Des coiffeuses afro victimes de « traite des êtres humains » régularisées d’office
En grève depuis le 3 mars dernier, treize salariées d’un salon de coiffure afro du Xe arrondissement de Paris, dont neuf sans titre de séjour, dénonçaient leurs conditions de travail indignes. Reconnues victimes de « traite des êtres humains », la préfecture de police de Paris vient de leur délivrer des titres de séjour.
Des zones de non-droit du travail
C’est un fait tout connu, le quartier du Château d’Eau, dans le Xe arrondissement de Paris, est dévolu aux coiffeurs et boutiques de cosmétiques afro. D’où son nom de « Champs-Élysées black ». Certes, la gentrification du quartier allant bon train, les bobos qui remontent du canal Saint-Martin gagnent du terrain, mais les rabatteurs sont toujours à la sortie du métro et les boutiques déversent leur trop-plein de clientèle sur les trottoirs.
À l’intérieur de ces commerces ethniques – comme chez les Chinois de Belleville, les Pakistanais de la gare de l’Est ou les Africains de Château Rouge –, on est peu regardant sur le droit du travail. Et pourquoi le serait-on, puisque l’administration française semble s’en désintéresser ? Il suffit en effet (d’essayer) de circuler, un samedi, dans la rue du Château-d’Eau, pour constater combien les questions d’hygiène, même, semblent le plus souvent ignorées.
En avril, les treize grévistes du 65 boulevard de Strasbourg s’étaient confiées à Mediapart, dénonçant leurs conditions de travail inhumaines : pas de congés (deux ont failli accoucher sur place), des journées de travail jusqu’à 23 heures, pas d’aération dans la boutique alors qu’elles utilisent des produits toxiques, le racket de 250 euros par mois pour des cotisations qui n’ont jamais été versées à l’URSSAF et, pour finir, des salaires impayés. L’une des employées, arrivée de Côte d’Ivoire en 2018, se rapproche alors de la CGT qui va prendre l’affaire en main. Avec succès.
Qui sont ces esclavagistes ?
Soudainement, l’inspection du travail, la police et l’URSSAF se sont réveillées. La préfecture a suivi. L’avocat de la CGT, Me Cessieux, a en effet obtenu que soit retenue la qualification du dossier pour « traite d’êtres humains ». Un classement qui permet d’obtenir, de droit, un titre de séjour temporaire tant que dure la procédure pénale et, en cas de condamnation définitive de l’employeur, une carte de résidence d’une durée de dix ans.
C’est ainsi que, ce mardi 19 mai, les neuf travailleuses sans papiers ont obtenu de la préfecture de Paris leur titre de séjour. Reste un point que ni Mediapart, ni Radio France dans son compte rendu, ni la CGT n’ont envie d’aborder : qui sont les propriétaires de ces commerces, exploiteurs d’êtres humains ?
C’est une question étrangement sans réponse. Qu’il s’agisse de marchands de sommeil ou, dans le cas présent, d’esclavagistes, on préfère ne pas la poser. Et pour cause : cela se fait généralement au sein de la communauté. Les données du ministère de l’Intérieur en témoignent, le laxisme français en matière d’immigration nuit, d’abord, aux immigrés eux-mêmes. Deal de drogue, prostitution, exploitation sous toutes ses formes… c’est le chantage au séjour qui fait la loi.
Hélas, si elle apparaît comme une justice élémentaire pour ces femmes exploitées, la régularisation automatique des neuf coiffeuses du boulevard de Strasbourg est en réalité une incitation aussi bien à l’esclavage qu’au séjour irrégulier.
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48 commentaires
Donc il y a des coiffeuses au chômage mais on les y laisse et on valide des gens hors la loi?
Sinon où est Taubira, la spécialiste de l’esclavagisme pour dénoncer justement des esclavagistes?ha oui j’oubliais, seul l’esclavagisme passé pratiqué par des blancs est mal, un esclavagisme présent pratiqué par des noirs doit être ignoré
Bel exemple de la bêtise de gauche
Traite d’êtres humains… dites-moi : n’est-ce pas un autre nom pour l’esclavagisme ? Plutôt que s’intéresser au Code noir de Colbert, n’y a-t-il pas là une belle occasion de démanteler enfin les modernes trafics d’esclaves qui persistent entre africains ?
