Editoriaux - Justice - Société - 20 octobre 2018

Le violeur de Clermont- Ferrand, mariage blanc, récidive : algérien ou libyen ?

Le grand cafouillage !

Le samedi 22 septembre dernier, une étudiante de 22 ans est très violemment agressée par un inconnu en rentrant chez elle. Comme nous l’annonce le journal régional La Montagne, vers 3 heures du matin, une jeune femme marche à proximité de la place Delille à Clermont-Ferrand, en plein centre-ville. Elle revient d’une soirée entre amis lorsqu’elle est abordée par un inconnu qui l’a rejointe en courant. Là, il l’agrippe, puis lui assène de violents coups de poing sur tout le corps. Alors qu’elle tente de se débattre, l’individu l’entraîne de force derrière un Abribus® à l’écart de la voie routière, en maintenant sa main sur sa bouche pour l’empêcher de crier. Puis il l’oblige de force à des pénétrations. Aussi rapidement qu’il était apparu, l’agresseur disparaît en prenant la fuite. L’étudiante, choquée, néanmoins donne l’alerte et dépose plainte au commissariat.

Heureusement, il y a un dieu pour les victimes car, deux jours plus tard, cette même étudiante aperçoit son agresseur dans le tramway. Elle le reconnaît d’autant mieux qu’il porte les mêmes vêtements que le soir du viol, un haut de survêtement blanc siglé « Manchester United ». Immédiatement, elle téléphone à la police, il est appréhendé dès sa descente du tram. Après sa garde à vue, un élément accablant vient gonfler son dossier : son ADN correspond à celui retrouvé sur la victime du viol. Il est mis en examen et écroué.

Baddredine C., reconnu par deux autres femmes, est aujourd’hui poursuivi pour trois faits d’agressions sexuelles perpétrés en deux jours. Le problème est que, pour l’instant, il se dit libyen et conteste son identité et sa nationalité algérienne. Pourtant, c’est sa femme, avec qui il aurait contracté un mariage blanc, qui a remis son passeport aux enquêteurs.

Elle n’est pas belle, notre France ?

Un étranger contracte un mariage blanc, puis se fixe récemment à Clermont-Ferrand et, en deux jours, agresse et viole trois femmes. Un étranger dont on ne sait pas, de manière officielle, s’il est algérien ou libyen. Un étranger qui nie s’appeler du nom que la Justice lui attribue pourtant. Un étranger qui, s’il n’avait aucun antécédent, fait l’objet de recherches actives pour découvrir des témoignages prouvant qu’il se serait déjà attaqué à d’autres personnes.

Mais la question essentielle de cette affaire est la suivante : comment une telle personne, qui n’en est peut-être pas à son coup d’essai, a pu passer jusque-là à travers les mailles du filet, tirer parti d’un mariage blanc, et comment sa compagne s’est-elle faite complice de ces fausses épousailles ?

L’immigration est un phénomène tellement considérable que lorsque l’on arrête un individu allogène qui n’a pas de papiers sur lui, la police est incapable de savoir, au départ, qui il est et d’où il vient.

La France, gruyère de l’Europe, est ainsi parsemée de failles légales où des dizaines de milliers d’inconnus n’ayant pas d’existence légale se déplacent incognito sur le territoire en attendant, peut-être, l’âme sœur prête à se « dévouer » en leur offrant un mariage blanc.

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