Défilé du 14 Juillet, fait son entrée sur la tribune présidentielle. Ah, ils sont tous là ! Des ministres, un maire de Paris et puis, oh !… Lui aussi est venu. Et puis une dame avec un chapeau. Mais qu’ils sont beaux ! Allez… la bise à tout le monde. Smack pour lui, smack pour elle.

Devant son écran, le téléspectateur est dubitatif. La veille, l’époux de la dame qui tombe dans les bras de ses invités a annoncé toute une série de mesures coercitives pour en finir avec le virus. Même vaccinés, les Français devront respecter les gestes barrières. termine sa tournée générale d’embrassades durant laquelle elle a gardé son masque. Les règles sanitaires sont d’un compliqué !

Ces effusions passées, nous retrouvons la première dame quelques instants plus tard debout aux côtés de son mari. Sans masque. Libre dans sa tête. Les Français vont pouvoir constater qu’elle n’a pas pris une ride. Les années, aussi, ont défilé. Et rien. Comme neuve. Le temps n’a pas eu prise sur ce bastion de la France qui mobilise des bataillons de coiffeurs. Peigne sur l’épaule. En avant !

Sur un cliché, Emmanuel Macron, penché vers son épouse, semble lui suggérer d’arrêter ses excentricités. Toute la France regarde. De quoi va-t-il avoir l’air, avec son passe sanitaire ? Un jeune spectateur s’est vu refuser l’accès des Champs-Élysées parce qu’il n’avait pas encore reçu la deuxième dose. Un peu de tenue, que diable !

Madame se résigne et réapparaît masquée sur les écrans. Coucou ! C’est encore moi. « Comment me préférez-vous ? Avec ou sans masque ? » Les sbires du service communication sont anéantis. Cette femme est un danger public. Une envoyée des complotistes. Un agent double ! Le Président doit revenir devant les Français pour annoncer ses deux mesures phares concernant la population féminine de 68 ans vivant dans un palais du VIIIe arrondissement. La bise autorisée en cas de mondanité urgente et le masque intermittent. « Tu me vois, tu me vois plus. »

En fin de défilé, alors qu’Emmanuel a déjà infligé deux contraventions de 135 euros à son épouse, deux cavaliers de la Garde républicaine chutent de leur monture devant le couple présidentiel. trésaille. Mon Dieu ! Les chevaux ne sont pas masqués. C’est horrible. Le Président comprend alors qu’il est temps de rentrer pour recommencer l’explication des règles sanitaires depuis le début. Oui, elle peut faire la bise à tous les invités pour leur dire au revoir. Au point où on en est…

15 juillet 2021

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