Tout connaît l’inénarrable Marlène Schiappa, qui n’a pas son pareil pour arpenter les derniers salons télévisuels bien-pensants, où elle n’a de cesse de livrer ses dernières saillies, toutes dévouées à la cause féministe ou homosexuelle. Je suis encore à ce jour perplexe quant aux réels desseins de cette femme au poste gouvernemental qu’elle occupe.

Nous savons qu’une des grandes discriminations faites aux femmes concerne les disparités de salaires à qualifications et fonctions égales. Donc, si madame Schiappa avait eu la moindre intention d’occuper ce poste avec l’abnégation et la probité requises, il eût été pertinent qu’elle ajoutât “équité” dans la définition de son poste. En effet, à mon sens, la disparité des salaires relève plus de l’équité que de l’égalité au sens où cette dernière est, me semble-t-il, entendu dans la bouche des féministes.

À signaler que, pour une fois, l’État n’a pas attendu qu’une “prêtresse” du féminisme entre dans un gouvernement pour donner l’exemple en la matière : à ma connaissance, dans la fonction publique et les services de l’État relevant de la même grille indiciaire, cette équité des salaires est respectée !

Militante féministe convaincue, elle n’a de mots que pour la des droits des femmes et de tous ceux qui vivent en marge des lois naturelles des rapports hommes/femmes, ce qui, au demeurant, est leur droit non contesté. Elle se targuerait même d’être à l’origine d’une nouvelle diplomatie de notre pays : la diplomatie féministe ! Conception revendiquée à l’ lors de son intervention au printemps dernier dans le cadre de la Commission de la . En septembre de cette année, le “caporal clairon en chef” (Emmanuel ) s’est d’ailleurs empressé de confirmer cette nouvelle orientation de notre diplomatie lors de l’Assemblée générale de l’ONU.

Si prompte à défendre des idées chères à ses convictions – attitude respectable, par ailleurs – et non moins encline à s’employer à rassurer toutes les mouvances réclamant qu’une des promesses de campagne du président de la (PMA/PGA) soit concrétisée, madame le secrétaire d’État serait bien avisée de ne pas oublier que l’adéquation hommes/femmes ne pourra se réaliser sans les hommes ! La journée du 19 novembre lui offre l’occasion annuelle de nous rassurer sur ses intentions et sur son engagement impartial pour la seule cause qui vaille : humanisme = féminisme + hominisme.

Sans faire offense à son intelligence et son honnêteté intellectuelle, j’aimerais lui rappeler ce qu’est le 19 novembre de chaque année : la Journée internationale de l’homme, dont le manifeste se veut pacifiste et bienveillant.

Cette journée n’apparaît pas dans la liste officielle de l’ONU qui, ce même jour, préfère “honorer” les toilettes… J’ignore pourquoi cette concomitance, mais j’ose croire qu’il ne s’agit là que d’une fortuite coïncidence. Pour autant, l’ONU soutient la Journée internationale de l’homme, tout comme l’UNESCO. C’est bien là un minimum !

19 novembre 2018

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