Après les hommes et les barbecues, Sandrine Rousseau déconstruit les menus

La nouvelle victime de la championne de l’écologie punitive n'est autre que l'entrecôte !
Photo de Peps Silvestro / Pexels
Photo de Peps Silvestro / Pexels

Pour dégoûter les gens de l’écologie et des nécessaires mesures à la sauvegarde de notre environnement, on peut compter sur les écolos, et parmi les écolos, sur Sandrine Rousseau, championne de l’écologie punitive. Sa dernière lubie : déconstruire les cartes des restaurants pour mieux coller à la dure réalité de la cause animale.

« Rien à péter » de la rentabilité des restaurateurs ?

La députée EELV-NFP, dont il est toujours bon de rappeler le passé d’« enseignante-chercheuse en sciences économiques », égaye nos jours de ses trouvailles époustouflifiantes. Ça phosphore, sous sa nouvelle coupe au carré. C’est ainsi qu’incitée à débattre sur le plateau de Futur-Asso, organisation dont l’objet est de « changer notre regard sur les animaux et l’écologie », Sandrine Rousseau a dévoilé son nouveau projet : faire « passer une loi où l’on appelle les steaks de la bonne manière, c’est-à-dire des cadavres d’animaux ». Une mesure essentielle, à l’heure où les Français se tirebouchonnent le cerveau pour trouver comment remplir leur réservoir d’essence. L’élue y voit pourtant une avancée sociétale non négligeable : les restaurants, dit-elle, pourraient alors proposer « des menus avec beaucoup plus d’allure, s’il y avait cadavre de vache plutôt qu’entrecôte ». Assurément.

Certes, elle concède que cela pourrait décourager quelques clients, mais en bonne économiste de gauche, Sandrine Rousseau n’en a pas plus « à péter de la rentabilité » des restaurateurs que des agriculteurs. Elle s’en fout. Ce qu’elle veut, bien plus d’ailleurs que le bonheur des vaches, c’est faire parler d’elle. À cela tout est bon. Il nous faut d’ailleurs la remercier, tant elle est une source d’inspiration pour nos amis des Films à l’arrache. Bref, les délires de la dame Rousseau seraient de peu d’importance si les dingues qui l’entourent ne prenaient ce qu’elle raconte au sérieux.

Barbecues et virilité honteuse

Le temps des chasseurs est révolu, celui des barbecues aussi. Ce tournant historique remonte à l’été 2022. Après nous avoir informés qu’elle a le bonheur de vivre avec un homme « déconstruit » sans qu’on sache vraiment ce qu’elle entend par là, Sandrine Rousseau nous avise qu’« un changement de mentalité est nécessaire pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité ». Les hommes au placard, le charbon de bois par-dessus.

Si la droite ricane de tant de niaiserie féministe, il en va autrement dans les rangs de la gauche. On ne rit pas de Sandrine Rousseau, on loue sa hauteur de vue. BFM TV s’incline même devant la scientifique : « La remarque peut surprendre mais elle résonne comme la rencontre du politique et de la sociologie, voire de la sémiologie – ces disciplines universitaires qui visent notamment à interroger des pratiques anodines pour en extraire la signification collective. » C’est trop intelligent pour le petit peuple qui surveille la cuisson des côtelettes.

Invitée par la chaîne, Clémentine Autain en remet une couche : « La sociologie nous explique qu’il y a une différence très forte entre les sexes » dans le rapport à la viande. Notez-le : les hommes et les femmes ne sont différents que devant une assiette. « Les femmes mangent deux fois moins de viande rouge que les hommes. Les personnes décidant de devenir vegan ou végétariens sont majoritairement des femmes », assène Clémentine Autain. Quid des LGBTQIA+ etc. ? On ne sait pas. Cette analyse hautement scientifique est d’ailleurs étayée par une dénommée Nora Bouazzouni, auteur de Steaksisme.

Voilà donc le monde que nous promettent Sandrine Rousseau et ses amis. On imagine alors ce que sera une soirée au restau si, d’aventure, ils arrivent un jour au pouvoir : une tenue tendance en Matières Fécales, et, au menu, des « cadavres d’animaux » et des « ovules de poule » – c’est ainsi qu’on appelle les œufs, chez les vegan.

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Marie Delarue
Journaliste à BV, artiste

Vos commentaires

84 commentaires

  1. Oeufs au plat = « foetus de poulet sur leur lit de placenta »… Ca « aurait de l’allure », comme elle dit. Et « crème d’abruti à la sauce LFI », on en trouve dans les restaurants ?

  2. Sandrine Rousseau, l’illustration vivante de la carence en vitamine B12. Ça fait peur.

  3. Quand quelqu’un de droite devient végétarien il mange végétarien , quand quelqu’un de gauche devient végétarien, il veut interdire la viande

  4. J’espère que tous les restaurateurs qui proposent de la viande, leurs interdiro t l’entrée de leurs établissements.

  5. Lorsqu’une de mes filles faisait la moue devant un plat de langue de bouf, je lui rappelait d’ou venaient les oufs dont elle raffole

    • Ceux qui font la fine bouche devant une langue ou des joues de boeuf mais qui se jettent sur un big mac, devraient savoir que les galettes de boeuf des fast-foods ne sont pas des steaks hachés mais du boeuf haché. Il y a toutes les parties du boeuf

  6. « les hommes et les femmes ne sont différents que devant une assiette »: quand les poules auront des dents et les hommes, sans utérus, feront des enfants !

  7. Quand je voit et écoute sandrine rousseau, je comprend que son mari soit déconstruit, elle lui a retourné le cerveau.

  8. Quand je voit et écoute sandrine rousseau, je comprend que son mari soit déconstruit, elle lui a retourné le serveau.

  9. On peut rire de Mme Rousseau, mais on doit aussi s’inquiéter d’un discours dans lequel elle prône une intervention directe dans la vie quotidienne et dans la vie privée des citoyens (relations de couple, loisirs, alimentation). Sous des dehors risibles, cette députée tient un discours totalitaire.

  10. Ces gens veulent tout, SAUF le bonheur des vaches. Je n’ai jamais été politiquement écolo et pourtant, vivant à la campagne, je le suis certainement bien plus qu’ils ne le seront jamais. Parce que l’écologie c’est avant tout du bon sens. Bon sens qui fait cruellement défaut aux écolo-bobos-gauchos. Ce que je trouve extraordinaire est qu’ils aient pu être AUSSI réceptifs au lavage de cerveau dont ils ont été l’objet !!!!

  11. dimanche je fais de la joue de bœuf confite, ne lui en déplaise, une personne qui aime la viande bien française, le vin bien de chez nous, les alcools français (le cognac, le champagne…) les bons légumes de nos agriculteurs.
    Je vous invite à visionner sur YouTube l’histoire de cet agriculteur à l’ancienne Jean-Bernard Huon (âgé de 80 ans environ aujourd’hui !)

  12. S. Rousseau a encore frappé. Pour se faire valoir certaines personnes sont capables de tout. Si seulement elle se dissolvait.

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