Festival d’Avignon : Emmanuel Macron interpellé pour quémander plus de subventions
Le festival d’Avignon a tourné à la tribune politique. Le 12 juillet dernier, des intermittents du spectacle, accompagnés de la CGT spectacle et du Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles, ont exhorté le président de la République à venir en aide au monde de la culture.
Selon eux, le milieu serait en proie à la montée de la pensée réactionnaire et aux coupes budgétaires à répétition, fragilisant davantage le statut des artistes. « Monsieur le Président, à l’heure où nous sommes confrontés à une puissante offensive réactionnaire, à la fragmentation du débat public et à une défiance envers les institutions, nous affirmons qu’affaiblir le service public de l’art et de la culture serait une erreur historique. Les coupes budgétaires à répétition et celles qu’on nous annonce nous obligent à crier, tant il y a urgence », a notamment déclaré l’une des participantes, face à une salle comble et visiblement enjouée.
Ensemble, ils dénoncent les coupes budgétaires et réclament l'ouverture d’un « véritable débat sur le service public de l’art et de la culture », mais également à ce qu’au moins 1 % du budget de l’État soit consacré à la culture (contre 0,7 % actuellement, selon eux) pour que les artistes « retrouvent leur indépendance », ainsi que la garantie, pour chacun, d’un « accès égal à l’art et la culture » sur l’ensemble du territoire. En s’adressant directement à Emmanuel Macron et en incitant les spectateurs à filmer la scène et la relayer sur les réseaux sociaux, les intervenants espèrent obtenir des signatures pour leur pétition grâce au hashtag #1pourcentculture. Des membres de la classe politique se sont saisis de cet événement, à l’instar de la députée insoumise Sarah Legrain, qui en profite au passage pour faire la promotion de Jean-Luc Mélenchon.
Pourtant, lorsque l’on regarde de plus près, il est intéressant de noter que le festival d’Avignon In est déjà biberonné aux subventions avec près de 8 millions d’euros attribués par l’État et les collectivités, pour 60 millions d'euros de retombées économiques pour le Vaucluse. Dans le détail, l’État subventionne cet événement à hauteur de 4,27 millions d’euros, la ville d’Avignon à hauteur de 950.000 euros, le Grand Avignon 950.000 euros également, le département de Vaucluse 627.400 euros, la région Sud 756.000 euros, entre autres. Le festival d'Avignon Off, quant à lui, bénéficie d’un total de 152.500 euros de subventions. Un joli pactole dans un contexte croissant de restriction économique. Nous sommes ainsi loin des « attaques d’une brutalité inédite faites à la culture » dénoncées sur scène ou du « paysage de ruines » déploré.
Enfin, rappelons que, bien que le montant du budget de l'État alloué à la Culture ait diminué, il s'élève toutefois à près de 3,74 milliards d'euros, en 2026.
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73 commentaires
Je viens de m’auto-proclamer « artiste ». Quelqu’un peut-il m’indiquer à quel guichet je dois m’adresser pour toucher les subventions qui me reviennent de Droit et qui me permettront de vivre, certes chichement, mais finalement aussi bien que des millions de français qui se lèvent tôt le matin et bossent dur ??
Incapables de survivre sans subvention car sans talent . S’ils en avaient, ils auraient des spectateurs comme dans la plupart des pays. Les interminables du spectacles qui se prennent pour des artistes.
En somme des mendigots qui se servent dans les poches de ceux qui ne veulent pas aller payer pour voir leurs niaiseries.
Voyons l’Art n’a pas de prix dit on couramment. Par contre les subventions totalement indues pour des spectacles ou des films qui ne tiennent pas une semaine en salle, là il y a un prix pour ne pas dire un gouffre financier depuis des années. Il y a plus de productions de films et spectacles inversement proportionnel à la qualité que les rares spectateurs payants et les millions de contribuables payent le déificit en permanence. A titre d’exemple en Février 2024 , la Cour des Comptes notait un déficit de 1 milliard d’euros sur la Caisse Complémentaire des Intermittents du Spectacle.
