[ANIMAUX] Le sexe compte : pour les oiseaux, la femme est une menace plus grande que l’homme
L’étude est parue dans la revue British Ecological Society : « Le sexe compte : les oiseaux urbains européens fuient plus rapidement les femmes que les hommes qui s’approchent. » Outre l’intérêt éthologique de ces résultats, ceux-ci ne coïncident ni avec la théorie du genre, ni avec certains attendus écoféministes.
Les ornithologues ont mené leurs recherches dans plusieurs villes européennes : Madrid, Fréjus, Saint-Raphaël, Draguignan, Prague, Freising (Allemagne), Poznan (Pologne). Ils ont testé l’approche des oiseaux avec des femmes et des hommes, mais en gommant les différences. Hommes et femmes étaient habillés de façon similaire, les différences de taille étaient minimes, les différences de coiffure également. Les oiseaux voyaient arriver des personnes d’allure plutôt neutre, non binaire pourrait-on dire. Les statistiques portent sur 2.701 observations et 77 espèces d’oiseaux (pigeons, merles, moineaux, étourneaux sansonnets, corneilles, etc.).
La « distance d'initiation de fuite » a parlé
Les ornithologues ont mesuré la « distance d'initiation de fuite (DIF) », qui est « une mesure souvent utilisée pour étudier la perception du risque chez un individu face à un prédateur ». Premier résultat : « Les oiseaux mâles étaient plus enclins à prendre des risques que les femelles. » Deuxième résultat, et celui-là concerne aussi les humains : « Les oiseaux s'enfuyaient généralement plus rapidement lorsqu'ils étaient approchés par des femmes que par des hommes. » Les oiseaux s’envolent, en moyenne, un mètre plus tôt lorsque des femmes s’approchent. Ils anticipent une menace.
Deux questions restent sans réponse. Primo : comment les oiseaux distinguent-ils les sexes alors qu’extérieurement, les signes évidents ont été gommés ? Ils se basent sur des repères plus subtils. Les oiseaux, envisagent les scientifiques, pourraient être capables « de détecter des différences morphologiques externes subtiles dans la longueur et le style des poils, le rapport taille-hanches ou la démarche, ainsi que l’odeur ». Deuzio : pourquoi se méfient-ils plus des femmes ? On avance l’hypothèse qu’à l’époque préhistorique, les hommes auraient chassé le gros gibier et les femmes le plus petit, comme des oiseaux. Mais cela n’est pas confirmé par l’archéologie. Si les hommes chassaient les oiseaux, les descendants de ceux-ci ne semblent pas leur en tenir rigueur par une méfiance transgénérationnelle.
Gender et luttes intersectionnelles mis à mal
Quoi qu’il en soit, les résultats mettent à mal quelques croyances. Comme le dit l’étude dans son titre même, « le sexe compte ». Le sexe, et non le « genre ». Les oiseaux n’ont pas de ces doctrines selon lesquelles le sexe n’existerait pas et serait une construction sociale. Indépendamment de la coupe et de la couleur des vêtements, de la coiffure, d’une allure générale ouvertement masculine ou féminine selon des critères sociaux, les oiseaux décryptent le sexe des humains sur des différences morphologiques indéniables.
Autre croyance bousculée, celle d’une « intersectionnalité » des combats entre animaux et femmes. Cette intersectionnalité relève du wokisme pur. Elle peut s’exprimer de façon douce : « Les animaux femelles ont de vraies leçons de féminisme à nous donner » – mais non, justement, les oiseaux mâles et femelles considèrent les femmes comme des prédateurs, davantage que les hommes. De façon plus radicale, la « thèse des oppressions » part du principe qu’« il existe des liens matériels, culturels, sociologiques, historiques, psychologiques et idéologiques entre l’oppression des animaux et celle des êtres humains, notamment des femmes ». Si l’on demande leur avis aux oiseaux, ceux-ci répondent sans ambages que l’arrivée d’une femme dans leur champ visuel est vécu comme une plus grande « oppression » que l’arrivée d’un homme… N’en déplaise aux « écoféministes antispécistes ».
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62 commentaires
Ils sont payés par qui vous faire ces études stupides?
Quel est l’intérêt de cette étude?
On marche sur la tête !
Pourtant les hommes chasseurs, avec un méchant fusil, sont majoritairement des hommes, qui tirent y compris sur les oiseaux, petits et grands, parfois même sur les espèces protégées comme les rapaces… Cette étude me laisse dubitative car de ma propre expérience, j’ai pu constater que les pigeons ne me fuient pas. Sans les voisins j’aurais pu en adopter sur mon balcon…
Pourrait-on savoir combien a couté l’étude?
Un jour, un gros oiseau métallique s’est posé sur un aérodrome lointain. Les petits oiseaux à plumes des alentours se sont rassemblés pour observer.
Soudain, au flan de l’oiseau métallique sont apparus 2 humains, un mâle et une femelle. D’un coup, la femelle a balancé une énorme baffe au mâle.
Les petits oiseaux à plumes en ont déduit que les dames humaines étaient plus dangereuses que les messieurs humains.
Adorable
En fait, la femelle “oiseau” seraient donc aussi sulfureuse que la femelle « moustique », qui, elle, pique et propage des maladies, n’en déplaise à Mr Caron ! Je me souviens d’une vidéo d’un moineau commun, venant, après une absence, butiner de son bec, l’organe sexuel de sa femelle retrouvée, pour en faire descendre la semence qu’un oiseau de passage, auquel elle avait octroyé ses faveurs, avait déposé, son partenaire naturel n’acceptant vraisemblablement pas d’élever la progéniture d’un visiteur anonyme !
Excellent!
Les merles et pinsons des arbres de mon jardin rentrent chez moi quand je laisse ma porte ouverte! Est ce grave docteur?
Quels oiseaux ? Les cigognes ?
C’est ballot pour Sandrine et Martine: elle ne vont pas pouvoir attraper les oiseaux pour les mettre au barbecue…
Qu’est-ce que c’est ces racontars ???
Si les hommes montaient autant de sagesse que les oiseaux à l’approche d’une femme, peut-être éviterait-on nombre de drames… !
Les zoziaux aussi seraient donc misogynes ?
Comme si nous n’avions pas déjà suffisamment à faire avec les comportements humains…
peut être que les oiseaux se méfient plus des femmes que des hommes, en tout cas moi ils viennent tout les jours sur ma terrasse, ne sont pas farouche du tout , et quand il n’y a plus de graines viennent tocquer à la vitre pour réclamer…. donc étude scientifique ou pas, moi je constate….
Comme je l’ai dit plus haut. Et un rouge-gorge venait même sur la table de notre terrasse lorsque nous y prenions nos repas. Je suis une grand-mère de plus de 80 ans…