Une mutuelle née pour protéger les Français leur explique quelle France préférer
Une mutuelle est-elle encore seulement une mutuelle ? À voir la dernière couverture du magazine La France Mutualiste & Vous, la question mérite d'être posée. Sous le titre « Parler d'argent, c'est parler à deux », le dessin représente un couple stylisé incarnant ostensiblement la diversité. L'homme porte une calotte évoquant un couvre-chef traditionnel musulman. Un choix graphique pour le moins étonnant dans la communication d'un organisme dont la vocation première consiste à protéger l'épargne de ses adhérents.
Certains objecteront qu'il ne s'agit que d'un dessin. Mais un dessin ne surgit pas spontanément de l'imprimante. Il est choisi, validé et placé en couverture. Et, surtout, celui-ci ne tombe pas de nulle part. La France Mutualiste revendique elle-même des « valeurs d'inclusion et de valorisation du collectif ». Sa communication met en avant ses engagements « humains, sociétaux et environnementaux ». Depuis son rapprochement avec Malakoff Humanis, elle évolue, en outre, au sein d'un groupe faisant de la diversité, de l'inclusion et de la mixité sociale des axes majeurs de sa communication.
Des combattants à la « diversité »
Le contraste mérite que l'on s'y arrête. La France Mutualiste est historiquement liée au monde combattant. Créée pour gérer la Retraite Mutualiste Combattant, elle s'est construite autour de ceux qui avaient servi la France sous les drapeaux et de leurs familles. Un siècle plus tard, le vocabulaire a changé. Diversité, inclusion, responsabilité sociétale, engagement : les mutuelles ne semblent plus vouloir simplement gérer la santé, la retraite ou l'épargne de leurs adhérents. Elles ont désormais beaucoup de choses à leur dire sur la société.
Et parfois même sur la politique
Ainsi, en 2024, à l'occasion des élections législatives, la Fédération nationale de la mutualité française est sortie de sa traditionnelle réserve. Elle a dénoncé les propositions fondées sur la « préférence ou priorité nationale », qu'elle associait à l'extrême droite, avant d'appeler les électeurs à la mobilisation. Or, La France Mutualiste est adhérente à cette fédération et revendique son ancrage dans le mouvement mutualiste. Elle n'a pas, à notre connaissance, elle-même appelé directement à voter contre le Rassemblement national. Mais le mouvement auquel elle appartient, lui, n'a pas hésité à descendre dans l'arène.
Boulevard Voltaire avait déjà démontré cette mutation. En juin 2024, nous nous interrogions sur ces mutuelles prenant ouvertement parti contre Jordan Bardella. Plus récemment, nous avons consacré une enquête au directeur de la MAIF, Pascal Demurger, devenu l'incarnation de « l'assureur militant ».
Protéger ou rééduquer ?
Le phénomène semble donc s'installer. Hier, les mutuelles expliquaient à leurs adhérents comment préparer leur retraite. Puis certaines ont commencé à leur expliquer pour qui il ne fallait pas voter. Vont-elles, désormais, leur expliquer quelle France ils doivent préférer ?
La couverture de La France Mutualiste n'est peut-être qu'une illustration. Mais elle apparaît comme le symptôme d'une évolution plus profonde. Des organismes historiquement chargés de protéger leurs adhérents investissent progressivement le terrain idéologique et sociétal. Diversité, inclusion, lutte contre les discriminations, responsabilité sociale : ces concepts sont devenus les marqueurs d'une communication mutualiste qui entend manifestement dépasser la simple gestion des contrats.
Mais les adhérents, eux, ne constituent pas un bloc idéologique. Parmi les sociétaires de La France Mutualiste, il y a des électeurs de gauche, du centre, de droite et, n'en déplaise aux dirigeants du monde mutualiste, sans doute, des électeurs du Rassemblement national.
Une mutuelle n'a pas à donner des consignes de vote à ses adhérents. Elle devrait peut-être aussi éviter de leur indiquer, même indirectement, quelle société ils doivent approuver. Pourquoi une mutuelle née pour protéger les Français devrait-elle, désormais, leur expliquer quelle France ils doivent préférer ?
