Au tour, maintenant, du recteur de la grande mosquée de s’en prendre au Canon Français

Le recteur Hafiz craint que l'on passe du « rassemblement comme célébration », vers « le rassemblement comme démonstration de force. »
Capture d'écran GMP TV
Capture d'écran GMP TV

Un moment, déjà, que les grands banquets du Canon français rendent la France wokiste hystérique. Les papiers assassins et les reportages à charge se succèdent, visant à démonter que se rassemblent là les crétins fascisants de la France moisie, gens bas de plafond qui, non seulement sentent le pâté, mais s’en gavent avec bonheur. Amateurs de saucisson, de bon vin et de chansons à boire, ils ont l’outrecuidance de se rassembler autour de cochons à la broche, en quoi le recteur de la grande mosquée de Paris – organisateur du commerce halal pour l'Europe – dénonce le symbole même de l’exclusion.

Le billet bucolique du recteur

Le 19 avril, comme il le fait chaque semaine, le recteur Chems-Eddine Hafiz a mis en ligne, sur le site de la grande mosquée de Paris, son billet destiné aux fidèles. Il s’intitule « Le printemps des tribus ou la tentation du mur ». Le ton est frais, printanier, bucolique, vantant dans la saison nouvelle « cette insolence douce qui ne demande permission à personne, ni aux préfets, ni aux théologiens, ni aux éditorialistes ». C’est le temps où l’on s’en va poser la couverture dans l’herbe verte car, « il y a dans le pique-nique quelque chose qui échappe au politique, une grâce simple, un accord tacite avec le monde tel qu'il est, beau et comestible ».

Jusque-là, tout va bien ; c’est après, que ça se gâte : « Le monde, un moment, semble réparable. Mais le printemps 2026, en France, a aussi charrié autre chose. » Et des choses pas belles : « Il a charrié des rassemblements d'une nature différente, non pas seulement celle de la joie partagée, mais parfois celle du tri, de la frontière, du signe adressé aux autres. » Eh oui ! C’est affreux, aux pique-niques, certains préfèrent les banquets. Ainsi, rappelle le recteur, la veille même, le 18 avril, « quatre mille convives se retrouvaient autour d'un cochon à la broche sous les auspices du "Canon français", tandis qu'en face, quelques dizaines de contre-manifestants tentaient de tourner le banquet en dérision par un contre-pique-nique ».

Le recteur est en bonne compagnie. La presse qui baigne dans la moraline en a, elle aussi, après le Canon français. Ainsi Le HuffPost qui s’inquiète : « Depuis des mois, les fêtes organisées par cette start-up soutenue par le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin font polémique. » Et de se demander si « la fête n’a pas totalement dérapé », ce 18 avril, à Caen. On y aurait débusqué, parmi les fêtards, des « personnes ouvertement racistes », certaines effectuant même « des saluts nazis ». Un reportage très objectif réalisé par un journaliste de France Inter et diffusé sur France 2 en attesterait.

Le cochon, c’est halouf !

Le recteur Hafiz est plus subtil, il ménage ses effets. Après avoir écrit que ce n’est pas à lui « de décider si tel rassemblement est une fierté culturelle légitime ou une enclave inquiétante », il en vient rapidement à s’inquiéter de « cette bascule que nous risquons aujourd'hui : non pas le rassemblement comme célébration, mais le rassemblement comme démonstration de force, comme signal envoyé aux autres : nous existons, nous tenons le terrain, passez votre chemin ». Il y a, dit-il, « une différence de nature entre un festival breton qui célèbre une langue et des danses, et un banquet où l'on chante à la gloire de telle figure politique (sic) en excluant symboliquement ceux qui ne ressemblent pas ».

Là où les participants voient de la joie, le recteur – et la presse avec lui – voit du « militantisme ». Pour qui, pour quoi ? Il se garde de le dire, se contente de sous-entendus. Toutefois, comme la question centrale est celle de la broche qui traverse le cochon, on a compris où il situe l’exclusion. Alors, parlons un peu de ses affaires à lui, c’est-à-dire celles de la grande mosquée de Paris.

Ce n’est plus un secret et nous en rendons très largement compte, ici, depuis des années : la grande mosquée de Paris est la figure de proue du gouvernement algérien en France. Elle est d’abord le centre d’un « business opaque » et juteux autour du halal, comme l’avaient dénoncé des parlementaires, en janvier 2025. C’est elle qui délivre les certifications pour l’Europe entière et perçoit les taxes afférentes, comme l’a révélé l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler. Elle, aussi, qui reçoit les imams algériens venus prêcher le ramadan sur le sol français.

La grande mosquée donne le ton, d’une manière générale. On rappellera, à ce propos, la polémique qui avait déchaîné les réseaux sociaux, il y a cinq ans tout juste, la marque Évian ayant suggéré de boire de l’eau alors que démarrait le ramadan. Devant le tollé, Évian avait battu en retraite et présenté ses excuses : « Bonsoir, ici la team Évian, désolée pour la maladresse de ce tweet qui n’appelle à aucune provocation ! »

En tout cas, manger du cochon, en France, n’est pas une provocation, c’est une tradition millénaire sur notre terre de France. Marion Maréchal a d'ailleurs réagi en s'adressant, sur X, au recteur de la grande mosquée : « Si cela ne vous plaît pas, vous pouvez toujours aller vivre dans un pays qui applique la charia. »

Picture of Marie Delarue
Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

140 commentaires

  1. L’industrie de la pornographie va enfin décliner. Logiquement, les films  » cochons » seront hors la loi. Ouf!

  2. Il ne reste à macron pour finir en beauté que d’inviter en majesté le Président Tebboune au prochain 14 juillet qu’on nous annonce déjà comme exceptionnel, voire grandiose .

