Editoriaux - International - People - Polémiques - 12 janvier 2020

Après le Brexit, le Megxit ? Meghan Markle frappée de « misogynoir » ?

Est-ce bien raisonnable ?

Pourquoi cristallise-t-elle autant de colère au  ? Ce n’est pas Le Huffington Post qui vous donnera les véritables raisons. Parce qu’elle serait noire ? Nenni. Que c’est une femme métisse ? Ouh là ! On sent venir les gros arguments de la gauche identitaire et intersectionnelle. Très à gauche Meghan, pas celle ouvrière qui se réjouirait de l’augmentation du salaire minimum (dès 25 ans) décidée par le gouvernement de Boris Johnson, mais gauche branchée américaine, c’est ça qui ne passe pas, et rien de plus.

Les Sussex ont annoncé sur Instagram : « Nous avons l’intention de prendre nos distances en tant que membres “de premier rang” de la famille royale, et de travailler à devenir indépendants financièrement, tout en continuant à soutenir entièrement Sa Majesté la reine. » Elle, est déjà repartie seule au Canada rejoindre leur fils Archie. « Nous comprenons leur désir de voir les choses différemment, mais il s’agit là de décisions compliquées qui doivent prendre le temps d’être examinées », communiqua Buckingham Palace.

Et pourtant, Dieu sait si les Britanniques étaient prêts à adopter cette nouvelle princesse américaine. Alors, qu’est-ce qui a mal tourné ? Le peuple britannique n’aime pas l’hypocrisie, comme prendre des jets pour d’incessants voyages au nom d’œuvres caritatives tout en fustigeant l’empreinte carbone de l’homme ordinaire. En revanche, les Britanniques comprennent que la reine puisse ainsi voyager dans le vaste Commonwealth parce qu’ils apprécient surtout sa façon discrète de prendre le train à 93 ans avec juste un accompagnateur pour ses bagages.

Le reste toujours bien vu, lui, le petit orphelin de mère, lui le courageux officier pilote d’hélicoptère d’attaque en Afghanistan. Bien qu’il ait déjà fait les manchettes, en 2017, lorsqu’il a refusé d’assister à la traditionnelle séance de Noël de la famille royale pour plaire à sa fiancée, alors militante « flexitarienne ». Alors que Harry avait pris son rôle militaire très au sérieux, la presse à scandale rapporte que les Royal Marines, qu’il a l’honneur de diriger, n’ont pas entendu parler de lui depuis « des mois ».

Bien loin du never explain, never complain, l’ancienne actrice de la télévision américaine Meghan qui est incapable de traiter le personnel avec respect a dit, dans une interview, que sa vie était « dure » et « difficile ». Ses opinions politiques sont un véritable frein à son intégration. En août, la sortie traditionnelle de Harry lors de la chasse au tétras au château de Balmoral lui a déplu. Après avoir déclaré ressentir le « coup de pied embryonnaire du féminisme » de son enfant à naître, elle a dit rechercher un homme pour nounou, le nec plus ultra du gauchisme de salon de ces dames d’Amérique. Son mari a aussi annoncé ne pas vouloir plus de deux enfants à cause du changement climatique, sans doute inspiré par son épouse.

Quant à cette intersection entre le racisme et le sexisme nommé « misogynoir » ? Dans un sondage, quand elle est devenue duchesse, nous explique Oliver JJ Lane dans Breitbart, Meghan était plus populaire au Royaume-Uni que bien des membres de la famille royale, y compris Charles, le prince héritier. Si les Britanniques s’intéressaient à la couleur de la peau, on pourrait s’attendre à ce que ce soit l’inverse. Dans une autre étude, 79 % ont dit qu’ils étaient d’accord pour un mariage royal avec un étranger, 78 % étaient d’accord avec un divorcé, 69 % n’avaient aucune objection vis-à-vis d’une origine ethnique différente.

C’est pourquoi le journaliste James Delingpole souligne que le Royaume-Uni est un pays plus à l’aise avec la question raciale que beaucoup d’autres pays occidentaux. Malgré les allégations que colporte l’agit-prop.

Commentaires Facebook

À lire aussi

La « liberté » n’est pas un vain mot pour Boris Johnson ou Trump : une chance pour l’Occident

Des hommes comme Donald Trump et Boris Johnson sont horrifiés plutôt que tranquilles ou ra…