Le 6 septembre avait lieu la rentrée du Rassemblement national, à dix-huit mois d’une élection capitale pour la France. Faute de gouvernants responsables, nous sommes à deux doigts du chaos : escalade de violences gratuites, carence de la Justice, racialisation des débats, instabilité économique, perte de repères sociétaux, politiques anxiogènes en matière sanitaire : tous les indicateurs laissent aujourd’hui envisager le pire pour les mois à venir.

Oui, trois ans après l’élection d’, la France nage en eaux troubles et les Français prennent peu à peu conscience qu’il ne suffit pas d’être surdiplômé pour avoir l’âme et la stature d’un véritable chef. Mais malgré la situation inédite que nous traversons, la colère populaire qui semble se réveiller est le fabuleux présage d’une renaissance enfin possible. Oui, les Français se réveillent et une grande majorité de nos compatriotes ne veulent plus être dirigés par une politique mondialiste et ultralibérale faisant fi de tout bon sens au détriment de l’intérêt du peuple.

L’attente populaire nous oblige, nous autres, responsables politiques, et l’année 2021 sera décisive pour l’avenir de notre nation. La prochaine échéance présidentielle se jouera en toute vraisemblance à droite, mais il serait présomptueux de croire que le second tour est déjà écrit par avance. « Jamais il ne faut vendre la peau de l’ours qu’on ne l’ait mis à terre », nous enseignait La Fontaine, au XVIIe siècle. Près de 400 ans plus tard, sachons tirer les enseignements de l’Histoire pour prendre conscience que rien n’est jamais acquis.

Pour gagner et redresser ensemble notre pays, toutes les bonnes volontés doivent se rassembler autour d’un programme commun dicté par l’intérêt général et le sens du bien commun. Si et le Rassemblement national sont évidemment des acteurs incontournables de ce sursaut national, si aucune victoire n’est possible sans , aucune victoire n’est, à mon sens, réalisable non plus en se passant de personnalités telles que , Marion Maréchal, Éric Zemmour, Jean Frédéric Poisson, et tant d’autres qui peuvent se retrouver sur un socle doctrinal commun.

Plus que jamais, l’heure est à l’unité ; plus que jamais, l’heure n’est plus aux combats d’ego dès lors qu’il en va de l’intérêt supérieur de la nation. La situation de notre pays est trop grave pour que nous puissions nous laisser aller à de tels enfantillages, et il est désolant de lire çà et là, sur les réseaux sociaux, des attaques puériles, gratuites et contre-productives de part et d’autre. Tous ceux qui participent à ces guéguerres d’un autre temps porteront une lourde responsabilité dans les défaites électorales qui en découleront naturellement. Pouvons-nous sincèrement nous payer le luxe de nous priver de l’expérience, du réseau, des soutiens de telle ou telle personnalité ?

Partout où la division et les intérêts partisans ont pris le dessus, partout les échecs se sont multipliés. C’est ainsi que Jospin, qui était donné gagnant par tous les instituts de sondage en 2002, ne parviendra pas à se hisser au second tour. Et c’est ainsi aussi que nous pouvons expliquer les récentes défaites municipales de Carpentras ou Tarascon, par exemple.

À l’inverse, partout où se sont faits des rapprochements et des unions, partout des victoires ont été obtenues. Sarkozy ou Macron en 2007 et 2017 en sont des exemples flagrants. Et les victoires de Béziers, Perpignan ou Moissac ne sont-elles pas la parfaite démonstration que l’union fait la force ?

Si les Français se réveillent, il est grand temps que nous autres, cadres politiques, nous ouvrions les yeux sur nos responsabilités : demain, il sera trop tard, et j’appelle de mes vœux cette grande union nationale, indispensable à toute victoire présidentielle.

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