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Coronavirus - Editoriaux - International - Santé - 26 février 2020

Coronavirus en Italie : la faute au « progressisme » du gouvernement

Beaucoup se demandent pourquoi l’ est devenue la porte d’entrée du coronavirus en Europe alors que la péninsule s’est équipée très rapidement de caméras thermiques pour repérer les personnes fiévreuses débarquant aux aéroports. L’explication est très simple : c’est la faute directe, pleine et entière du « progressisme » du gouvernement Conte. Et probablement aussi de ses manœuvres politicardes.

Revenons aux faits : le gouvernement Conte a cru bon de refuser catégoriquement les propositions de mises en quarantaine des voyageurs venant d’Asie. Pourquoi donc ? Parce que ces propositions étaient formulées, à cor et à cri par Matteo Salvini, qu’il est désormais de bon ton de récuser en toute circonstance, un peu comme on le fait en France avec Marine Le Pen. D’autant que ce même Premier ministre et ce même gouvernement collaboraient, il y a quelques mois à peine, avec l’« affreuse » Lega de l’« ignoble » Salvini : il lui faut, à présent, donner des gages de sa décontamination du virus populiste…

Comment donc justifier, aux yeux de la population, ce refus catégorique de la quarantaine ? Il ne fallait surtout pas ostraciser les Asiatiques, les désigner à la vindicte. Résultat : ce sont, à présent, les habitants de Codogno, de treize communes de Lombardie, Vénétie, Toscane qui sont désormais ostracisés, assignés à résidence, isolés du reste du monde. Et, au-delà d’eux, tous les Italiens qui voyagent à l’étranger. Merci, Messieurs Conte, Di Maio et tous les autres membres de cette coalition TSS (tout sauf Salvini), qu’il faudrait rebaptiser TSI (tout sauf les Italiens) ou alors TSB (tout sauf le bon sens). Une fois de plus, les faits démontrent l’absurdité de la moraline progressiste. Ce cas d’espèce est même une métaphore des dangers du progressisme, qui préfère laisser circuler librement des personnes contaminées au motif que ce serait une grave entorse à l’égalitarisme que de cerner des populations à risque : une sorte de délit de faciès rapporté à la médecine…

Moralité : face à l’égalitarisme, même le fameux principe de précaution ne vaut plus rien, et encore moins la vie et la santé des populations. Si seulement cet épisode pouvait ouvrir les yeux des Italiens et accélérer la chute de ce gouvernement, on pourrait au moins trouver un bienfait à cette épidémie.

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