Ces jeunes qui se vantent de ne pas vouloir d’enfants 

STOP

Vasectomie, ligature des trompes, regret maternel… Sur les réseaux sociaux et dans les médias, les discours sur le non-désir d’enfants ont le vent en poupe. En plein débat sur la réforme des retraites, ce refus de procréer, motivé par des raisons écologiques ou par des intérêts purement personnels, relance le débat de la natalité.

« Je m’appelle Artoise, j’ai 23 ans et je me suis fait ligaturer les trompes parce que je suis sûre et certaine que je ne veux pas d’enfant. » Dans une courte vidéo rapidement devenue virale (deux millions de vues), la jeune femme expose son choix de renoncer à la maternité.

Ce n’est pas la première fois que Konbini, média d’apparence festive et détendue, tend son micro à cette génération d’hommes et de femmes qui refusent de procréer. Déjà début janvier, Théo, jeune trentenaire, expliquait face caméra son choix de s’être fait vasectomiser [méthode de stérilisation masculine, NDLR] : « Je ne veux pas d’enfant et j’avais envie de prendre le relais sur la charge contraceptive. » Un aveu qui rejoint celui de Sereb, trentenaire également, interviewé en 2019 par Konbini. Afin de « limiter son impact environnemental » et de « ne pas imposer cette vie-là à un procréé potentiel », ce technicien du spectacle justifiait sa vasectomie comme un acte militant. Ce renoncement à la parentalité, en apparence marginal, rencontre en réalité un écho de plus en plus important. En septembre 2022, un sondage IFOP pour le magazine Elle révélait ainsi que 30 % des femmes en âge de procréer ne voulaient pas d’enfant.

Vers la stérilisation irréversible

D’un côté, les childfree (ou « sans enfant par choix », en français) renoncent à procréer pour vivre en toute liberté et sans aucune contrainte parentale. Bettina Zourli, auteur de Childfree : Je ne veux pas d’enfant et suivie par 47.000 abonnés sur Instagram, explique ainsi : « Je n’ai jamais imaginé ma vie avec des enfants, car mon tempérament qui a la bougeotte, mes aspirations personnelles et professionnelles ne sont tout simplement pas compatibles avec la maternité. » Comme elle, sur YouTube, de nombreux influenceurs partagent son opinion et assurent que jamais ils n’auront d’enfant. Cette tendance est soutenue par les témoignages de parents qui, quant à eux, semblent regretter d’avoir eu des enfants. Figure française de ce mouvement, Astrid Hurauld de Ligny, mère d’un petit garçon et auteur du Regret maternel, assume dans une vidéo de Konbini (encore une fois) : « Si c’était à refaire, je n’aurais pas d’enfant. »

De l’autre, on trouve les GINK (Green Inclinations, No Kids) qui invoquent l’argument écologique pour rendre plus noble leur refus d’enfant. Conformes au slogan « Si tu aimes les enfants, ne les mets pas au monde, c’est une poubelle », Morgan, serveur d’une vingtaine d’années, explique au micro de « Quotidien »« J’aimerais bien en avoir, mais si l’état de la planète s’améliore. »

Si parmi eux certains se contentent des discours, d’autres, à l’instar d’Artoise, n’hésitent pas à passer à l’acte. La stérilisation (ligature des trompes ou vasectomie), pratique médicale irréversible, prise en charge par la Sécurité sociale, est autorisée en France depuis 2001 à toute personne majeure après un délai de réflexion de quatre mois. Connu sur YouTube pour ses vidéos historiques, Nota Bene (2,2 millions d’abonnés) dévoile ainsi avoir eu recours à la vasectomie, « une opération relativement bénigne », selon ses dires. Comme lui, de nombreux influenceurs partagent sur Instagram les détails de leur opération.

Alors que la France connaît une baisse de la natalité – moins 19.000 naissances entre 2021 et 2022 -, ce discours à mi-chemin entre le féminisme et l’écologie radicale peut inquiéter. Au moment où l’Assemblée nationale débat de la réforme des retraites, plutôt que d’encourager ces postures stériles, il semble urgent de renouer avec une politique démographique ambitieuse. N’en déplaise à Sandrine Rousseau pour qui « le ventre des femmes n’est pas la variable d’ajustement du système des retraites »...

Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

33 commentaires

  1. Il y a évidemment une grosse part égoïsme et d’égocentrisme dans ces témoignages.
    L’avenir de la planète et l’avenir tout cours n’est qu’un odieux et hypocrite prétexte pour légitimer son choix.
    Pour preuve, lors que l’on « souhaite apporter son témoignage », pour faire partager son choix et ce « lourd fardeau »…Celui de l’énorme sentiment de culpabilité qui pèse au fond de soi : Pourvu que je ne sois pas le seul ou la seule, égoïste, centré sur soi et uniquement sur soi, au point de compter sur les enfants de autres pour payer par exemple…ma future retraite le plus tôt possible bien évidemment. Car au final, avoir des enfants est un faux problème. La réalité est ne jamais vouloir partager sa vie, tomber amoureux (se) tout simplement, de quelqu’un moins égocentré qui lui ou elle ne concevrait pas sa vie en couple, sans enfant(s) !

