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Editoriaux - International - Politique - 20 décembre 2019

Ce discours de Bellamy qui en dit long sur Macron, Soros, Malte, la Pologne et la Hongrie

Au Parlement européen, mardi 17 décembre, François-Xavier Bellamy s’attaquait violemment au 1er ministre maltais, Joseph Muscat, et demandait sa démission immédiate. Une telle charge venant d’une personne aussi pondérée que Bellamy peut surprendre, mais elle est justifiée. Surtout elle nous permet d’éclairer la collusion de certains progressistes en Europe.

Le 16 octobre 2017 la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia était assassinée dans l’explosion de son véhicule. Immédiatement, les fils de cette journaliste accusent le 1er ministre de Malte, Joseph Muscat, d’avoir transformé leur pays en « île mafia ». Cette journaliste avait révélé, notamment, que l’épouse de Muscat avait ouvert un compte au Panama pour y abriter des pots-de-vin. Alors que le scandale enflait, le Vice-Président de la Commission européenne, Frans Timmermans, au Parlement européen, le 14 novembre 2017, défendait la cause du gouvernement maltais. Timmermans était alors le commissaire en charge de l’État de droit et attaquait sans relâche la Hongrie et la Pologne. Ces deux pays n’ont cessé de dénoncer le deux poids deux mesures de Timmermans qui les attaquait sans preuve mais fermait les yeux sur cette journaliste et la corruption évidente du gouvernement maltais. Et pour ces deux pays, Timmermans (candidat de Macron pour la présidence de la Commission européenne) et le milliardaire George Soros agissent de concert.

Une partie du discours de Bellamy au Parlement européen, peut paraître anodine, mais elle est essentielle. Celle où il fait indirectement le lien entre Macron (son parti européen : Renew) et le 1er ministre de Malte via l’Italien Sandro Gozi. Ce dernier, secrétaire d’État italien, viré par l’arrivée au pouvoir de Salvini, a été récupéré par Macron. Notre Président l’a parachuté sur la liste française de LaREM pour les européennes. Élu, il doit attendre le Brexit pour que les sièges des eurodéputés britanniques se libèrent et entrer au Parlement européen. En attendant Édouard Philippe lui « offre », en juillet 2019, une rémunération en lui donnant un poste de chargé de mission à Matignon. Mais notre Italien est obligé de démissionner trois mois plus tard pour des soupçons de collaboration avec le gouvernement maltais de Muscat. Cet Italien fait partie du conseil du Think Tank européen de Soros l’European Council on Foreign Relations (ECFR).

En France personne ne parle de l’ECFR, pourtant la liste des membres français donne le tournis : Bruno Le Maire, Sylvie Goulard, Pierre Moscovici, Clément Beaune (Conseiller Europe de Macron), Sylvie Kauffmann (Editorialiste du Monde, son mari a été la 1ère nomination de #Macron: Président des Instituts français) etc..
Macron, Soros et le 1er ministre de Malte ont un autre point commun : SOS Méditerranée. En août 2018, alors que l’Italie de Salvini refuse d’accueillir l’Aquarius, Macron abandonne toutes les affaires de l’État pour se consacrer à lui trouver un port où accoster et ce sera à Malte grâce à l’accord de son 1er ministre, Joseph Muscat. Or l’affréteur de l’Aquarius est SOS Méditerranée, en lien avec la principale ONG de Soros : Open society.

George Soros est décrit par les médias de gauche comme un philanthrope. Pourtant ce milliardaire a fait fortune en jouant sur l’instabilité des États et en provoquant la dévaluation de leurs monnaies. Cet homme est régulièrement dénoncé par Israël, la Pologne et la Hongrie pour l’atteinte qu’il porte à leur souveraineté. Dernièrement, une de ses ONG s’est même crue autorisée à demander la démission du 1er ministre tchèque. Sa fortune est égale au budget de l’État hongrois.

L’ONG « Open society » œuvre pour un monde sans frontières, alors qu’actuellement de grands mouvements de populations désagrègent les nations. Ces ONG concourent à déstabiliser les Etats et donc participent au modèle économique qui a fait la fortune de Soros. Vu le danger qu’il représente pour des États membres, l’on pourrait penser que la Commission le surveille. Hélas, c’est tout le contraire. Bruxelles a toujours soutenu Soros et ses ONG.

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