Darmanin, le non-candidat
On connaît la prétention d’Emmanuel Macron à inscrire ses petits petons dans les pas de géant du général de Gaulle. En 2018 – on a déjà oublié cette histoire –, il avait même fait modifier les symboles de la République en y ajoutant la croix de Lorraine sous prétexte que durant son quinquennat, on commémorerait les 80 ans de l’appel du 18 juin et les 60 ans de la mort du fondateur de la Ve République. Un an plus tard, il montait d'un cran en décidant de passer seul les troupes en revue, ce qu'un de Gaulle n'aurait jamais osé faire. À part ça, évidemment, Emmanuel Macron a échoué sur toute la ligne.
La liste des prétendants : un cabinet de curiosités
Si, peut-être, autre chose : le trop-plein de candidats à sa succession. On se souvient de cette phrase de Charles de Gaulle, lors d’une conférence de presse, le 15 mai 1962, dans laquelle il évoquait cet événement que serait sa disparition : « Ce qui est à redouter, à mon sens, après l'événement dont je parle, ce n'est pas le vide politique, c'est plutôt le trop-plein ! » Car, effectivement, c’est le trop-plein, pour 2027. Du jamais-vu. On ne va pas faire, ici, la liste de celles et ceux, très nombreux et nombreuses, du « bloc central » qui prétendent ou font semblant, aujourd’hui, de prétendre succéder à Emmanuel Macron. Une sorte de cabinet de curiosités et d’incongruités assez distrayant.
C’est pourquoi, sans doute, Gérald Darmanin, qui est tout sauf sot, a décidé de se distinguer en annonçant sa non-candidature à la présidence de la République. On connaissait les non-anniversaires au pays merveilleux d’Alice. On a entendu parler de ces endroits insolites où Napoléon n’est jamais allé, de ces objets qu’il n’a jamais utilisés ou encore de ces femmes qu’il n’a jamais rencontrées. Désormais, on aura la non-candidature de Gérald Darmanin à la présidence de la République en 2027 (ce qui ne ferme, bien sûr, aucune porte pour 2032...). Autrement plus « sioux » que les minaudages d’une Braun-Pivet affirmant qu’elle ne s’interdit rien, parce que, notamment, elle est une femme, alors qu’elle sait très bien (ou alors c’est à désespérer de l’intelligence humaine) que ses chances sont égales à celles de Gérard Larcher d’emporter le marathon de Paris.
Macron invisibilisé
Cette non-candidature, Darmanin la justifie chez nos confrères de La Voix du Nord : « pour ne pas ajouter de la division ». On pense à cette phrase de Me Folace, dans Les Tontons flingueurs : « Quand le lion est mort, les chacals se disputent l’empire. On ne peut pas leur en demander plus qu’aux fils de Charlemagne. » Le « lion » n’est pas tout à fait mort, puisqu'il bouge et parle encore, mais il faut dire que les chacals y vont à pleines dents.
Alors, Darmanin a fait son choix : ça sera Édouard Philippe. Le tropisme des anciens LR, sans doute. En tout cas, un ralliement qualifié de... « non-événement » par la députée au Parlement européen Céline Imart et vice-présidente de LR. Et Darmanin de s'expliquer : « J’ai un esprit de loyauté et Édouard Philippe est celui qui m’a permis d’être ministre, et je peux assurer que c’est un homme qui a des qualités d’homme d’État, qu’il a l’expérience du pouvoir, et, par ailleurs, c’est le mieux placé. » Disons que c’est surtout parce que Philippe est le mieux placé. Philippe, celui qui a permis à Darmanin d’être ministre ? Une telle loyauté a de quoi vous tirer des larmes. Comme si ce n’était pas Macron qui avait décidé, en 2017, qui serait ministre… Un Macron, tout comme son bilan – leur bilan –, qu’un Darmanin, ministre depuis dix ans (sauf deux mois, en 2024 !) a intérêt, tout comme Philippe, à invisibiliser. Si, à Dieu ne plaise, Philippe venait à entrer à l’Élysée en 2027, Darmanin se verrait-il à Matignon ? Pour cela, il faudra éviter la non-élection de Philippe.
