Alors que le vient d’imposer l’obligation vaccinale pour les soignant, les syndicats guadeloupéens se sont rebellés et exigent le retrait de cette mesure. Depuis que la générale a été décidée, lundi 15 novembre, la situation ne cesse de se détériorer, rapporte Le Monde.

La situation empire chaque jour

Depuis ce lundi 15 novembre, les syndicats en colère ont lancé une générale et illimitée pour protester contre l’obligation vaccinale imposée aux soignants par le gouvernement. De lundi à jeudi, des axes routiers ont été bloqués et de nombreuses manifestations ont eu lieu. Jeudi 18 novembre au soir, la situation a empiré, avec des scènes de violences urbaines qui se sont poursuivies dans la nuit, et le gouvernement a annoncé l’envoi de 200 policiers et gendarmes supplémentaires en Guadeloupe dans les prochains jours, toujours selon Le Monde.

Des bijouteries ont été pillées à Pointe-à-Pitre et six bâtiments ont été incendiés : quatre d’entre eux ont été totalement détruits par les flammes. Ce vendredi, la vie n’avait toujours par repris dans le département, des écoles, bureaux de poste et tribunaux demeurant fermés.

Un couvre-feu a été annoncé

Afin de contrer cette flambée de violences, le préfet de Guadeloupe a annoncé, vendredi, la mise en place d’un couvre-feu entre 18 heures et 5 heures du matin : il doit durer jusqu’à mardi matin au moins. Cette mesure intervient seulement cinq jours après la levée du couvre-feu mis en place le 28 juillet pour endiguer la montée des contaminations. La préfecture a communiqué sur le sujet, indiquant que le préfet « doit néanmoins prendre toutes les mesures qu’impose la situation de destruction organisée et de mise en danger des Guadeloupéens qu’aucune revendication ne peut excuser ».

20 novembre 2021

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