  2. Il ne faut pas s’étonner. Le culte de l’enfant roi, le culte de l’égoïsme, de l’individualisme. La violence et le dérèglement de cette société n’incite pas à procréer. Mais il peut arriver qu’un jour, avec l’âge et la vieillesse, on s’interroge sur le sens de son existence. Et l’on devra se préparer à de longs moments de solitude…

  3. Pauvres jeunes, intoxiqués par la propagande nihiliste des verts. Il ne faut pas qu’ils s’inquiètent, nos enfants et petits-enfants seront là pour payer leurs retraites. Pas besoin du suicide assisté, la bêtise humaine et le mensonge suffisent pour détruire la société.

  4. Comme je les comprends !… S’il fallait résumer la situation de ce pays, ce serait « No Future ! ». Les chrétiens blancs seront d’ici une génération noyés au milieu des musulmans, et alors commenceront les persécutions dont sont déja victimes ceux qui vivent dans les zones de non-droit et n’ont pas le privilège d’avoir été touchés par la grace du prophète. L’économie du pays aura été ruinée par les tripatouillages de Macron et ses successeurs. La désindustrialisation sera pratiquement achevée et les emplois envolés, mis à part de la sous-traitance qui conviendra parfaitement au niveau des diplômes delivrés par l’Education Nationale, et quelques activités de service. C’est la sanction logique pour un électorat qui ne sait pas voter. La France aura vécu. Et vous voulez avoir des enfants là-dedans ? Non, merci !

    • Absolument d’accord avec vous ! Certes, les bobos écolos ne veulent pas d’enfant pour sauver la planète ou pour n’avoir aucune contrainte. Mais dans mon entourage, à une exception près (un jeune couple de catholiques intégristes), les jeunes ne veulent pas d’enfants, leurs parents et leurs grands parents espèrent qu’ils n’en auront pas, vu le monde dans lequel ils devront vivre.

      • C’est quoi un catholique intégriste ?
        Si ils n’observent pas le carême, ils sont moins intégristes qu’un musulman « modéré ».

    • Le nouveau monde fait peur à justes raisons, les français de souche seront minoritaires et destinés à vivre dans une société au milieu de barbares sans éducation hormis celle de la violence or tout parent normal souhaite le bonheur de ses enfants.

    • Eh bien, moi, j’estime que nos enfants doivent faire ce qu’ont fait nos grands parents, à savoir se projeter vers l’avenir, l’à venir, avec l’espérance d’un monde meilleur que leurs propres enfants continueront d’améliorer.

    • C’est indéniable. Qui voudrait imposer à son enfant un avenir qui ressemblera à celui des chrétiens d’Orient ou des blancs d’Afrique du sud ?
      Mais ça n’est que la raison de la minorité la plus maline des couples sans enfants.
      Pour les autres, les véritables raisons sont bien moins honorables.

  5. Il ne faut pas s’inquiéter de la baisse de natalité en France, les migrants vont compenser ce manque et il ne faudra pas se plaindre d’un grand remplacement. En France on veut le beurre, l’argent du beurre et la chemise du fermier pour rester poli. Ensuite, viennent les jérémiades, les plaintes, les faut qu’on, faut que, on devrait etc. Le patriotisme français est en voix de décomposition lente par le fait du chacun pour soi. On le voit pour le phénomène des métiers en tensions qui vont être une ouverture pour les étrangers. Pour avancer dans certains pays les semaines de 40 heures et plus de travail sont effectifs. En France bientôt ce sera des semaines de 40 heures de vacances. L’état d’esprit français est déplorable. CLEMENCEAU disait,  » le travail c’est la Liberté « . Rien a rajouter.

  6. Je comprends et réprouve à la fois.

    Comment peut-on encore avoir l’espoir d’une vie meilleure (que la nôtre) pour une future progéniture dans un pays qui s’effondre ?
    Comment peut-on, également, renoncer si péremptoirement alors que pour d’autres la procréation est un investissement invasif à la CAF ?

    Une sorte de capitulation face à la fatalité.

  7. Tout comme les animaux qui ne se reproduisent que lorsque l’environnement est favorable les jeunes qui vivent dans l’atmosphère actuelle n’ont aucune envie de donner la vie dans une ambiance délétère où il n’y a que des perspectives négatives. Rien de positif en vue avec une société déboussolée et dangereuse des divorces en augmentation et une confusion dans les sexes qui ne favorise en rien un foyer équilibré
    Pour mettre un enfant au monde il faut de la stabilité une certaine sécurité et des perspectives d’existence sinon heureuse du moins apaisantes,. Tout le contraire de ce que nous vivons actuellement.

  8. Il ne veulent pas d’enfants. Ils croient qu’ils vont ainsi sauver le monde…J’y vois plutôt la propagande woke dons son oeuvre destructrice.

  9. Comme je les plains ces femmes . Maman et mamie je ne changerais rien .Quel bonheur d’être entourée d’une famille . Quelle joie de garder mes petits loulous dès qu’on me sollicite nous les mamies sommes gagas devant nos petits qui nous le redent si bien . Par contre dans mon entourage des couples sans enfants s’imaginent , passé un certain âge , que les enfants de leurs frères ou soeurs doivent être à leur disposition parce qu’ils ont perdu en autonomie . Eh bien je leur dit non , vous avez fait un choix assumez le jusqu’au bout , nos enfants ne vous doivent rien .

  10. pas de problème: Ce sont les migrants qui feront des enfants, et ces jeunes sans enfants travailleront pour leur payer des allocs.

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