chassés de leur habitat, l’Etat est impuissant à nous protéger. Il plie devant quelques « pue la pisse », aussi il n’est pas étonnant de voir les gangs de banlieues piller tranquillement les commerces de centre-villes.

  2. Pas la peine de déployer des gendarmes et de faire des verbalisations sur le terrain, c’est totalement inutile, et tout cela coûte cher en hommes et moyens, plus que cela ne rapporte.
    Il faut des lois pour faire payer très chers les organisateurs et cela s’arrêtera tout de suite.
    Mais avant il faut des lois autorisant écoutes téléphoniques, traque internet sans limites, croisement de fichiers. Des IA spécialisées existent à l’étranger qui font des miracles d’enquête.
    Le seul problème est que tout cela est interdit en France.
    Les policiers et gendarmes français sont priés de faire des enquêtes, les mains attachés dans le dos, les yeux bandés et les oreilles bouchées.

    • Allez « vivre » en CHINE ! …
      Au motif qu’une bande de « punks à chiens » se dézinguent les tympans, les gueux devraient « être fliqués » comme des criminels potentiels ? ! …
      La FRANCE est vraiment mal barrée … dans tous les sens du terme ! …

  3. Tant que l’on saisira pas le matériel pour le détruire et une incarcérations de 5 ans minimum des organisateurs , ce genre d’occupations illégal continuera , de même les amendes des participants ne sont pas assez importante , 5000€ serait un minimum ; cela permettrait de remettre en état le lieu de a rave party.

    • Détruire le matériel est absurde, si on le saisit, il faut le vendre.
      Incarcérer les organisateurs prendra des places de prison pour des violeurs et tueurs, mieux vaut saisir leurs avoirs, leur supprimer les aides sociales s’ils en vivent, les expulser de leurs logements.

      • Macron a promis des « places » de prison… faisons lui confiance, il lui reste 11 mois ! (mdr)

      • Al CAPONE n’a pas été stoppé parce qu’il avait « dézingué » des gens ! …
        Il a été neutralisé en l’attaquant financièrement ! …
        Pareil pour ces « organisateurs de fêtes » : attaquer au porte feuille ! …
        Idem pour les « fêtards » : le fric ponctionné ! …

  4. Saisie des matériels et des véhicules puis ventes aux enchères pour rembourser les dégats occasionnés. Ces gens ont de l’argent qu’ils achètent un terrain loin de tout et qu’ils assument leurs responsabilités et ne vivent pas au dépens des tiers.

    • Ca me semble correct. On avertit par haut-parleur. Une demi-heure pour évacuer. Puis largage. Mais ne serait-il pas plus adapté d’utiliser des camions-pompes ? Il me semble que le tir serait plus précis. On garde l’hélico en deuxième intention.
      En tout cas le lisier est une arme non létale et écologique.

    • Deux hélicos faisant un peu de « radada » pendant une heure AVANT de faire de l’épandage de lisier …
      « Cela » ferait effectivement un bien fou aux plantes car c’est de l’engrais BIO ! …
      « Taguage » des véhicules pour les « retrouver » … Et amande forfaitaire TOTALE à chaque contrevenant pour rembourser les frais de fonctionnement/entretien de l’utilisation des deux hélicoptères …
      Exemple : 15.000 € estimé pour cette action = 15.000 € facturé à chaque contrevenant ! …
      Frais de fonctionnement financés ! … Pas d’impact sur les finances publiques ! … Possibilité de faire des investissements pour du matériel et « mieux payer » le personnel « de base » ! …

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