Troisième volet de notre série Place des femmes avec Alice, présidente du collectif identitaire Némésis, qui se confie au micro de Boulevard Voltaire.

 

Je m’appelle Alice, j’ai 23 ans et je suis présidente du collectif Némésis depuis sa création.

 

Pouvez-vous nous dire ce qu’est Némésis ?

 

Les trois grands axes du combat de Némésis sont les violences faites aux femmes, la lutte contre la guerre des sexes et mettre en avant les femmes de notre Histoire qui ont permis de rendre notre civilisation si belle.

 

Pourquoi ce combat ?

 Mon expérience m’a particulièrement motivée. Je suis arrivée dans une ville très tranquille et j’y suis restée entre mes 10 ans et 20 ans. J’ai vu le regard des hommes changer, sur moi. Je suis passée du stade enfant à jeune femme. J’ai vu le regard de certains hommes avec souvent un profil similaire avoir un regard extrêmement vicieux. À Paris, ce phénomène se voit moins puisque certains quartiers sont encore un peu protégés, mais très rapidement, en allant d’un quartier à un autre, on se rend compte que certaines personnes notamment issues de l’immigration ont un regard sur les femmes qui n’est pas celui de notre vision occidentale. J’ai été à l’école dans le 19e arrondissement de et, clairement, cela n’a rien à voir avec le 8e. Se déplacer là-bas devient extrêmement compliqué. Le matin, on est obligé de réfléchir à la façon de s’habiller. C’est déjà trop.

 

Vous êtes plutôt féminine ou féministe ?

 Je suis féminine et féministe.

 

Que pensez-vous des féministes d’aujourd’hui ?

Aujourd’hui, la majorité des féministes sont davantage des militantes d’extrême gauche que de vraies féministes. Les femmes qui se revendiquent féministes à la télévision sont généralement des femmes qui ont une vision assez formatée. Ce qui fait qu’elles ne veulent pas tout dire.

 

Avez-vous besoin des hommes ?

Nous sommes extrêmement complémentaires. Dans mon combat quotidien, je lutte contre la guerre des sexes qui est aujourd’hui envahissante. En discutant avec mon copain, je me suis rendu compte qu’il rejetait totalement l’argument féministe parce qu’il n’était pas forcément porté par la bonne personne. Le combat féministe est aujourd’hui porté par des personnes qui frôlent parfois l’hystérie. Je pense qu’il faut décomplexer les échanges.

 

Être une femme, est-ce une force ou une faiblesse ?

Je dirais que c’est une très grande force. On est beaucoup plus malignes que les hommes.

 

Quel est votre modèle de femme ?

J’ai une affection particulière pour Charlotte d’Ornellas parce que je trouve qu’elle a énormément de bon sens. Elle vient d’Orléans. Ce qui nous fait un point commun. Venant d’Orléans, je dirais, aussi, Jeanne d’Arc.

 

Que pensez-vous de votre génération ?

Je pense que ma génération manque de formation. Elle est beaucoup trop influencée par ses sentiments. Je crois que c’est une génération qui veut s’engager. Mais s’engager en politique, ce n’est pas penser avec son cœur mais avec sa tête. Il faut être formé et toujours avoir un regard raisonnable sur les choses et sur ce que l’on défend et comment on le défend.

 

Est-ce une génération qui s’engage ?

Oui, je pense que nos générations ont de plus en plus vocation à s’engager. C’est ce que n’ont pas fait nos parents. Les d’aujourd’hui veulent changer énormément de choses.

 

Avez-vous un message pour les femmes ?

Le message que je voudrais faire passer aux femmes, c’est libérez votre parole et n’ayez pas peur de dire ce que vous pensez, notamment dans le harcèlement de rues. Des gens vous écoutent et vous n’êtes pas seules. Rejoignez nos rangs.

9 mars 2021

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