Attaque de Clichy : « C’est Allah qui me l’a ordonné ». Les mots absents du récit officiel
« C'est Allah qui me l'a ordonné. » Selon Reuters, qui affirme avoir authentifié une vidéo tournée quelques instants après l'interpellation de l'auteur présumé de l'attaque au couteau de la porte de Clichy, à Paris ce lundi 27 juillet, ce sont les mots prononcés par le suspect après avoir poignardé trois femmes. Une telle déclaration ne suffit évidemment pas à qualifier juridiquement un acte terroriste. Mais elle constitue un élément majeur pour comprendre les motivations revendiquées par son auteur. Pourtant, cette phrase disparaît totalement de la communication officielle.
🚨ATTAQUE AU COUTEAU à Paris : dans sa dépêche (reprise ensuite par TOUS les médias), l'AFP a CACHÉ les propos de l'individu qui a expliqué avoir poignardé 3 femmes, dont une enceinte, parce que "ALLAH lui a ordonné".pic.twitter.com/TDwBIJ8NuP
— Observatoire du journalisme (Ojim) (@ojim_france) July 27, 2026
Lors de son point-presse, à l'issue du Conseil des ministres du 27 juillet, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a appelé à la prudence sur le mobile et évoque uniquement des « propos incohérents » tenus par un homme qu'il présente comme déséquilibré. Quelques heures plus tard, la dépêche AFP reprend cette présentation sans jamais mentionner les paroles rapportées par Reuters. Le silence ne porte donc pas seulement sur une éventuelle piste islamiste. Il porte d'abord sur les mots eux-mêmes.
Une communication à sens unique
La prudence des autorités est légitime. Une revendication ne constitue pas une preuve et seule l'enquête permettra de déterminer le mobile réel de l'agression. Mais un autre élément mérite d'être relevé. Tandis que Laurent Nuñez insiste sur les « propos incohérents » du suspect, le parquet national antiterroriste (PNAT) a, lui, été avisé des faits. Sans se saisir du dossier, les magistrats spécialisés ont donc été informés de cette attaque, comme c'est l'usage lorsqu'une qualification terroriste ne peut être écartée à ce stade.
D'un côté, une communication publique qui ne retient que la dimension psychiatrique ; de l'autre, une procédure judiciaire qui conduit malgré tout à alerter le parquet spécialisé. Ce décalage nourrit les interrogations.
« L'aspect fanatique est passé sous silence »
Pour le criminologue Xavier Raufer, interrogé par BV, il faut distinguer la procédure judiciaire de la communication politique. Les premiers examens réalisés après une interpellation ont pour seul objectif de déterminer si l'individu est responsable de ses actes ou représente un danger immédiat. « Il n'est pas anormal qu'on ne fasse pas mention de la chose dans un premier temps », explique-t-il.
En revanche, il estime que la suite du récit pose problème. « Systématiquement, en France, l'aspect fanatique est passé sous silence ou amorti », affirme-t-il. Selon lui, psychiatrie et fanatisme ne sont pas incompatibles : « On essaye d'occulter certains aspects récurrents sous le couvert de la psychiatrie. » Autrement dit, expliquer qu'un individu souffre d'éventuels troubles psychiques ne répond pas à la question de sa motivation idéologique. Les deux peuvent coexister.
Le poids des mots
L'enquête dira si l'attaque de la porte de Clichy relève ou non d'un acte terroriste. Mais une question demeure : pourquoi les mots « C'est Allah qui me l'a ordonné », rapportés par Reuters, n'apparaissent-ils ni dans la communication du ministre de l'Intérieur ni dans la dépêche AFP qui a servi de référence à de nombreux médias français ?
Ces propos ne suffisent pas à établir un mobile islamiste. En revanche, ils constituent un fait d'actualité majeur. En choisissant de ne retenir que les « propos incohérents » du suspect tout en passant sous silence sa référence explicite à Allah, la communication officielle et la principale agence de presse française ont privilégié un angle plutôt qu'un autre. C'est précisément ce choix de récit que Xavier Raufer invite aujourd'hui à interroger.
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51 commentaires
Ce qui compte c’est de surtout de ne pas faire le jeu de…
Et, aucune condamnation de la communauté musulmane !
Non c est ça qui gêne. On a le sentiment qu il fait bien pour eux.
voilà aussi pourquoi il est temps que tous ces gens dégagent bientot, à force de vouloir cacher ce qui se passe, les oeillères, c’est tellement plus facile, c’est insupportable
24 heures de garde à vue et déjà envoyé en psy !!!
Ce gouvernement est totalement indécent. Comment ose-t-il mettre Monique Barbut à sa conférence de presse en pleine vague d’incendies ? Honte à ce pouvoir !
Laurent Nuñez insiste sur les « propos incohérents » ??? Il parle de propos incohérents de la macronie ? :)
Cnews a passé la vidéo.
On voit l’agresseur maintenu a terre avec une chaise .
Effectivement il dit allah akbar.
Ce sont 2 magrebins qui l’on intercepté en attendant la police .
On se pose la question que fait ce type en France ?
exemple parfait d’une personne gravement déséquilibrée éligible a cette nouvelle loi votée majoritairement a gauche : la loi portant sur l’aide a mourir !!!
M Nunez n’est pas a la hauteur !
je crois qu’il avait des antécédents
Si tu parles à Dieu, tu es croyant. S’il te répond, tu es schizophrène.
Je suis catholique et mon Dieu ne me parle jamais…. Comment ce fait il ? …
qui peut mériter d’avoir de tels représentants gouvernementaux incapables de s’assumer? a force d efaire eds ronds d e jambes, on finit toujours par s’empierger et hop la tête dans le sac !
Quand on voit ce qu’on voit et qu’on sait ce qu’on sait, on a raison de penser ce qu’on pense…
Il a été libéré car les psychiatres ont décidé qu’il ne peut pas aller en prison !!
Et les victimes dont une femme enceinte !
Allah est est un mot absent du dictionnaire de monsieur le ministre de l’intérieur, il ne faut pas fâcher Tebboune et autres personnages du même calibre. C’est un ordre et « un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne ». Visiblement ça ne démissionne pas, pas plus à l’intérieur qu’à l’environnement.
Il ne fait pas bon s’exprimer sur un sujet aussi grave, sans que la censure intervienne. Interdiction d’attirer l’attention sur un problème que notre société doit accepter sans critiques.
Tout à fait, je viens encore d’être censurée. Je disais que que les fous venaient toujours du même endroit…
et pas de réaction des « féministes »
Les informations in complètes sont des désinformations. Et quel journal ne pratique pas ce stratagème pour faire valoir sa ligne « de conduite ».