Normalement auraient dû être expulsées , encore une assoc qui les a défendu payée par nos impôts etanti-France , vivement 2027 , et si elle n’ont qu’une carte de séjour , il faudra leur supprimer et les expulser , il faut nettoyer notre pays puissance 1000
13 salariées. Le patron a peut être un peu exagéré. Il ne faudrait pas tomber dans la superstition.
Ce n’était probablement pas un simple salon de coiffure, ou bien on y coupait les cheveux en quatre 24h/24h, ou bien il devait y avoir de bien longs canapés pour attendre son tour.
Et pourquoi on ne renvoie pas tout ce petit monde dans leur pays ?
C est la meilleure des solutions. De toute manière ces gens s exploitent entre eux.
La régularisation est en effet une justice élémentaire. Il n’ aurait plus manquer que ces victimes soient renvoyées illico, s’en attendre la fin judiciaire, contr leur gré au pays qu’elles avaient fui. Cet exemple permettra à d’autres victimes de parler et de lever l’omerta. Les esclavagistes devraient être condamnés quelque soit leur origine. S’il y a en plus du racisme c’est éventuellement un facteur aggravant.
Les esclavagistes étrangers mériteront d’etre expulsés en priorité. S’ils sont français il faudrait songer à rétablir le bagne pour eux. Si on n’arrive pas à faire des prisons en France, c’est peut être possible en Côte d’Ivoire ?
L’esclavage n’est pas aboli pour tout le monde . Par qui est il pratiqué ?
Merci pour ces très bonnes observations, votre analyse est parfaite. Elle réfute en grande partie la thèse de ce pauvre Hakim el Karoui (dans l’ouvrage « SANS EUX » truffé d’arguments bidon et plein de mépris dont il est co-auteur) qui ne cesse de se compromettre avec la macronie.
Quand des étrangers en situation irrégulière travaillent et en plus se mettent en grève la seule réponse est l’expulsion et la prison pour ceux qui les embauchent. Mais la France marche à l’envers et régularisent à tour de bras.
Récompensées pour être entrées illégalement en France. De plus deux d’entre elles n’ont pas perdu de temps puisqu’elles ont accouché de deux petits Français.
Elles ont un diplôme de coiffure ? …
Et toute la paperasse imposée aux salons de coiffure ? … Est ce qu’elles sont capables de remplir un CERFA ? …
Elles devraient remercier leurs employeurs. De vraies ingrates.
Le coupable c’est la paperasse.
En effet
J’ai des doutes…
Aux USA cela aurait été prison pour le responsable de la traite et 9 personnes renvoyées au pays. Après on s’étonne que la France soit la risée du monde, que notre société s’effondre ?
Tout à fait d’accord ! Surtout pour un commerce inutile.
La société aux USA se porte comme un charme, il paraît.
Idem
Et une nouvelle filière juridique de régularisation, bizarre que le Conseil constitutionnel ne s’en soit pas aperçu ! Pendant ce temps, Nicolas bosse et paie toujours plus d’impôts !
Le conseil constitutionnel va certainement refuser ces régularisations ….
Que font nos chers inspecteurs du travail si prompts à verbaliser le 1r mai les boulangers… là c’est encore la France et Nicolas car je ne vois pas en quoi la régularisation résoudre le problème. Les lois ne sont pas appliquer et ceux chargés de les faire appliquer ne font pas leur travail. Comme d’habitude.
La régularisation ne résoudra pas le problème. En plus, avec leurs papiers elles vont travailler avec un salaire offficiel, ce que leurs potentiels ( potentiel,… susceptible de potence ?) patrons n’assumeront pas et elles vont se trouver dans la rue en France alors qu’il fallait les ramener au pays. Ah, quand les maboules dirigent un pays, c’est du lourd!
Dites vous aux Émirats arabes Unis.
Un commerçant qui emploi un clandestin, généralement un ancien employé ayant un visa non renouvelé.
Le clandestin sera explusé, et si le patron est lui même un étranger.
Les 2 se verront explusés.
Il faut un minimum de courage pour les expulser ce que nos dirigeants n’ont pas.
Ainsi il n’ y a plus d’esclavage aux Emirats arabes unis ?
La France doit sortir de l’UE et suivre le modèle arabe ?
Oui, mais la gauche n’a pas son mot à dire aux Émirats!