Editoriaux - Politique - Religion - Société - 22 janvier 2016

Agressions sexuelles de masse : quel est le lien qui unit leurs auteurs ?

“On peut physiologiquement définir le phénomène (l’homme en foule) en disant que l’individu isolé possède l’aptitude à dominer ses réflexes, alors que la foule en est dépourvue” (Psychologie des foules, Gustave Lebon, PUF).

Dans la communauté des croyants de l’islam (la fameuse oumma) règne une règle tacite qui seule compte : celle, précisément, du groupe. Le groupe donne le sens. À telle enseigne que celui qui veut s’en extraire – l’apostat – se voit condamné sévèrement.

De l’extension rapide du nombre des musulmans dépendait la réussite du système global inventé par son messager car la réaction des monothéismes déjà en place et du polythéisme local n’allaient pas manquer de se faire sentir. D’où cette primauté de la masse qui fait bloc et la relégation subséquente, la criminalisation de la liberté de conscience individuelle qui divise.

Hors ou dedans. Pur ou impur. Béni ou maudit. Croissant-Rouge tourné vers les musulmans, Croix-Rouge à vocation universelle.

Le violeur est rare. On en trouve rarement dix au même moment au même endroit, sauf à être soi-même dans une cellule de Huntsville dans le quartier des condamnés ! Mais alors… comment imaginer en voir s’agiter 100 devant soi ? Par quelle foutue sorcellerie ? Une foule de violeurs, en quelque sorte. Cent… pourquoi pas mille ou dix mille ? 40 voleurs à la rigueur… mais 1.000 violeurs, impossible !

Lebon nous indique dans son vieil ouvrage – si actuel en fait – les dangers des foules qui innervent soudain les espaces. Le sang est en ébullition, on s’excite dans un délire qui, pour collectif qu’il soit, n’en demeure pas moins pathologique.

Question ouverte : si l’on part du postulat selon lequel le violeur est bel et bien ultra-minoritaire et que la théorie des dangers potentiels générés par la foule n’est pas le fruit d’extrapolations fantaisistes de la part de Lebon, serait-on fondé à dire que viol (acte criminel généralement individuel) et foule (regroupement de gens qui trament des liens entre eux) auraient à voir – à travers l’actualité – avec une foule représentative d’une certaine communauté ?

L’auteur du présent billet préférerait répondre prudemment par la négative, mais il se demande alors comment un regroupement de gens tout à fait communs mais communs aussi par la religion génère des actes rares en commun. Cette question est soumise (sic) à la sagacité des imams républicains (cela démontrerait, en outre, que cette appellation “imam républicain” échappe à l’oxymore). Nous serions heureux et soulagés d’apprendre que le lien entre oumma et foule est infondé dans des agressions à caractère sexuel perpétrées par des individus en provenance de continents différents, aux langues différentes, aux régimes politiques différents mais à la religion commune.

Nous serions ravis d’apprendre que ces phénomènes sont purement sociologiques ou économiques. Il faudra quand même nous expliquer, si les causes sont telles, en quoi tenter d’introduire des doigts dans des vagins en pleine rue participe de revendications sociales ou politiques.

On ne voudrait pas prendre le risque d’une maladie qui semble avoir déjà atteint des corps sains. Voyez cette pauvre madame Badinter : elle semble atteinte d’islamophobie. Le vaccin manque encore.

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