[AU TRIBUNAL] « Je ne supporte pas l’autorité » : l’enfance chaotique de « Ganito »
Ils sont « l’emblème de cette jeunesse désœuvrée » qui se gargarise d’une « carrière éclair » dans une criminalité aussi rémunératrice qu’elle est violente. Au deuxième jour de ce procès, qui s’est ouvert le 10 septembre pour juger le cambriolage, avec séquestration d’une grande brutalité, de l’ancien gardien du PSG Gianluigi Donnarumma et de sa fiancée, en juillet 2023 à Paris, le procureur n’a pas ménagé les protagonistes de ce « home-jacking », visages de la starification de la délinquance organisée.
Une délinquance ultra-juvénile et ultra-violente
Elle s’organise sur les réseaux sociaux, notamment Snapchat ou Telegram, où elle commandite, parfois depuis les prisons, des crimes et délits violents en tous genres. Elle se retrouve aujourd’hui sur le banc des accusés de la 16e chambre du tribunal correctionnel de Paris, sous les noms d’Ilyas Kherbouch, alias « Ganito », et de ses complices présumés, Khyan Mamouni, impliqués dans les cambriolages de la chanteuse Vitaa et d'Anne-Sophie Lapix, et Moktar D. La veille, ils avaient transformé l’audience en un ring par la violence de leurs nombreuses invectives à l’égard de la présidente de chambre et des policiers, à plusieurs reprises insultés.
« Ganito » s’était fait connaître du grand public en mars dernier pour son évasion de la prison de Villepinte, où il purgeait quatre peines et était déjà mis en examen dans l’affaire Donnarumma, qu’il est accusé d’avoir commanditée depuis sa cellule en collaboration avec Khyan Mamouni. Si, la veille, Ilyas Kherbouch, qui joue de sa popularité dans le milieu délinquant et carcéral, s’était montré à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre d’un profil comme le sien – outrecuidant, provocateur, intenable –, le jeune homme qui s’est avancé à la barre ce vendredi a préféré une tout autre attitude pour remonter aux origines de la violence qui le caractérise.
« Je ne supporte pas l’autorité »
« J’ai deux parents immigrés du Maroc qui n’ont pas forcément la même culture qu’ici. » Dès son plus jeune âge, Kherbouch essuie les coups d’un père « violent mais aimant », selon lui, qu’il ne connaîtra jamais que séparé de sa mère, avec qui il vit, ainsi que ses deux frères, dans le Xe arrondissement de Paris. Un quartier « modeste », estime-t-il en prenant des airs de circonstance.
Parents séparés, frère placé après un tabassage du père qu’il adore et que sa mère craint, dès ses dix ans, Ilyas prend « le mauvais boulevard », celui de la rue. Il entame les fréquentations « néfastes » et commence les « bêtises » dès la 6e. Il est d’ailleurs « viré » au bout de trois semaines d’un premier collège après avoir été surpris à voler les clefs de ses camarades, puis à chercher leurs adresses dans leurs carnets de correspondance pour, enfin, aller les cambrioler.
Pourtant, Ilyas le reconnaît, il aurait pu suivre un tout autre parcours. « J’ai eu un éducateur dès l’âge de onze ans, on m’a tendu la main, la Justice ne m’a pas fait défaut. » Oui, mais voilà, il ne « supporte pas l’autorité ». « À l’école, on vous inculque la culture française ; à la maison, c’est autre chose », analyse celui qui connaît sa première détention à quatorze ans. C’est en effet un peu avant d’atteindre cet âge que Kherbouch commence les délits violents. Tentative de vol avec violence, violences aggravées, séquestration, violences en réunion, association de malfaiteurs, cambriolages… L’adolescent enchaîne les condamnations, pour lesquelles il cumule sans interruption les peines depuis 2022.
Un profil inquiétant habitué des prisons
Malgré un repentir qu’il assure sincère, dans un monologue plein d’emphase qui finit par faire décrocher son auditoire, « Ganito » ne trompe personne. La présidente rappelle qu’il a été changé d’établissement pénitentiaire le mois dernier en raison de soupçons d’une nouvelle préparation d’évasion, après la découverte de plans dans sa cellule. Ses douze condamnations, qui le conduisent à une sortie prévue en 2043, ne plaident pas en sa faveur, même s’il nie les faits qui lui sont reprochés (le téléphone utilisé pour commanditer le home-jacking serait celui de son codétenu).
Enfin, les avocats des parties civiles, absentes du procès, rappellent la triste réalité de ce cambriolage pour les victimes qui ont vu débarquer chez elles, en pleine nuit et sous la menace d’une arme, un commando de sept personnes qui les ont violemment passées à tabac : Alessa Elefante, la fiancée du portier italien, a perdu l’enfant qu’elle attendait quelques jours plus tard, du fait de cet événement traumatisant.
La cour a donc condamné, dans la nuit du 11 au 12 septembre, Ilyes Kherbouch à une peine de 9 années d'emprisonnement avec maintien en détention pour avoir commandité le vol pour lequel le ministère public avait requis 10 ans de prison. Khyan Mamouni, contre lequel le procureur avait requis 9 ans d'emprisonnement, a en revanche été relaxé. Mokhtar D. a, lui, écopé de 5 ans d'emprisonnement, dont 2 ans assortis d'un sursis probatoire pour avoir fait le guet.
