Le PSG a son Messi(e), c’est Neymar. Chut, ne le dites pas trop fort

 

Les médias sont restés silencieux sur le sujet, mais pourtant, dès son discours de présentation aux supporters du Paris Saint-Germain, la star brésilienne a fait référence à Dieu pour justifier son départ du FC Barcelone.

« Dieu m’a aidé pour prendre ma décision », nous a t-il dit, « je pense qu’Il m’a conduit ainsi vers le bonheur », a t-il poursuivi.

Et son tweet de soutien aux victimes des attentats ne fait que confirmer l’importance du Créateur dans sa vie : « Que Dieu réconforte toutes les familles. Je t’aime Barcelone. »

Il est vrai que, jusqu’ici, il jouait en « terres chrétiennes ». Son prosélytisme religieux, marqué par le port d’un bandeau sur lequel figurait « 100 % Jésus », après une victoire en Ligue des champions avec Barcelone en 2015, a eu un certain écho dans nos médias, sans que cela ne gêne trop. En 2016, comme il réitère son geste à la suite de la finale olympique gagnée par le Brésil, une polémique s’installe. En effet, il contrevenait à la charte du CIO. Les messages politiques, religieux ou commerciaux sont interdits. Sa propagande religieuse devenait alors un peu plus embarrassante.

Mais, depuis sa signature au club qatari, la donne n’est plus la même. Le Qatar est le propriétaire du PSG et l’islam est la religion de cet État. Le bandeau « 100 % Jésus » est donc resté au vestiaire. Et quand on connaît l’importance de ce pays du Golfe dans la finance française, on peut comprendre aisément que les allusions à Dieu, faites par la nouvelle star du championnat de France de football, aient été passées sous silence par nos médias subventionnés. « Raison d’État » oblige !

Outre le fait que l’indécence des revenus du nouveau roi du football de la planète n’est pas vraiment en phase avec le message de Dieu, qui prône plutôt le dénuement, un pays islamique qui s’offre comme tête de gondole, pour vendre ses intérêts sportifs et stratégiques, un joueur très marqué par la religion chrétienne, cela ne manque pas de « sel ».

Chacun, dans cette histoire, joue à qui perd gagne. Neymar, en signant au PSG, s’éloigne de ses déboires judiciaires, avec la justice espagnole, concernant son transfert au Barça en 2013. Et pour les Qataris, Paris vaut bien un Messie et une messe. Sans Neymar, le club parisien gagnait. Avec Neymar, la victoire est offerte par les adversaires, en offrande à leur idole. Le PSG a son Messie, c’est Neymar.

Mais comme l’indique le tatouage du nouveau dieu du football, gravé sur son index gauche et inspiré de celui de la chanteuse Rihanna – « Shhh… (Chut…) -, ne le criez pas trop fort ! Cela pourrait déplaire aux dirigeants qataris.

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