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117 commentaires
Quelle déception ! c’est le seul Ministre capable dans ce gouvernement et qui aura tenté de faire quelque chose malgré l’obstruction permanente de Macron. Mais là, mes bras tombent, se ralier à ce Philippe quelle lamentable erreur.
Il n’a pas un esprit de loyauté, il est seulement pragmatique et c’est sa carrière qu’il gère, en effet avec trop de candidats il a peu des chances, mais s’il fait un deal avec Philippe pour être premier ministre ça arrange tout le monde Philippe qui se débarrasse d’Attal et lui choisit Philippe parce que dans les sondage Philippe est bien placé, ce n’est que de la stratégie, mais on trouve ça chez tous les transfuges et comme il est jeune il a le temps d’être président. Si Retailleau avait été bien placé il serait retourné chez LR c’est tout, c’est la politique, c’est pour ça qu’on a confiance en eux.
Prudence prudence ,on va laisser passer un peu de temps pour faire oublier la participation à la « macronie »
E. Philippe avait soutenu un PCF dans sa région.En se rapprochant de lui,Darmanin confirme son ancrage au centre gauche,héritage de l’UMPS Chirac ,lequel distribuait l’Humanité dans sa jeunesse.Damanin s’était aussi distingué par sa célérité à dissoudre Génération Identitaire.
Depuis l’assassinat de la petite Lyhanna qui a montré les dysfonctionnements de la justice, le ministre de la Justice était de toutes façons mort politiquement.
Philippe est le candidat des médias, mais nous, le peuple, n’en voulons pas ! Darmanin, atteint de myopie sélective, a donc choisi le mauvais cheval..Quant au trop plein politique, il s’explique fort bien…Macron l’imposteur a tellement abaissé la fonction que nombre de postulants se sentent pousser des ailes, illustrant à merveille l’adage que l’on prête à Talleyrand, le diable boiteux, » Quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console « .
C’est une excellente nouvelle qui démontre deux failles de Darmanin.
1) ce type a toujours mené sa stratégie, non pas dans l’intérêt du pays et des Français, mais dans l’intérêt de sa personne, aller là ou la gamelle est mieux garnie.
2) il offre un boulet magistral a Philippe comme si,
Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-Francois Copé, bientôt, Xavier Bertrand et Bruno Retailleau, n’étaient pas assez handicapant.
Ancien adhérent IMP puis LR, je fuis tous ces rats ,je ne supporte plus leur fourberies, leurs félonies, leurs trahisons.
Et a écouter mon entourage je ne suis pas la seul
Pas d’accord avec Guyab sur son point 2 : au contraire, Darmanin consolide la candidature de Philippe, notamment face à Attal, et renforce ses chances de figurer au second tour. Il devient alors un réel danger pour le RN.
On reprend les mêmes et on recommence. Ils ne manquent pas de souffle ces incapables.
Oui au Edouard Philippe un macron no 2 et puis il y a aussi les autres caïds comme le vauquiez le Copé le Bertrand et puis les autres que dles bons copains
La seule bonne nouvelle, il n’est pas candidat, qu’il souhaite aider E Philippe n’est pas un scoop pour moi , ça va dans la continuité, E Philippe ce serait pas mieux que Macron, ne pas oublier ses ‘états de service comme premier ministre , ce n’est pas génial ni glorieux
« Ils sont trop mûrs et bons pour des goujats » dirent-ils plutôt que de se plaindre.
Nous constatons avec cette décision que nos grands hommes politiques se fichent pas mal de l’avenir du pays. Seul leur intérêt compte.
Grands hommes dites vous !!
Même pas une once de lucidité, notre pays est tombé bien bas, vraiment une bande de ….pieds nickelés.
Ils ne seront pas trop de deux à porter le fardeau de 10 ans de macronisme, et il serait même bon que le gentil Gabby les rejoignent pour assumer ses responsabilités dans ce désastre français !
Philippe, Darmanin, Attal le triumvirat des incapables macronistes !!!!
un macroniste dans toute sa splandeur!