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29 commentaires
J’avais les larmes aux yeux en lisant son enfance, je ne peux que constater que leur place est chez eux, pas en France où ils n’arrivent pas à s’intégrer sauf pour toutes les aides diverses et variées. Si j’ai bien compris les avocats étaient encore en vacances, comment est-ce possible ?
J’en profite pour redire, même si cela ne colle pas avec le sujet : la France doit ouvrir des camps de réfugiés pour tous les illégaux. Ils ne doivent pas divaguer dans les rues, où dormir dans des tentes dans tous les lieux de Paris en particulier.
Désolée mais les illégaux doivent repartir direct dans leur pays, les camps vont nous couter cher et ça suffit nous n’avons que trop toléré, payé !
Tu viens illégalement chez nous, tu n’as droit à rien, et surtout pas le droit d’exiger quoique ce soit et surtout ne recevoir aucune aide
Lé délit de rentrée illégale sur notre terre doit être remis et le délit d’aide aux migrants également
Les illégaux n’ont pas leur place dans notre pays, c’est l’expulsion immédiate manu-militari. A force de tourner autour du pot ou d’avoir des états d’âme pour résoudre l’insécurité, le pays s’enfonce de plus en plus dans l’insécurité.
réponse à Milan…… ce n’est pas le sujet mas vous avez raison d’en parler quand même, j’ajouterais que pour éviter les récidives, les OQTF devraient être également enfermés sous haute surveillance dans des prisons ou des camps en attendant le prochain avion ou le prochain bateau pour être expulsés dans leur pays d’origine.
Il y a la culture que transmet l’éducation, mais il y a aussi la nature qui fait que certains indivdus sont (comme il le dit) rétifs à toute autorité et capables des pires violences sans l’ombre d’un remords. On les a souvent appelé des psychopathes et il est probable que cette caractéristique soit en grande partie génétiquement héritable, comme l’illustre bien la violence du père de ce jeune homme violent !
Ce genre de délinquant surtout ne pas esseyer de lui faire comprendre que c’est mal,lui il n’aime pas l’autorité,donc prison pour 30 ans à Cayenne car commencer à devenir bandit à 9 ans faut le faire quand méme.
Si on ne peut remettre en fonction la Veuve – dommage – rétablissons les bagnes…
La « VEUVE » oui! La crainte est le début de la sagesse.
9 ans pour un meurtre, où est la justice quand cette mère prend la perpétuité pour la mort de son futur enfant. Encore un scandale. Et pour contrer la gauche puante qui va excuser ce criminel, n’est ce pas la conséquence d’une immigration non choisie.
Il a assassiné un enfant à naître ( ce n’est pas autrement que l’ont vécu les parents) et a pris 9 ans … je vois que ça choque personne, en même temps c’est la France, c’est pas vous qui autorisez désormais de tuer les petits vieux ? Très content d’être parti …
Si l’autorité de notre pays ne lui convient pas, que notre JUSTICE l’expulse manu-militari dans son pays (smala comprise) pour faire son bonheur et le notre en même temps après l’avoir déchu de la nationalité Française. Une sanction de ce type devrait pouvoir en calmer plus d’un.
La justice de son pays d’origine est nettement moins laxiste que le nôtre.
Quand on importe le tiers-Monde, il faut aussi importer le système judiciaire qui va avec
certe, mais je doute que ce genre de sanction ne soit jamais prise, hélas ! Nous savons tous que les solutions existent, mais tant que les autorités freineront des quatre fer rien ne se produira !
Il va falloir nourir, loger, blanchir ce type pendant des années. Donc, il faudrait que sa famille, ou à défaut, l’état marocain, paye financièrement pour ça. Ensuite, compte tenu de tous les délits graves commis, il aurait dû faire l’objet d’une OQTF. En tout cas, une seule réponse qui vaille : Retour à l’envoyeur !
Eh oui ! Quand on pense que nous sommes ceux qui payons pour garder ce genre d’abruti en prison, il y a de quoi se révolter.
s’il est né en France, ce n’est pas possible !
Ne pas supporter l’autorité, ce qui à la limite peut s’entendre, n’est pas un alibi pour effectuer des cambriolages violents ! Cela n’a même rien à voir ! Kerbouch est une crapule importée, enfance chaotique ou pas, point !
« Un anarchiste est un homme qui traverse scrupuleusement entre les clous parce qu’il a horreur de discuter avec des agents ! » Georges Brassens.
On rappelle que beaucoup de travailleurs français désormais restreignent les litres d’essence qu’ils devraient mettre dans leur voiture pour payer les tribulations de ces grands comiques .
Je ne pense pas qu’au Maroc on te demanderait si tu supporte ou pas l’autorité et les prisons marocaines ne sont pas des Club Med, loin de là.
Insupportable toi-même, aurait-on envie de lui rétorquer. Mais s’il ne s’agissait que de cela. La dangerosité de cet homme nécessite l’éloignement immédiat et prolongé pour protéger la société de ses agissements. Et donc, 9 ans d’emprisonnement me semble une peine bien légère.
Ben voyons , toujours l’excuse de l’enfance … beaucoup ont eu une enfance chaotique et ne deviennent pas délinquants
Me Thibault De monbrial, a tout dit .
Dechéance de la nationalité française pour les binationaux délinquants.
Ça va de soi.
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