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Olivier Damien
Conseiller régional RN de Bourgogne-Franche-Comté, Commissaire divisionnaire honoraire
À force de tout réduire à ce qui est monnayable, on finit par perdre de vue l’essentiel : la fierté d’appartenir à une grande nation.
D’une grande fraîcheur pour les patriotes, qui attendaient depuis longtemps que l’ex-députée de Vaucluse s’exprime, Marion Maréchal a su donner une réelle profondeur à son discours et à ses analyses.
L’autorité chargée du maintien de l’ordre, en l’occurrence le ministre de l’Intérieur, a-t-elle bien pris toutes les mesures nécessaires pour éviter les débordements qui ont été observés au fil des mois et des manifestations ?
Certes, le Rassemblement national arrive en tête de ce scrutin, avec 24 % des voix, et pourra envoyer à Bruxelles une vingtaine d’élus. Mais Macron et La République en marche sont loin d’être défaits.
Les donneurs d’ordres ainsi que ceux qui ont conduit les opérations de maintien de l’ordre portent une lourde responsabilité également... Mais eux n’iront pas en cour d’assises !
À défaut de s’attaquer véritablement à l’iniquité de leurs propres privilèges, c’est à ceux des fonctionnaires que les députés se sont intéressés lors des derniers débats à l’Assemblée nationale.
Une défaite sévère de la liste soutenue, désormais, ouvertement et sans vergogne par Macron déclencherait un séisme politique.
Macron, qui a été élu avec à peine plus de 43 % des inscrits, soit nettement moins d’un Français sur deux, pourrait voir la liste qu’il soutient l’emporter avec 21 ou 22 % des suffrages.
l’Union européenne se contentera, vraisemblablement, de suivre, comme d’habitude, les USA. Elle risque fort de se trouver, à nouveau, entraînée dans un conflit dont elle ne maîtrisera rien. Rien que du déjà-vu.
Les syndicats dits « traditionnels » n’ont plus, aujourd’hui, le contrôle de la rue.
Le gouvernement, et son ministre de l’Intérieur en premier lieu, vient de recevoir un avertissement pour l’instant sans frais de la part de ceux sur les épaules desquels repose la République.
À mots non dissimulés, Macron a ainsi fixé les objectifs des prochaines élections européennes.
Depuis le 1er janvier de cette année, pas moins de 28 policiers, hommes et femmes, se sont donné la mort, le plus souvent à l’aide de leur arme de service.
Lui dont la feuille de route paraissait toute tracée aurait enfin compris que notre pays et son peuple valent mieux que ce destin qui les conduirait à leur disparition inéluctable ?
Sommé par la Chancellerie de s’expliquer sur la façon dont il a géré cet incident survenu à Nice lors de l’acte XIX des gilets jaunes, monsieur Prêtre devra rendre des comptes...
C’est bien cette France déclassée ou en voie de le devenir qui a notamment occupé nos ronds-points et alimenté nos manifestations.
Les vrais responsables de cette situation insurrectionnelle qu’a connue notre pays pendant quelques semaines seront-ils recherchés et mis en cause ?
C’est ainsi que, le jeudi 4 avril dernier, l’instance européenne a voté un « règlement carte d’identité » instaurant le principe d’un document officiel porteur d’un symbole européen...
L’espérance par le mensonge. Voilà dévoilé, en quelques mots, tout un mode de gouvernance.
Un simple gardien de la paix ne saurait, en dehors de ses éventuelles fautes personnelles, assumer pénalement et civilement une telle responsabilité.
Reste donc à espérer un sursaut citoyen. Celui où « une certaine idée de la France » l’emporterait…
Le triomphalisme du duo de la place Beauvau doit donc être relativisé, car si une « bataille » a bien été gagnée, la victoire est loin d’être assurée.
En décidant de faire appel aux militaires de l’opération Sentinelle à l’occasion de l’acte XIX des gilets jaunes, l’exécutif vient de franchir un nouveau palier qui est, incontestablement, celui de tous les dangers.
Il est beaucoup plus dangereux pour la carrière d’un haut fonctionnaire de police de contrarier ceux qui gouvernent que d’être incapable de gérer le maintien de l’ordre dans la capitale.
C’est un aveu d’échec politique, stratégique et opérationnel qui s’impose aujourd’hui.
Pour ceux qui doutaient encore de la présence, au sein du mouvement des gilets jaunes, d’individus radicalisés et violents, la dernière déclaration d’Éric Drouet vient d’apporter les éclaircissements nécessaires.

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