Disney World : après cinq ans de wokisme, retour inattendu du « Mesdames Messieurs ! »

C'est au nom de l'inclusivité que la formule traditionnelle avait été bannie du répertoire Disney.
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Le « Mesdames Messieurs ! » de retour chez Disney ? Juste une formule, diront certains. Mais la formule avait été bannie par le wokisme. Aussi son retour est-il un événement.

C’est un fan américain de parcs Disney qui l’a signalé sur son compte X consacré à cet univers. Empruntant l’une des trois lignes de monorail qui desservent le parc d’Orlando, en Floride — il faut bien ça, pour un parc qui a la superficie de Paris —, il a eu la surprise d’entendre ce « Ladies and Gentlemen » dans le message diffusé lors du trajet. « Pour rappel, explique le disneyphile, cela avait été supprimé vers 2021 lorsque Disney cherchait à rendre ses parcs plus "inclusifs". »

Le virage woke

Cette année-là, Josh D’Amaro, directeur général de The Walt Disney Company, avait annoncé à ses employés qu’aux quatre « clés » traditionnelles de la maison — sécurité, courtoisie, spectacle et efficacité —, une cinquième s’ajoutait qui allait gouverner toutes les autres : l’inclusion. Mot magique ! Les attractions allaient devenir plus « inclusives », les fournisseurs représenter davantage la « diversité ». Le personnel, jusque-là soumis à des règles strictes, accédait à de plus grandes libertés en matière « de coiffures gender-inclusives, de bijoux, de manucures et de costumes, ainsi que d'autorisation des tatouages ​​visibles ». Que peut être, diable, une coiffure gender-inclusive, me direz-vous ? En gros, une coupe non genrée ou, en bon français, androgyne.

Disney se préoccupait de ce genre de balivernes depuis le début des années 2000, mais en 2020, le wokisme était à son apogée et la firme s’empressait de se conformer aux diktats sociétaux. Dans la présentation du spectacle pyrotechnique de Magic Kingdom, la formule traditionnelle « Ladies and gentlemen, boys and girls », trop sexuée, avait sauté, au bénéfice d’un fadasse « Bonsoir, rêveurs de tous âges ! ». Parallèlement, Disney mettait le paquet sur la Gay Pride. « Pour célébrer le Mois des fiertés, nous avons mis en lumière les témoignages et les contributions de la communauté LGBTQ+, notamment celui de Vivian Ware, responsable Diversité et Inclusion », expliquait un post, sur le compte Instagram Disney, en 2021.

La folie et l’échec

En 2022, ladite Vivian Ware avait confirmé que les employés étaient formés à éviter « Mesdames et Messieurs » et à privilégier « Bonjour à tous » ou « Bonjour, les amis ». Ils ne devaient pas, non plus, appeler un garçon « prince » ou une fillette « princesse », car cela pouvait relever du mégenrage - péché impardonnable… Tout y passait : en 2023, on déprogrammait de la parade Magic Happens la chanson Zip-A-Dee-Doo-Dah. Bien que chantée par l’acteur afro-américain James Baskett, la chanson était liée au film Mélodie du Sud, accusé de véhiculer des stéréotypes et la nostalgie sudiste.

Cette moralisation massive du divertissement — touchant les parcs, les films, les séries, les dessins animés — avait déplu au public de Disney et provoqué quelques échecs commerciaux. En décembre 2023, Bob Diger, le PDG de Disney, annonçait un retour aux fondamentaux : « Les créateurs ont perdu de vue ce que devait être leur objectif numéro un. Nous devons d’abord divertir. Il ne s’agit pas d’envoyer des messages. » L’inclusion, c’est bien joli, mais les bénéfices, c’est pas mal non plus.

Des rapports révélateurs

En 2024, le rapport fiscal de la firme conservait une section dédiée aux politiques Diversité, Équité et Inclusion. On sentait Disney désireux de plaire à tout le monde, puisque dans ces DEI figurait aussi bien « une initiative visant à recruter, former et soutenir les anciens combattants de l’armée américaine » qu’un programme « pour mobiliser la prochaine génération de cadres créatifs issus de milieux sous-représentés ». Mais le rapport 2025 a marqué une nouvelle étape : pas une seule fois n’y apparaissent les termes « diversité », « inclusion », « DEI » ou « diversité, équité et inclusion ». Vivian Ware est toujours à son poste de responsable de la diversité et de l’inclusion, mais manifestement, elle n’a plus la main. Le wokisme marque le pas, et c’est heureux, « Mesdames Messieurs » !

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Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

42 commentaires

  1. Se complaire dans le ridicule et le faire devenir viral tel était l’objectif du wokisme, mais le virus montre des signes de faiblesse voir de fin de vie. Le bon sens revient lentement.

  2. Les diktats sociétaux, et on s’assoit sur le plus grand nombre ! La loi du profit est venue à leur secours !
    « …. Nous devons d’abord divertir. Il ne s’agit pas d’envoyer des messages » Rien n’est plus vrai.

  3. Ils se sont aperçu aprés quelques pertes que les minorités n était pas la majorité de leur clientèle.

  4. Tres bonne nouvelle, ne désespérons pas petit à petit tout va revenir dans l’ordre des choses.Nous sommes en France et le Messieurs et Mesdames est comme le vouvoyment une marque de notre éducation et notre savoir vivre à la Française . Alors bravo et merci

  5. Bonjour Mesdames et Messieurs, abonnés de Boulevard Voltaire, et bonne semaine.
    Quand l’évidence des chiffres montre que le wokisme possède une limite : « le fric » !
    Walt Disney tout simplement perdait « un pognon de dingue »…
    On est peut-être très « gentil », on n’en garde pas moins un œil sur la courbe du business.
    Le wokisme c’est comme la barbe à papa, si elle colle pas c’est qu’y a pas assez de sucre !

  6. Comme quoi le boycott a du bon et reste l’arme la plus efficace.En France aussi,il faut que les spectateurs et téléspectateurs nationaux,-souverainistes,- hétéros défendent leur identité en boycottant aussi les programmes et distractions véhiculés par ces »inverseurs » de valeurs. Pour l’instant vu les résultats électoraux futurs nous caractérisant, ça friserait les 16 millions et il y a aussi nos proches, ça fait du monde pour leur nuire si on s’y met tous.

  7. Bob Iger, et pas Bob Diger. Un petit effort de sérieux, les gars, on n’est pas chez Libé ici…

  8. J’adore, avec mes petits enfants, me rendre à Disney, c’est toujours l’émerveillement, je m’en tape de la C.G.T et des gauchistes.

  9. Walt Disney a perdu son âme depuis bien longtemps! Ses icônes (mickey, donald, pluto…) ont disparu des écrans ne représentent quasiment plus rien pour les jeunes générations. Ils n’ont pas su capitaliser sur leur identité et c’est devenu une sorte de pot pourri de toutes les licences qu’ils ont acheté. C’est dur de savoir où l’on va quand on ne sait plus d’où l’on vient (petit dédicace aux racailles, aux gauchistes et à ces autres paumés en France).

    • Très juste. Et sans le retour de cette marque de respect pour la féminité, nous aurons toujours un pied (au moins) dans le ruisseau.

Commentaires fermés.

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