Des djihadistes parmi les migrants entrés en Espagne ?
Les images paraissaient irréelles. Des colonnes humaines avançant sur les plages, des hommes escaladant les clôtures, d’autres contournant la frontière à la nage : en quelques heures, ce jeudi 30 juillet 2026, Ceuta a été littéralement envahie. Les premières estimations faisaient état de 50.000 à 60.000 entrées forcées. Mardi, le ministre de l’Intérieur espagnol, Fernando Grande-Marlaska, a finalement avancé le chiffre vertigineux de 72.000 clandestins. Presque l’équivalent de la population de ce petit territoire espagnol situé sur la côte marocaine.
Parece una escena de el señor de los anillos pic.twitter.com/NOH0LlcbE0
— Anti Hacienda (@antihacienda) July 30, 2026
Face à une telle offensive, policiers, gardes civils et militaires ont rapidement été débordés. Madrid assure, aujourd’hui, avoir repris le contrôle de la situation, mais le réel semble être plus contrasté : le gouvernement local de Ceuta estimait encore, en début de semaine, que 3.000 à 5.000 clandestins circuleraient librement dans la ville, dont plusieurs individus particulièrement dangereux.
Une dizaine de djihadistes déjà repérés
L’inquiétude européenne est pleinement justifiée. Dans son édition espagnole, Euronews rapporte que plusieurs personnes visées par des enquêtes liées au djihadisme auraient été repérées parmi les fameux « migrants ». Le média européen précise avoir sollicité le ministère de l’Intérieur, la police nationale et la Guardia Civil sans obtenir, pour l’heure, de confirmation officielle. The Objective affirme, lui aussi, que les services antiterroristes auraient reconnu plusieurs individus déjà connus de la Justice espagnole en examinant les images enregistrées à la frontière. Ces hommes auraient été arrêtés et condamnés en Espagne pour des activités liées au djihadisme, avant d’être expulsés vers le Maroc. Ils auraient donc profité du chaos pour revenir sur le territoire européen. Plus précis, le quotidien El Español rapporte que la police nationale et la Guardia Civil auraient déjà identifié « au moins une dizaine » de profils de ce type. Les agents continueraient à passer au crible les vidéos de surveillance, les images des télévisions et les séquences publiées sur les réseaux sociaux. Ils s’attendraient donc à y croiser d’autres visages connus.
🔴 Policía y Guardia Civil detectan a "una decena" de expulsados de España por yihadismo entre los invasores de Ceuta
✍️ @BraisCedeira https://t.co/GXmlyjA8Ni
— EL ESPAÑOL (@elespanolcom) August 4, 2026
Laura García, porte-parole de Jupol, syndicat de la police nationale, a publiquement accrédité cette hypothèse. « Il est possible qu’une dizaine de djihadistes soient entrés », a-t-elle déclaré, sur esRadio. D’après elle, il s’agirait de terroristes « déjà condamnés en Espagne et expulsés vers le Maroc », actuellement recherchés par les forces de sécurité. « Laisser nos frontières ouvertes, c'est laisser entrer chez nous des ennemis de notre civilisation : la brèche ouverte à Ceuta par la naïveté de la gauche est une brèche dans la sécurité de tous les Européens », a réagi, sur X, Jordan Bardella.
Le précédent sanglant de 2015
Le scénario n’aurait malheureusement rien d’inédit. Lors de la crise migratoire de 2015, l’État islamique avait déjà utilisé les immenses mouvements de population vers l’Europe pour y introduire plusieurs de ses hommes. Deux kamikazes avaient débarqué sur l’île grecque de Leros, mêlés à près de 200 migrants. Munis de faux passeports syriens, ils avaient ensuite suivi la route des Balkans avant de rejoindre le commando du 13 novembre.
Rappel : 8 terroristes (sur les 10) des attentats du 13 Novembre 2015 ont profité de la « route des migrants » pour entrer en Europe. https://t.co/tD7BXkoNPb pic.twitter.com/967bKxArZR
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 13, 2024
D’autres membres de la cellule terroriste avaient également emprunté, à différents moments, les routes migratoires depuis la Syrie. L’infiltration de djihadistes parmi les migrants n’est donc ni une hypothèse d’école ni une lubie complotiste : Daech l’a déjà fait, avec les conséquences que l’on sait.
