Et maintenant, le drapeau palestinien au fronton des mairies. À qui la faute ?
Moins d’un mois après les élections municipales, on découvre que s’installe, de fait, une forme d’extra-territorialité dans certaines communes de France. Particulièrement dans ce qu’on appelait autrefois la banlieue rouge de Paris. Une banlieue qui se teinte aujourd’hui d’un vert qui n’est pas vraiment celui de l’écologie… C’est dans ce contexte qu’Aly Diouara, le maire LFI fraîchement élu à La Courneuve, a décidé, jeudi, de hisser le drapeau palestinien au fronton de sa mairie. La revendication sur son compte X est des plus claires : « Ce matin, nous avons hissé le drapeau de la Palestine sur la mairie de #LaCourneuve. N’en déplaise à Caroline Yadan et les soutiens du génocide. » À quoi le préfet a répondu par la saisie en urgence du tribunal administratif de Montreuil.
Envolées du Président, lâcheté du gouvernement
Ce même jeudi, Emmanuel Macron recevait 500 maires à l’Élysée pour « soutenir et mobiliser » ces « alvéoles du poumon démocratique du pays ». Toujours friand d’envolées lyriques, le Président leur a vendu la « méthode Notre-Dame, méthode Jeux olympiques, mais partout en France ». Cette semaine, pourtant, restera celle de la grande lessive gouvernementale.
Lecornu passe la serpillière : exit l’examen du texte autorisant les boulangers et les fleuristes à travailler le 1er Mai ; exit l’examen de la loi Dayan visant « à lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme ». Ça attendra. Alors, forcément, il y en a qui se sentent pousser des ailes. Ainsi, le maire de La Courneuve, élu avec 4.092 voix sur une population de 47.086 habitants. Comme Mélenchon qui EST la République, Diouara pense qu’il EST La Courneuve et dénonce, par le pavoisement de sa mairie aux couleurs de la Palestine, « son opposition à un texte qui, sous couvert de lutte contre l’antisémitisme et le terrorisme - combat indispensable que nous réaffirmons avec force -, soulève de vives inquiétudes quant au respect des libertés fondamentales ».
Retisser le lien social… mais sans « l’extrême droite »
Le gouvernement a prétendu reculer pour mieux sauter, le projet de loi Yadan devant finalement être examiné le 22 juin. Vrai ou pas ? En attendant, la gauche se réjouit fort et l’on peut imaginer que le maire de La Courneuve fera, d’ici là, des émules. Le ton est d’ailleurs donné par SOS Racisme, qui titre son communiqué : « Retrait de la proposition de loi Yadan : un geste tardif mais bienvenu qu’il faut transformer en opportunité. » Voilà les Français prévenus.
Comme ses amis de LFI et les 700.000 personnes qui, à ce jour, ont signé la pétition contre le projet de loi, SOS Racisme estime que ce texte a entraîné « une dégradation du débat public (sic) », lequel était auparavant totalement serein, sans doute. Et qu'il « faisait peser des risques sur la liberté d’expression ». L’association souligne que « chaque prise de parole et chaque initiative parlementaire devraient être conçues comme universelles et universalisables ». Allô, LFI, si tu m’entends ? On se pince…
Dans la veine « un cheval - une alouette », SOS Racisme concède qu’« il n’est pas normal que des Juifs soient pris pour cibles ou vivent dans la peur au point de se demander si leur avenir se situe toujours en France, qui est pourtant leur pays », mais surtout, « il n’est pas digne de la République que les étrangers soient régulièrement présentés comme autant de menaces existentielles dont il faudrait rogner les droits ». Le président de SOS Racisme Dominique Sopo tire la conclusion qu’il faut renoncer à ce projet de loi.
Enfin, dit-il, « nous appelons également le gouvernement et les forces parlementaires (en dehors de l’extrême droite) (sic) à se mettre au travail afin de réaffirmer – par une loi ou une politique publique revigorée – l’engagement de la représentation nationale à lutter contre l’antisémitisme, le racisme et les discriminations qui pourrissent la vie de trop nombreux résidents et affaiblissent le lien social ». Cela, en excluant les 40 % des Français qui soutiennent ladite « extrême droite »… Monsieur Aly Diouara n’est pas près de retirer le drapeau palestinien de sa mairie.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































59 commentaires
Le journal Mexicain « Isquierda noticias » vient de révéler que le président Millei Argentin vient de faire cadeau a Israel de la Patagonie pour y loger immédiatement 300 000 juifs. Ce sera un nouveau pays avec un nouveau nom. C’est pas aux Palestiniens que ça arriverai…….
« Monsieur Aly Diouara n’est pas près de retirer le drapeau palestinien de sa mairie » est il indiqué en conclusion de l’article…..
Cependant il a bien été précisé, plus haut, que « le préfet a saisi en urgence le tribunal administratif de Montreui’ (sic) ALORS ? Que penser ????
Bonne journée
Si les électeurs s’étaient déplacés le Lfiste n’aurait pas été élu.
Tous ceux qui se plaignent de tout et qui ne vont pas voter ont tort.