Editoriaux - Histoire - Table - 16 novembre 2017

Lueurs à l’horizon… tout ne serait donc pas pourri au royaume de France ?

Nouvelle, cette impression que « ça » bouge, que les lignes frémissent, les positions flottent, les endormis ouvrent un œil, les muets retrouvent de la voix, les trouillards se redressent.

Ainsi l’affaire des prières de rue venant juste après la suppression de la croix sur la statue de Jean-Paul II. Ces prières se répètent à Clichy-la-Garenne depuis huit mois, mais enfin des protestations s’élèvent et des élus, pourtant très conventionnels, se massent, écharpe bien visible, pour chanter « La Marseillaise » (quelles que soient leurs arrière-pensées, ils sont là). Il semble désormais permis de dire que trop, c’est trop, qu’il ne faut cesser de tolérer ce qui est intolérable, que le deux poids deux mesures est inadmissible. On ose parler, s’étonner, même s’indigner quand des crèches sont interdites dans les mairies à Noël, alors qu’Hidalgo et autres fêtent la fin du ramadan en mairie. Et même Mme Autain n’est pas d’accord quand l’immunité parlementaire de Gilbert Collard est levée pour une image. Où allons-nous si la vérité n’est plus mise sous le boisseau ?

Ainsi l’affaire Ramadan, qu’il soit coupable ou non, fait s’écharper des membres hautement respectés de la gauche, de l’extrême gauche : lutte de titans entre Charlie Hebdo et Mediapart, duel sanglant entre Riss et Plenel sous nos yeux goguenards. Quand des menaces de mort, que nous savons n’être pas vaines, s’y ajoutent, le combat devient vraiment sérieux. Les porcs balancés jusqu’ici étaient des porcs « blancs », et voici une figure reconnue de l’islam, jugée respectable par beaucoup, interlocuteur privilégié des journalistes et intellectuels, devenu un cochon comme les autres. Du coup, les femmes qui essayaient de parler AUSSI du harcèlement de rue, dans les banlieues sensibles, dans les quartiers où il ne fait pas bon marcher seule, donnent de la voix et se font mieux entendre.

Ainsi en va-t-il des féministes : on leur emboîte le pas quand elles attaquent les hommes, leur désir envahissant, leurs mœurs douteuses, leur virilité exhibée. Les malheureux battent leur coulpe, prêts à se dénoncer eux-mêmes et à expier… Mais qu’elles touchent à notre langue, nous balancent de l’écriture inclusive qui porte mal son nom puisqu’elle exclut l’Histoire de notre langue française, alors enfin des voix autorisées (Académie) s’élèvent, et des voix tout court, celle du bon sens, celle du respect de la langue, de l’amour de la littérature, de la lecture, de la diction qui seront aussi atteintes. Même Mme Schiappa trouve que les féministes ont poussé le bouchon trop loin. Peut-on espérer qu’elles en subissent le contrecoup dans d’autres domaines. Car outre la langue sont aussi en cause les rapports particuliers entre hommes et femmes dans notre pays : il me souvient que, au début des années 80, une amie canadienne accompagnée de son mari déclarait, au cours d’un dîner, à quel point elle aimait venir en France où dans la rue, dans le métro, elle sentait le regard des hommes, alors qu’une réserve toute puritaine (et frustrante) régnait dans son pays. Elle n’était ni contente d’elle, ni provocante, ni aguicheuse, mais se sentait exister comme femme à Paris. C’était un autre siècle !

Ainsi certains qui avançaient des horreurs sans jamais être inquiétés, qui niquaient la France, interdisaient des manifestations aux Blancs, minimisaient les crimes du terrorisme islamique, exhibaient leur haine sur les écrans et les réseaux sociaux, commencent à être mis en cause, critiqués publiquement, obligés de se défendre. Quand on entend Raphaël Enthoven régler leur compte à ceux qu’il n’appelle pas « islamo-collabos » mais qu’il décrit comme tels (Europe 1), quand Riss ose « islamo-gauchistes » dans Le Figaro, quand sur Canal+, le couturier Lagerfeld dit « On ne peut pas tuer des millions de juifs puis faire venir des millions de leurs pires ennemis après », alors on se prend à penser que peut-être tout n’est pas entièrement « pourri au royaume de Danemark »…

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