En évoquant « une bombe à retardement djihadiste » en Bosnie qui « fait tic-tac à côté de la Croatie », , commentateur inactif de l’actualité internationale, a lancé un pavé dans le marigot européen.

Il a raison sur le fond mais néglige l’ampleur du danger en le cantonnant à la Bosnie. Car le processus de « balkanisation » de la France, par fragmentation et division interne, crée les conditions d’une même guerre civile qui a causé cent mille morts entre 1991 et 1995. Depuis, le s’est installé sur cette faille bosniaque qui a inspiré à Vladimir Volkoff le profond roman historique La Crevasse.

Laissera-t-on les mêmes causes produire les mêmes effets ?

Dans les faits, le « tunnel de Sarajevo », construit alors par les Bosniaques sous l’aéroport en trompant la vigilance de l’ONU, a depuis été prolongé par les réseaux islamistes pour se ramifier insidieusement en , trompant la vigilance de l’Union européenne. La technique de survie a fait place à une stratégie de conquête par voie de guerre souterraine, comme l’ont fait, par analogie, les tunneliers australiens, en juin 1917, pour ensevelir l’ennemi d’alors sous la colline 60 d’Ypres, prélude à la bataille victorieuse de Messines. Cent ans après, l’ennemi prend ses ordres à Médine, deuxième ville sainte de l’islam.

Or, du fait d’un fourvoiement , deux facteurs communs, démographique et idéologique, préparent en France et ailleurs en Europe une réplique en chaîne de la déflagration bosniaque.

Avant la guerre de Bosnie, des affrontements intercommunautaires semblaient inconcevables dans un pays où se côtoyaient tous les cultes : Serbes orthodoxes (54 %), Bosniaques musulmans (28 %), Croates catholiques (10 %) et autres israélites. À l’époque, 40 % des familles bosniennes étaient de confessions mixtes. Imprégné de culture locale, l’islam y était tempéré et respectueux des autres. Le nationalisme, dénoncé à tort comme la cause de la guerre à venir, a été en réalité la conséquence d’un déséquilibre démographique exploité par des intellectuels et des politiciens comme le futur président Alija Izetbegović – dont le fils et héritier politique vient de confier la Bosnie à la protection turque. C’est ainsi qu’on a vu s’entre-tuer des membres de mêmes familles. Or, le déni français du risque d’implosion lié au déséquilibre communautaire, par une immigration non maîtrisée et une politique publique antifamiliale, porte aussi les germes d’une guerre civile fratricide difficilement imaginable aujourd’hui.

Pendant la guerre, Izetbegović a bénéficié du soutien inconditionnel de la communauté internationale, complice à l’occasion de crimes contre l’humanité. Les pays islamiques du Golfe, d’Iran, de Turquie, ont envoyé des volontaires fanatisés prêts à toutes les sauvageries. Des largages aériens clandestins et des ONG pseudo-humanitaires ont acheminé des armes, des matériels et de la nourriture, moyennant l’adoption de pratiques plus conformes à la charia. Les femmes bosniaques ont d’abord simulé le port du voile pour survivre, puis cette guerre d’usure a amené la population à s’islamiser plus visiblement, sinon plus sincèrement ; des étrangers ont fait souche et s’entraînent, depuis, à des modes d’action terroriste pour pousser les « mécréants » à la faute. Or, les provocations orchestrées auxquelles on assiste, en France, participent de la même stratégie. Au moindre incident, des militants éructent dans la rue et lancent des fatwas criminelles via des réseaux asociaux pour crédibiliser la thèse victimaire d’une imaginaire, alors que la communauté musulmane est infiniment plus libre en France que dans ses pays d’origine. Sinon, elle y retournerait.

Souhaitons qu’une majorité d’électeurs français entendent raison et exigent de leurs représentants une politique lucide et courageuse d’immigration choisie, assortie d’une incitative pour les Français de culture, de souche ou d’adoption.

18 novembre 2019

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