Le progrès du humain a un nouveau martyr : Nicolas Bonnemaison, ancien médecin radié de l’ordre des médecins pour avoir donné la à sept personnes qui vivaient la fin de leur vie. À son tour, il a cherché à mettre fin à sa vie.

Cet homme avait prêté le serment d’Hippocrate du Conseil de l’ordre des médecins qui énonce clairement : « Je ne provoquerai jamais la mort délibérément. » Pourtant, à sept reprises, il n’hésita pas à donner la mort secrètement à ses patients. Il s’octroya le droit de juger et de décider de mettre à mort des personnes. Il le fit consciemment, préparant ses actes. Ce furent des meurtres avec préméditation, c’est-à-dire des assassinats passibles de la réclusion à perpétuité, selon l’article 221-3 du Code pénal.

L’instruction des deux procès d’assises mirent en évidence que cet homme était émotionnellement fragile et dépressif depuis le début de sa carrière médicale. Marqué par la mort lorsqu’il était jeune médecin, il n’a, semble-t-il, jamais eu de rapports sereins avec elle. Comme pour mieux la banaliser et en diminuer l’impact sur sa fragilité psychologique, il joua avec elle jusqu’à se donner le pouvoir de l’administrer. Ses actes relèveraient plus de la pathologie et de la fascination en son pouvoir que d’un combat pour l’.

Cela n’empêche le lobby mortifère de l’euthanasie de récupérer ce cas judiciaire pour alimenter son combat. Profitant de l’accès quasi illimité et exclusif dont il bénéficie dans les , Jean-Luc Romero, le président de l’Association pour le droit de mourir dans l’(in)dignité (ADMD), profite de cette affaire et de cette tentative de suicide pour déclarer que si cet ancien médecin a cherché à se suicider, c’est à cause de la loi actuelle qu’il faut « faire évoluer » ! C’est l’art de renverser les faits, de nier le principe fondamental de responsabilité des actes individuels et de dire de manière politiquement correcte qu’il faut « faire une loi qui autorise à tuer ».

Bien évidemment, les avocats de l’euthanasie claironnent qu’une telle loi ne serait pas un blanc-seing donné aux familles et médecins, car l’acte serait rigoureusement encadré pour des cas d’exception. Simone Veil disait la même chose en 1975 avec l’avortement. Quarante ans plus tard, on voit ce qu’il en est dans les faits et alors même que la clause de conscience des médecins est plus que jamais menacée. Il en sera de même pour une loi « d’exception d’euthanasie » qui évoluera inévitablement vers du « toujours plus » car le propre de ces combats qui vont contre l’homme et la morale est qu’il n’y a jamais de limite à la satisfaction et aux revendications.

En fait, je ne comprends pas la position de l’ADMD… Monsieur Bonnemaison ayant cherché à mourir dans la dignité qu’il s’est choisie, monsieur Romero devrait avoir honte de le présenter comme une victime !

2 novembre 2015

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