Menacée par des arrivées de citadins, durant cette période de « vacances » et de week-end pascal, la ville de Sète, déjà très confinée naturellement, a dû prendre des mesures particulières. La plus draconienne fut celle, décidée par le maire, d’interdire les entrées de non-résidents permanents dans la ville après le constat de mouvements importants dans les locaux de séjour saisonnier, résidences secondaires et les magasins d’alimentation. Mesure prise le vendredi 10 au soir, mais immédiatement invalidée par le préfet de département.

Le promeneur solitaire et un tantinet curieux, dûment autorisé par son attestation horaire, pouvait constater, sur les plaques d’immatriculation de nombreux véhicules stationnés ou roulants, des numéros de départements très exotiques.

Mais beaucoup plus grave et objectif, c’est l’hôpital local qui a vu, soudain, une augmentation des personnes malades. Jusqu’alors maîtrisant le besoin de soins, les capacités d’accueil sont devenues limitées voire saturées.

C’est d’ailleurs l’intervention de la directrice de l’établissement hospitalier qui a déclenché le processus local d’autoprotection, logique et tout à fait conforme avec la règle du « chez soi ».

Nonobstant le refus préfectoral de blocage total des accès à la cité, les contrôles routiers ont été maintenus par les polices nationale et municipale pour filtrer les entrées selon le protocole national autorisé.

Pour mémoire, à cette époque précise aurait dû avoir lieu « Escale à Sète », grand rassemblement de voiliers anciens qui, tous les deux ans, attire des milliers de visiteurs… Annulé avec anticipation, bien sûr !

11 avril 2020

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