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40 commentaires
Pascal Demurger ferait mieux d’appliquer une politique salariale humaine et reconnaissante envers les salariés « de la base, les petites mains » comme ils sont nommés. Ceux qui font vivre la Mutuelle sont surveillés, enregistrés, soumis à des objectifs insoutenables, bref du harcèlement quotidien ! Et je sais de quoi je parle. Si P Demurger aspire à de hautes fonctions politiques, il doit laisser son poste de PDG à quelqu’un de neutre et d’impartial. Les cotisations ne sont pas là pour financer autre chose que la protection des sociétaires !
Je ne connais pas cette mutuelle, et… c’est très bien comme ça. Mais on voit que le lavage de cerveaux, extrêmement contagieux, tourne à plein régime.
Comme l’Europe, comme le planning familial, comme les syndicats, etc, toutes ces officines financées par Nicolas se perdent dans des actions qui n’ont rien à voir avec ce pour quoi le contribuable les finance. Détournement d’argent public ? Et personne ne dit rien. Le parquet financier est submergé ou en congés ?
Vous avez bien résumé et le PNF est occupé avec MLP ils ne peuvent pas être partout, comme l’ARCOM avec CNEWS ne voyant pas les polémiques multiples sur france inter et les chaines de service public
Bien vu !
Jamais, dans l’histoire des civilisations, un peuple n’avait milité pour son effacement. Jamais. Zemmour l’avait écrit il y a vingt ans, le suicide français.
Tout aujourd’hui est politisé et hélas les mutuelles n’y échappent pas, je ne suis pas dans celle ci sinon j’aurai résilié direct
Les banques dont une certaine dont on voit la pub à la tv » la banque qui appartient à ses clients » mais qui virent les comptes de certains qui ne correspondraient pas à leur couleur politique et trop médiatisés à leur gout
Quand je vois ce « visuel » qui est sans équivoque, je trouve cela honteux en tous cas, j’espère que les Patriotes qui y sont , vont y mettre un terme, pas question de donner notre argent pour de telles pratiques
C’est très facile de changer de mutuelle.
Il faut que leurs adhérents change de boutique ! Après on verra.
J’avoue être très étonné qu’on s’étonne encore des liens naturels, structurels, historiques, fondateurs, entre les Maçonnerie (Grand Orient et Grandes Loges) et les gauches, diverses, variées, plurielles et ma foi très singulières (!), liens tissés depuis la Libération, reboostés depuis la prise de pouvoir par Mitterrand qui rendit une visite à grand ramage au monde mutualiste à son arrivée et quand il quitta le pouvoir. Sa reconnaisance était publique. Il avait d’ailleurs nommé ministre le président de la Mutualité, qui eut maille à partir avec la Justice, fut incarcéré à la Santé, et attendu à sa sortie par François Hollande, reconnaissant des services rendus à un parti qu’il dirigeait. La presse d’époque regorge de pleines pages de ces scandales, photos à l’appui, où la finance gauchiste faisait sentir tout son poids dans la politique torve de ce socialisme recyclé dans l’argent utile à la poursuite de cet idéal soi-disant élevé du bonheur commun. Les Banques étaient alors l’axe du mal à vouloir se mêler de complémentaires de santé et en vérité on se partageait un pactole entre nous.
je sais que beaucoup ignorent encore qu’en « se complémentant » par des adhésions, ils ne savent pas dans quelles caisses fortement imprégnées politiquement tombent leurs sous. Ils ignorent aussi les liens intersticiels avec la Formation Porfessionnelle et le Syndicalisme? fondés sur ce pactole. Il fait vivre des centaines de milliers de « travailleurs ». La fourmilière est prospère, elle est occulte, comme la Franc-Maçonnerie où l’on trouve autant d’âmes dévouées que d’imbéciles heureux, nommés pour n’être que des rouages d’un système, qui, si on y mettait vraiment le nez vous exploserait au visage.
Les oligarchies au pouvoir savent que le système est gangréné. Toutes les méthodes insidieuses du totalitarisme « soft » sont bonnes pour soviétiser la société.
Nous ne sommes pas obligés de souscrire à des produits financiers gérés par la « France mutualiste » ou ses distributeurs. Si l’impact de ces représentations est négative ils arrêteront (ce n’est pas le « service public » de l’audiovisuel ou un autre organisme vivant essentiellement de subvention qui se moquent totalement de déplaire)
Une mutuelle appartient à ses « adhérents » ! Pardon ! à ses dirigeants serait plus exact