Editoriaux - 20 juillet 2018

Et si l’on envoyait la facture des incidents de la Concorde à Emmanuel Macron ?

Si notre Président a tous les droits, les manants, eux, n’en ont qu’un seul : subir. Nous avons pu encore le constater ce 16 juillet en soirée, sur les Champs-Élysées et la place de la Concorde. En effet, douze minutes et pas une minute de plus, c’est le temps qu’ont mis les Bleus pour se montrer sur la plus belle avenue du monde et communier, après leur victoire, avec leurs supporters. Pourtant, le programme officiel des Bleus prévoyait une heure complète pour la descente des Champs-Élysées. Mais, comme l’explique Le Parisien : « C’était avant que le programme établi soit bousculé par le retard au décollage de l’avion des Bleus, et le trajet depuis Roissy. Résultat, l’équipe de France n’a entamé son triomphe romain qu’à… 19 h 20, avec presque deux heures de retard sur l’horaire prévu ! »

Or, cela fait déjà longtemps que familles et supporters attendent sous le soleil caniculaire de juillet. Enfin, le bus passe avec Varane en tête, au fond, avec la coupe, Pogba crie des mots inaudibles pour le public et puis… et puis c’est tout ! Comme l’a fait remarquer un spectateur, « on ne les a eus que dix grosses secondes dans notre champ de vision ». Pour un autre : « On aurait dit le Tour de France ! Ils sont passés à toute vitesse. » Toujours d’après le quotidien, une jeune mère dépitée expliqua : « On a attendu trois heures pour qu’ils passent en coup de vent, c’est nul. »

En réalité, ces gueux n’ont rien compris : la victoire n’était pas pour eux, elle était pour Jupiter qui, lui, s’impatientait à l’Élysée. D’ailleurs, Le Figaro affirma, mardi, que c’est notamment le « château » qui décida d’écourter la descente alors qu’elle devait, au départ, durer une heure. Des raisons de sécurité auraient été avancées. Le retard pourrait avoir aussi poussé l’Élysée à demander à ce que les Bleus rejoignent la réception assez tôt, notamment avant le début des journaux de 20 heures (les services de l’État ont démenti). Car la victoire ne se concevait, pour Macron, que par un passage obligé par les médias, persuadé qu’il était que ses gesticulations au milieu de la bande à Deschamps lui procureraient quelques points supplémentaires dans les sondages.

Alors fini, aussi, le passage des joueurs au Crillon, fini le salut aux supporters massés sur la place de la Concorde, ce 16 juillet au soir. C’est un policier qui a, finalement, expliqué au bon peuple que les vainqueurs ne viendraient pas, ajoutant maladroitement que la foule devait se disperser. À 23 heures, les gens ont donc commencé à s’éparpiller et à quitter la célèbre place au moment où le palace décidait de fermer les fenêtres et les rideaux de sa façade. Les présents ne se sont pas privés d’inonder les réseaux sociaux de leurs dépits : « Bravo à @equipedefrance pour cette belle ! Je ne dirai rien au sujet de @EmmanuelMacron qui prive les supporters d’une rencontre avec les Bleus. Aucune excuse ni raison ne peut justifier cet acte. »

« À gauche le petit peuple qui aura “vu” filer un bus sous ses yeux en quelques secondes après des heures d’attente. À droite le roi qui s’est accaparé les Bleus, nos Bleus, pour la soirée. Bravo ! »

Vu la mainmise télévisuelle voulu par le « palais », je propose que l’on envoie la facture des incidents qui se sont déroulés durant la nuit, place de la Concorde, à l’Élysée.

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