Editoriaux - Justice - Religion - 1 avril 2018

Pas de tombe pour Lakdim

Comme cela est arrivé pour Merah, une polémique est née concernant le lieu où devrait être enterré Lakdim. Ni les habitants de Trèbes ni ceux de Carcassonne ne veulent de son corps dans leurs cimetières. On le comprend, et on comprend que personne ne souhaite le voir reposer dans la même terre que ses parents, ses ancêtres, sa famille. Personne ne souhaite, non plus, que sa ville devienne un lieu de ralliement pour des émules.

Certes, même un ennemi mort a droit au respect de sa dépouille et de nombreux cimetières français accueillent les tombes de soldats allemands tombés sur notre sol. Mais il s’agissait de conflits entre pays et aucun de ces soldats ne souhaitait la disparition de la France. Les islamistes, si. Leur combat n’est pas pour la liberté, comme celui de certains peuples opprimés : ils sont libres d’exercer leur religion. Il n’est pas pour lutter contre une injustice : la France les accueille, les soigne, les instruit, leur accorde même généreusement – parfois trop généreusement – la nationalité. Leur combat n’est pas même un combat : ils tuent des civils désarmés, des femmes, des vieillards, des enfants. Pourquoi donc faudrait-il respecter leur cadavre ?

On invoquera sans doute Antigone. Mais s’il faut être Antigone avec les siens, nous devons être Créon avec nos ennemis mortels. Il en va de la survie de notre patrie.

Aucun assassin islamiste ne devrait avoir l’honneur de reposer dans la terre qu’il a souillée. Une solution pour éviter tout « pèlerinage », envisagée déjà sans doute par certains, tient en deux mots : incinération, dispersion. Que ceux qui seraient tentés de les imiter sachent qu’il n’y aura pas de tombe sur laquelle leurs proches pourraient se recueillir.

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