Un « fantasme » devenu réalité
À l’été 2015, pourtant, une grande partie de la presse française s’était appliquée à tourner cette menace en dérision. Libération assurait que Daech n’utilisait pas les flux migratoires pour pénétrer en Europe. TF1 Info parlait d’une « intox », tandis que L’Obs dénonçait un « chiffon rouge » agité par l’extrême droite. France Inter avait même titré sur « le fantasme de l’infiltration terroriste ». Quelques mois plus tard, deux faux réfugiés se faisaient exploser aux abords du Stade de France. La radio publique finit par modifier discrètement son titre et plusieurs rédactions reconnurent, bien après les faits, s’être trompées.
Mais je veux dénoncer ici maquillage réalisé par @franceinter sur un article qui donne tort à ses journalistes pic.twitter.com/PvkEVAe20j
— Christian Estrosi (@cestrosi) November 16, 2015
Les informations provenant aujourd’hui de Ceuta restent à confirmer, mais l’expérience de 2015 devrait au moins avoir enseigné une règle élémentaire : lorsqu’une frontière cède devant des dizaines de milliers d’inconnus, envisager que des terroristes puissent se glisser dans la foule ne relève plus seulement du bon sens. Cela relève aussi du plus élémentaire principe de précaution.
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23 commentaires
nous avons un exemple avec les Troyens et le fameux de Troie.
Vraiment des djihadistes ? Ou ça, comment ? Dormez tranquilles, braves gens, notre ministre veille : « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. » Quant à mes ennemis, je m’en charge.
C’est évident , depuis toujours , dans les hordes migratoires qu’on accueille les yeux fermés , il y a des petits soldats du califats , nos gouvernants ont oublié leur première mission , assurer la sécurité de leur population .
Ils n’ont pas oublié. Ils sont complices. A ce stade il n’y a plus de doute.
les mineurs doivent être renvoyés dans leurs familles
Et oui… si on est logique et si on le veut. Mais le veulent-ils ? …
Non nous ont a choisi de faire venir les familles cela s’appelle le regroupement familial
Nos n’avons pas assez de djadistes chez nous , il faut encore en importer .
Oups ! Ca, c’est une surprise… Encore un bien gros « cheval de Troie » et comme d’hab ce sera la faute à…. personne.
L’occasion est trop belle, ils auraient eu tord de se gêner. Ça paraît une évidence que parmi ces baigneurs venus du Maroc et autres transitaires par ce pays que des djihadisites se soient mêlés à cette traversée historique.
Ça paraît tellement évident, noyés dans la masse c’est très facile de passer et comme par hasard ils ne font pas partie des 70 000 qui sont « spontanément » repartis au Maroc. Quel angélisme de croire que le Maroc n’est pour rien dans cette invasion de Ceuta. Les émigrants font partie de sa politique étrangère, tout comme le cannabis d’ailleurs.
L’ article omet les 867 mineurs isolés qui vont être transférer vers le continent.
Car a Ceuta il y a que 27 places pour les mineurs
@vert100 … transférés … à …. il n’y a …. c’est mieux ainsi
CCCHHHUUUTTT ! … Tassin est « en planque » ! …
« Ils ne passeront pas ! … »
72 000 marocains sortis du territoire ça passe inaperçu au Maroc, des djihadistes dans le tas étonnant non !
L’évidence tue…
Sauf pour Nunez bien sûr qui lui n’y voit que l’ingérence étrangère. De qui … Mais dès russes bien évidemment. Pourquoi n’y avons nous pas pensé. Serions nous bêtes a ce point ?
J’avais cru comprendre qu’on les faisait venir en France pour mieux les surveiller. Ils n’ont aucune raison de se cacher, au contraire.
72000 personnes et les services de police et de répression marocains ne seraient pas au courant. A qui veut-on faire croire cela ? Quant à Nuñez, le principe de Peter lui va comme un gant, le premier degré d’incompétence.
Ils seraient bien bêtes de ne pas profiter de l’aubaine, les djihadistes.!