Complice de l’assassin de Samuel Paty, il est retrouvé au parc Astérix
C’est une nouvelle bien lourde qui est tombée, en cette veille de rentrée scolaire pour le corps enseignant français. Ce lundi 31 août, Le Parisien révélait que l’homme condamné pour avoir aidé le meurtrier de Samuel Paty à se procurer l’arme ayant servi à décapiter l’enseignant était à nouveau jugé pour avoir violé son obligation d’assignation à résidence afin de se rendre… au parc Astérix.
Condamné pour « association de malfaiteurs »
Azim Epsirkhanov avait pourtant été condamné en mars dernier, lors du procès en appel de l’attentat de Conflans-Sainte-Honorine, à sept années de réclusion criminelle et à une obligation de quitter le territoire français (OQTF) pour « association de malfaiteurs » dans la cabale islamiste d’octobre 2020 qui avait coûté la vie au professeur d’histoire.
Libéré en avril 2026, le Tchétchène était assigné à résidence au domicile de sa compagne, dans les Hauts-de-Seine, où il devait attendre l’application de son OQTF, contre laquelle il a déposé une requête auprès du tribunal administratif, sous prétexte de craindre d’être envoyé sur le front ukrainien à son arrivée en Russie.
Mais lundi, le tribunal de Senlis jugeait le complice d’Abdoullakh Anzorov en comparution immédiate, après qu’il a été interpellé le vendredi 28 août sur le parking du parc d’attractions dans le Val-d’Oise, à l’occasion d’un simple contrôle routier. C’est en entrant son nom dans les logiciels que les gendarmes se sont rendu compte qu’il n’avait aucun droit de s’y trouver.
À la barre, le prévenu s’est défendu en invoquant « une incompréhension, une mauvaise lecture de [s]a part » au sujet de la décision préfectorale qui lui interdisait de quitter le département.
Une assignation à résidence inefficace
Mais si Azim Epsirkhanov a assuré n’avoir « jamais cherché à [s]e soustraire à cette mesure », l’examen de son téléphone indique qu’il a violé son assignation à résidence à huit reprises, « même la nuit ».
Une révélation qui illustre une part de l’inefficacité de ces mesures qui, sans contrôle, ne permettent pas de vérifier le respect des obligations auxquelles sont tenus les justiciables. Car si les gendarmes n’étaient pas tombés sur l’individu lors de leur contrôle routier, jusqu’à quand ce dernier aurait-il bafoué ses obligations ? Aurait-on attendu que l’un des proches de Samuel Paty fasse avec lui une rencontre fortuite ?
« Sans surprise »
« La nausée… mais sans surprise », a commenté le conseil de Mickaëlle Paty, l’une des sœurs du professeur assassiné. Lors du procès en appel de mars dernier, Me Thibault de Montbrial regrettait la requalification en « association de malfaiteurs » des chefs d’accusation visant plusieurs mis en cause, dont l’ami d’enfance du terroriste, Azim Epsirkhanov, condamné en première instance à 16 ans de réclusion criminelle pour « complicité d’assassinat terroriste ».
À ce sujet — Procès Paty : « l’incompréhension » de la famille au-delà de « la vraie victoire de fond »
« De façon inespérée, Epsirkhanov a réussi à convaincre les juges d’appel qu’il ignorait le projet terroriste d’Anzorov malgré de nombreux éléments matériels », commente, auprès de Boulevard Voltaire, l'avocat pénaliste. « Quand on a un peu l’habitude des dossiers impliquant des profils de ce type, on ne peut être surpris de le voir violer allègrement ses obligations judiciaires. Je suis donc consterné mais absolument pas surpris. Seuls les naïfs peuvent l’être par cette nouvelle gifle adressée à la fois à la famille de Samuel Paty mais surtout à la Justice française », tacle Me de Montbrial.
Une réalité en effet très « choquante », pour les proches du professeur. « Il continue à profiter de la vie et à jouir de plaisirs alors que mon frère, lui, ne peut plus. La Justice fait preuve d'une clémence incompréhensible envers cet individu », dénonce, auprès du Figaro, Mickaëlle Paty.
« Quand l’autorité recule à ce point, l’impunité devient la seule règle », a réagi le syndicat de police Alliance, face à cette nouvelle, tandis que la présidente du groupe Rassemblement national à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, a exprimé « l’indignation à la hauteur de cette provocation intolérable envers la famille, les proches et l’ensemble de la communauté éducative encore meurtris par ce crime barbare ». La sénatrice Les Républicains des Bouches-du-Rhône, Valérie Boyer, a de son côté dénoncé le « mépris » à l’égard de Samuel Paty que représente cet « abandon qui sonne comme une nouvelle trahison ».
Azim Epsirkhanov a été condamné à un an d’emprisonnement ferme pour son délit ainsi qu’à une interdiction définitive du territoire français. Si BFM TV indique qu'il s'agit d'une peine non aménageable - ce qui signifie que le condamné demeure aujourd'hui en détention -, il n’est, pour l’heure, pas connu qu’un appel ait été interjeté par le prévenu contre cette nouvelle condamnation.
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48 commentaires
C’est ça la justice française, tous les jours on se rend compte de ses dérives que l’on paie très chères. On ne se gêne pas pour taper sur les honnêtes gens mais les délinquants, les assassins rigolent. Pauvre France.
