Les militants du genre ont encore frappé : cessons, disent-ils aux anthropologues, de classifier les dépouilles humaines comme « masculines » ou « féminines ». Trop discriminant, sans doute, pour nos ancêtres à l’identité poilue indéterminée ! De fait, affirment sans rire ces chercheurs nouvelle formule, identifier les restes humains selon leur sexe biologique serait une hérésie scientifique puisqu’il n’est pas possible de déterminer comment Lucy et consorts s’identifiaient eux-mêmes !

Une fois de plus, cette fulgurance de la pensée Sapiens sapiens nous vient d’outre-Atlantique. En août 2021 déjà, lors d’un colloque autocentré, une « organisation à but non lucratif dirigée par les trans », la Trans Doe Task Force, s’insurgeait contre « les façons dont les normes actuelles en matière d'identification humaine médicolégale rendent un mauvais service aux personnes qui ne correspondent pas clairement au binaire de genre ». La TDTF proposait donc « une approche sexospécifique (gender-expansive approach) de l'identification humaine en passant au peigne fin les bases de données de personnes disparues et non identifiées à la recherche d'indices contextuels tels que le port par les défunts de vêtements culturellement codés pour un sexe autre que celui qui leur a été assigné ».

Aussi, les chercheurs idéologisés, adeptes des thèses de la et de la culture de l’effacement, n’ont pas hésité à ramener le questionnement du non-genre au domaine de l’anthropologie. C’est le cas de la généticienne Jennifer Raff, auteur d’un livre à succès : Origin: A Genetic History of the Americas (février 2022), qui, selon l’anthropologue Elizabeth Weiss – qui subirait actuellement les foudres de l’intolérance et de la discrimination woke au sein de sa propre université d’État de San Jose (Californie) pour ses positions politiquement incorrectes –, tend à confondre science et idéologie, puisqu’elle nous assène, au détour de son exposé, qu'il n'existe « aucune division nette entre les individus physiquement ou génétiquement "mâles" ou "femelles" ».

« En discutant des preuves possibles de restes de chasseuses sur un site au Pérou datant d'il y a 9.000 anscommente Elizabeth Weiss, Raff affirme que nous n'avons aucune idée si la femme biologique en question s'était considérée comme une femme ou si elle se serait vue comme appartenant à une quelque autre catégorie, puisque les cultures indigènes ont divers concepts de genre, contrairement à la "dualité imposée par les colonisateurs chrétiens." En écrivant Origin, Raff semble avoir été désireuse de rendre hommage à toutes les orthodoxies progressistes actuelles. »

Dans la même veine de captation mentale, une étudiante canadienne en archéologie, Emma Palladino, plaidait sur Twitter, ce 4 juillet – hasard ? –, pour que cesse l’identification sexuée des restes humains, objectant que « les archéologues qui trouveront un jour vos ossements vous assigneront le même genre que celui que vous aviez à la naissance, donc, que vous soyez en transition ou non, vous ne pouvez pas échapper au sexe qui vous a été assigné. » Signe du grand dérangement des esprits, voici le grand « dé-genre-ment » nord-américain en action. Sa série de tweets a recueilli, depuis, plus de 10.000 retweets et 59.000 likes.

https://twitter.com/dinahbrand2/status/1549058560767979520?s=20&t=lzA_MXKYd0EBAjyReiVQdg

Entre les actions « résistantes » de certains universitaires courageux face à la déferlante névrotique et la vague d’aliénation mentale qui submerge la rationalité de l’Occident, qui l’emportera ? L'année dernière, des chercheurs finlandais et allemands contaminés ont avancé que des restes découverts en Finlande, entourés d’une épée et de bijoux, et datés de 1050 à 1300 après J.-C., pourraient appartenir à une personne non binaire ! Y aurait-il quelque chose de pourri dans nos royaumes de l’Inversion ?

Exemples terrifiants, en tout cas, de la lutte acharnée de deux visions de notre avenir spirituel dont le sort se joue certainement dans les cénacles du « Nouveau Monde » !

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31 juillet 2022

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