Deux mois avant sa mort, était visé par une plainte pour viol, déposée par son ancien codétenu de la prison d’Osny. Selon la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI), les faits seraient bien établis.

Sous la menace d’une fourchette

C’est une plainte datant de mai 2016, deux mois avant la mort d’Adama Traoré durant son intervention, qui refait surface aujourd’hui. Elle provient de son ancien voisin de cellule de la prison d’Osny, âgé de 23 à l’époque, qui accuse son codétenu de viol. Suite au décès de ce dernier, le procureur de la République de Pontoise constatait, en septembre 2016, l’extinction de l’action publique.

Selon l’hebdomadaire Le Point, l’affaire aurait tout de même trouvé une issue. Non par la voie judiciaire mais par la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (CIVI), qui a rendu sa décision, le 12 mars dernier, dans laquelle il s’avère qu’Adama Traoré aurait forcé plusieurs fois par jour son codétenu à pratiquer des fellations, sous la menace d’une fourchette.

Une expédition punitive

Le plaignant recevra une indemnité de 15.000 euros en préjudice de ces faits commis au sein d’un établissement pénitentiaire. Il recevra également plusieurs milliers d’euros d’indemnité suite à une expédition punitive organisée par le frère d’Adama, Yacouba Traoré, qui avec l’un de ses amis, Mamadou K., avait tabassé le plaignant à son domicile. Des faits qui ont valu à Yacouba Traoré une condamnation à 18 mois de prison ferme. Une énième affaire pour le clan Traoré.

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