La justice une fois de plus montrée du doigt… Son quotidien !
Où donc son manque flagrant de jugement s’arrêtera-t-il ?
C’est fou ce que l’on se sent en sécurité !
le cachot me semble la solution jusqu’au au départ effectif
Les magistrats ont perdu, ou plutôt jeté, la boussole « au nom du peuple français » avec laquelle ils doivent rendre la Justice. Cet abandon maladif des victimes et de l’intérêt du peuple français au profit des criminels est devenu insupportable et dangereux.
À vomir…
La France est devenue la jungle…
Il faut le distraire le pauvre chéri. C’est dur la prison, alors quoi ??? C’est normal avec les juges que nous avons qui veulent le bien être des prisonniers pour les « réinserer ??? » dans quoi ??
il faut poser à question à ce juge qui autorise ses sorties..
Qui peut être dupe devant un tel individu ? Qui peut être surpris du non respect de l’assignation à résidence par le complice de l’assassin de Samuel Paty ? Qui ? A part les juges, bien sûr …
Il faut quand même reconnaître qu’Astérix n’est jamais allé au Maroc ou en Algérie ! …
Il a « un peu » snobisé l’Afrique et en même temps à part aller casser le nez du sphinx en Egypte avec son pote Obélix, il n’a pas été très diplomate ! …
donc le PRO islamique a voulu « découvrir » des « gaulois réfractaires » ! …
Ils sont fous ces Gaulois !
« association de malfaiteurs » ??? sauf erreur de ma part, n’est-ce pas ce motif « fourre-tout » qui avait été utilisé pour envoyer Nicolas Sarkozy en prison alors que la justice (avec un petit « j ») n’avait pu fournir absolument aucune preuve d’une quelconque culpabilité !!! Mais il est vrai que Nicolas Sarkozy est de droite et qu’il voulait réformer cette institution profondément malade ! Il était donc forcément « coupable ».
Voir qu’un ancien président soit condamné sur la même incrimination que le complice d’un assassin terroriste a de quoi interpeller.
Mais il est vrai que notre brillante justice nous a habitué à tout et surtout au pire depuis le 10 mai 81 et l’arrivée de Badinter place Vendôme.
Nos juges archi-politisés totalement engoncés dans leurs certitudes et dans un code de procédure pénale qui leur sert de prêt-à-penser ont totalement perdu de vue que le mal absolu existe et que leur rôle est d’en prémunir la société !
Ben quoi ! Y a pas de petit plaisir…entre assassins. Tant qu’à faire, il en profite le gus. Le « je condamne fermement » sans l’enfermement, c’est ça aussi la France.
le sanglier est il « halal » ?????
un sanglier….c’est un cochon !!!
Après la distraction des sorties randonnées, cheval, kayak et bord de mer, des intervilles en cour de prison et même des chambres d’amour en prison, il faut bien continuer à se distraire quand on sort de prison.
On appelle « chambres d’amour » les Unités de vie familiale (UVF), qui sont de petits appartements meublés situés au sein ou à proximité des établissements pénitentiaires. Les détenus peuvent continuer à y entretenir « leurs liens personnels » régulièrement pour une durée de 6 à 72h selon la gentillesse de leur JAP.
Ce gars voulait peut-être « se plonger » dans la « Culture française » en allant dans ce parc d’attraction ? …
QUI, au lendemain de l’élection de Mitterrand en MAI 1981 pouvait imaginer qu’un professeur EN FRANCE allait être décapité par un islamiste ? …
L’Education Nationale et en même temps la Justice ont participé largement à cette décadence sociétale ! … Tous les autres pans ont « suivi » ! …
Les différentes castes se croient « intouchables/indéboulonnables » ! … Qu’ils relisent « BIEN » l’Histoire de FRANCE et seraient bien inspirés à se préparer à « obéir » au peuple qui revendique de plus en plus sa « souveraineté » ! …
Est ce que cette urgence va se concrétiser en MAI 2027 ? ! … « Ca » devient vital ! …
Pour qualifier Mitterrand, le Général utilisait le vieux qualificatif tombé en désuétude « d’arsouille » ! Autrement dit d’escroc ! Ce type c’était le mensonge incarné. Il faut revoir sur Youtube sont interview par Jean-Pierre Elkabach relative au fait de savoir s’il connaissait ou pas René Bousquet. C’est à dire s’il connaissait l’infâme organisateur de la Rafle du Vel d’Hiv. Toutes ses « explications » oiseuses ne furent crues que par des gauchistes. Or sur le net on trouve une photo de la famille Mitterrand déjeunant de manière amicale, à Latche, avec ce même Bousquet. La presse savait cela mais elle l’a pourtant soutenu dans toutes ses campagnes électorales.
Ce qui détruit la France depuis le 10 mai 81 c’est le mensonge et la corruption. Lorsque la justice ne sait plus différencier le bien du mal absolu, un pays sombre dans la barbarie !
Ce qui a détruit la France en 1981 est la prise de pouvoir de la petite bourgeoisie, celle-là même qui avait fait sa crise en mai 68 : classe uniquement intéressée par elle seule et par son fric.
Oh, rien de grave : quand on est condamné à bien pire on peut aller à « l’Aquapark ».
ou aller à l’anniversaire de sa soeur à Mulhouse au plus près de différentes frontières