s'est présenté à la barre, ce mercredi 10 novembre, au procès des attentats du 13 novembre, cité par une association de victimes. À l'occasion de son témoignage, l'ex-président de la République a reconnu qu'il « savait la menace » qui pesait sur la France, rapporte Le Parisien.

Cela fait maintenant plus d'un mois que se tient le procès qui fait suite aux attentats survenus, il y a six ans, le 13 novembre 2015. 14 accusés ont ainsi comparu devant le tribunal, pour répondre de leur implication, directe ou indirecte, dans les attentats qui ont causé 131 morts à Paris et à Saint-Denis.

Ce mercredi, c'est François Hollande, cité comme témoin par une association de victimes, qui s'est présenté à la barre. L'ancien président de la République, interrogé sur l'état de la menace terroriste en 2015, a répondu au président de la cour d'assises : « Chaque jour, nous étions sous la menace. Nous savions qu'il y avait des opérations qui se préparaient, des individus qui se mêlaient aux flux de réfugiés, des chefs en Syrie. Nous savions tout cela », ajoutant : « Mais nous ne savions pas où, quand et comment ils allaient frapper. »

Un témoignage qui a fait réagir

Marine Le Pen s'est indignée devant ce témoignage, expliquant notamment, sur son compte Twitter : « Au procès des attentats du 13 novembre, avoue qu'il savait que des terroristes s’infiltraient parmi les migrants. Quand j’alertais, en 2015, il plaidait pourtant pour "un accueil permanent et obligatoire". L'aveuglement de nos dirigeants tue, j'y mettrai un terme. » La candidate du Rassemblent national a joint à sa réaction un tweet de datant du 3 septembre 2015, seulement deux mois avant les attentats : « Face au drame des réfugiés, nous proposons avec Angela Merkel un mécanisme d'accueil permanent et obligatoire en Europe. »

 

11 novembre 2021

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