La motivation a, quelquefois, des effets bénéfiques.

Ainsi, en Libye, les forces armées du gouvernement d’union, présidé par Fayez Al-Assad, et l’armée rivale, aux ordres de l’autre gouvernement, celui de l’Est, et fidèle au général Khalifa Haftar, se sont engagées dans un sprint afin d’être les premières à chasser l’État islamique de sa base opérationnelle de Syrte.

L’armée officielle a repris, mardi, le contrôle de la centrale thermique située à 23 km de Syrte et à 450 km de la capitale Tripoli. Elle a pénétré, dans l’après-midi, jusque dans la localité de Wadi Jaref, au sud-ouest du fief tenu par Daech, accueillie avec joie et soulagement par l’ensemble de la population.

Les combats ont repris dès hier matin et ont permis une nouvelle avancée importante avec de très faibles pertes humaines. De son côté, les forces armées du gouvernement rival, celui de Benghazi, basé dans l’est de la Libye, ont chassé les de deux villages et se rapprochent également de Syrte.

Pris en étau, les djihadistes, dont la menace se faisait grandissante depuis quelques semaines, après leur implantation à Syrte depuis fin 2014, résistent très mal et abandonnent du terrain.

Il faut espérer que cette rivalité motivante, entre les deux gouvernements en présence, permette leur rapprochement, leur union, et non pas une nouvelle opposition, activée par leur succès respectifs, pour la conquête d’un pouvoir dont l’absence, jusqu’à ce jour, a placé la Libye au bord du chaos.

La Tunisie et l’Algérie se sont placées en alerte rouge car elles craignent la fuite vers leurs frontières de groupes désertant le théatre des opérations. Mardi dans l’après-midi, un groupe de huit terroristes a été intercepté et abattu par l’ANP algérienne (Armée nationale populaire) près de Guelta Zarka, dans la wilaya de Sétif.

En Tunisie, c’est à Mnihla, dans le sud, que deux terroristes ont été abattus ces derniers jours, et les forces sécuritaires mènent une opération de ratissage afin de débusquer les autres membres du groupe.

3 juin 2016

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