  3. On est où ? Après le voile qu’ils veulent imposer voilà qu’ils veulent nous priver de cochon. Marrant d’ailleurs, à l’origine c’est un interdit de la Loi de Moïse. Il n’y a aucune intention de priver une partie de nos concitoyens de se régaler. Qu’ils viennent donc au Canon F. avec leur assiette et leur verre. Plus sérieusement, ce « recteur » devrait davantage jouer petit bras = Son statut (?) fait qu’il tire de substantielles ressources de la certification des viandes hallal. Et la TVA ? Et les lois sur l’abattage ses animaux. Il n’aura peut-être pas toujours affaire à des politiques aussi complaisants. Vous l’imaginez face au « Petit père Combes » ?

  4. On n’y mangerait que du cochon aux banquets du Canon français ? Pourtant il y a aussi d’autres viandes, au goût de chacun. Et ce n’est pas la faute des Français si les musulmans s’interdisent de manger du cochon et de boire du vin. Et ce n’est pas non plus à la France de s’adapter aux coutumes musulmanes mais c’est à eux de s’adapter au pays dans lequel ils sont venus s’installer de leur plein gré. Si les coutumes françaises les choquent, il y a tant de pays musulmans plus riches où ils auraient pu aller vivre si leur pays d’origine ne leur convenait plus. Quand on se revendique français parce qu’on a obtenu un passeport français, on s’adapte au pays choisi, on s’intègre, on ne fait pas bande à part et on ne cherche pas à le plier aux moeurs et pratiques du pays que l’on a quitté. D’ailleurs, pourquoi donc l’avoir quitté ? Question qui fâche et réponse hasardeuse ?

  5. Consommé un kebab en France ne pose aucun problème, vous trouverez tres facilement. Mais est-il possible de manger un jambon beurre en Algérie ?
    L’Algérie serait-il un pays christianophobe ?

  6. Monsieur , un peu de réflexion s’il vous plait. Ne nous imposez pas ce que nous ne cherchons pas à vous imposer . Respectez nos us et nos coutumes comme nous respectons les vôtres. Si l’assimilation ne vous semble pas possible , il vous appartient d’en tirer les conséquences .

  7. Si on refuse de voir et de comprendre que l’islamisation insidieuse de notre pays n’est que la résultante de notre faiblesse , de notre aveuglement avec la complicité coupable des politiques notamment de gauche , mais également du  » centre  » , inutile de se lamenter .
    Ce recteur sait parfaitement ce qu’il fait , Il n’est que le porte parole du gouvernement algérien , du président Tebboune qui n’a d’autre but que cracher sur la France , voire l’asservir .
    Merci à macron pour lui avoir facilité les choses , d’abord en claironnant que la colonisation française ( mais surtout pas l’ottomane qui a duré des siècles !!! ) était un crime contre l’Humanité , et ensuite d’avoir en 10 ans détruit notre pays .

  8. Moi je trouve que démontrer sa force, c’est pas mal du tout. Et je préfère les cochonnailles au couscous, c’est mon droit ?

  9. Ah là, ils nous font carrément rire. Après nous avoir bassiné avec leurs agapes de début de ramadan, de fin de Ramadan et autres AID pourfendeurs de moutons, ils voudraient empecher les amateurs des traditions culinaires françaises cochonesques de se rassembler et de chanter nos chansons françaises loin de ce qui nous est imposé sur les ondes pour faire disparaitre notre culture. Pas de panique, quelques infiltrés feront les gestes ou les chants qui feront interdire le mouvement. « Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.[..]On me l’a dit : il faut que je me venge. Là-dessus, au fond des forêts Le loup l’emporte et puis le mange, Sans autre forme de procès. » Longue vie au saucisson et au pinard!

  10. Chacun chez soi, les cochons seront bien gardés !
    Imaginez l’archevêque de Paris s’offusquer de voir servir du mouton lors de l’ AÏD !!

  11. Je revendique le droit de saluer un ami avec mon bras libre lorsque je tiens mes petits enfants par une main… et ça les met en fureur ?

  12. La France est un pays chrétien avec ses traditions. Les mécontents (Généralement certains immigrés installés en France) peuvent retourner chez eux si cela ne leur convient pas. On ne les retient pas. Pour rappel, il appartient aux personnes voulant s’installer en France de s’adapter à notre mode de vie et en aucun cas le contraire. Soyons clairvoyant, Le pouvoir des partis dit « républicains » seront toujours du côté de ceux qui veulent nous détruire, car c’est de cela qu’il s’agit. Leur finalité est la destruction de notre civilisation.

  13. les personnes ne sont pas interdites elles ne veulent pas du menu c’est pas pareil, et en France nous sommes le dernier village qui tente de résister à la folie migratoire, la preuve le canon français à l’image d’Astérix se termine avec le banquet où on grille le cochon sauvage appelé sanglier, mais ce qui fait mal au recteur c’est que ce n’est pas hallal et qu’il ne peut prélever de taxe dessus.

  14. Tous les musulmans de France et de Navarre peuvent venir se restaurer à ces fêtes suivant la modique somme de 80€ comme tous les participants.
    A part essayer de diviser un peu plus, avec l’aide de certaines ‘mé…dias » et de la gôche bien pensante (bien sûr) je ne vois pas le problème pour chanter notre hymne national et lever notre verre comme nous le faisons depuis des millénaires.
    RAS le BOL !

  15. « La gastronomie Française est un long poème en prose venu du fond des âges et qui n’a pas pris une ride ».

Commentaires fermés.

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