Il est vrai aussi que le nombre d’intermittents du spectacle a notablement augmenté ces dernières années.Et pour cause un régime unique au monde dont la CGT Spectacle défend farouchement ses ouailles. En effet pour les petits malins, le plus dur est d’obtenir le Graal des 570 heures maxi à faire par an
Donc on travaille souvent gratuitement ou autres… pour y arriver. Une fois cela fait, les portes du ciel vous sont ouvertes grace aux relations . Vous pouvez travailler dans le cinéma ou l’audiovisuel public ou privé.
Il n’y a encore pas longtemps les chaines de TV utilisant des intermittents du spectacle avaient un logiciel de comptage des heures.Un certain nombre d’intermittents travaillant quasi continuellement pour certains chaines arrivaient rapidement aux fameuses 570 h et se devaient de les engager comme salarié.
Mais Ô miracle le logiciel intervenait et on mettait fin à son contrat de manière officielle pour pouvoir bénéificier des fameuses allocations de chomage. ANPE des intermittents étant quasiment pour certains leur principal employeur au frais du contribuable. Pour ceux en grande difficulte de pouvoir faire les fameuses 570 heures annuelles , les moins regardants bénéficiaient à l’époque de deux officines en RP qui moyennant finances vous fabriquaient les heures manquantes pour accéder aux allocations de chomage.
C etait vraiment une belle époque,où certains qui avaient obtenu leur quota d’heures rapidement pouvaient voyager pendant tout le reste de l’année et peut être même devenir des Guides de voyage .
C’était vraiment une belle époque si deux inspecteurs du travail n’avaient eu la mauvaise idée de fouiner dans cette magouile. Heureusement cet intermède n’a pas duré longtemps les deux inspecteurs trop curieux ont été mutés avec l’appui d’un certain syndicat, devinez lequel..
Miantenant c’est plus compliqué mais nettement mieux rénuméré à l’heure que de bosser en usine avec l’angoisse de perdre son travail. Me ERNOTTE Pdg Franc tV d’ailleurs représente la référence même de la bonne gestion dans le secteur audiovisuel, 81 millions de déficit et surtout mieux pour la récompenser pour cette fin d’année 78 000 euros de prime. Quand je vousrépète que l’art n’a pas de prix…..
Ben voyons !!! L’hôpital crève ; l’Education crève ; le pays crève et EUX ,ils ont l’outrecuidance de quémander de l’argent publique !!!!! On croit rêver !
Le budget de l’Etat a alloué à la Culture 3,74 milliards d’Euros pour 2026 !!!! mais alors, où passe tout ce « pognon » ? On veut des détails.
Pour les détails regardez mon commentaire, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg qu’on appelle culture..
ces gens là n’ont aucun talent ils devraient être rétribués selon les entrées dans leurs « spectacles » comme n’importe indépendant à son compte, ils espèrent toujours de l’argent en ne travaillant pas (le ramassage de fruits, les vendanges manquent de bras…)
Non la rentabilité n’est pas pour ces gens là, depuis des années pour un grand nombre d’entre eux, ils vivent sous perfusion aux frais des contribuables. On pourrait croire que ce sont pour la plupart des doux réveurs n’en croyez rien, ils savent très bien gérer ce que leur rapportent les quelques prestations pour obtenir le droit à leurs fameuses allocations chômage d’intermittents.. Ils savent très bien compter ..
Ils veulent de l’argent , qu’ils aillent travailler dans les vergers, les champs pour en gagné honnêtement ; en ce moment c’est la pleine saisons de ramassage des fruits et légumes.
Ce pays est a deux doigts d’être gérer par le FMI et ces feignasses demandent encore plus d’argent alors que 15% de la population est sous le seuil de pauvreté. ils ce foutent de la gueule des français.
C’est parfait !!!!! analyse exceptionnelle……..