Des migrants s’installeront-ils dans l’ancienne gendarmerie d’Arzano ?

Mais que se passe-t-il à Arzano ?

Après Saint-Macaire, Allaire, Arleux, Pouilly-en-Auxois, Sens-de-Bretagne, et bien d’autres communes partout en France, Arzano risque de voir sa gendarmerie – tout juste fermée – devenir un centre d’accueil et d’orientation (CAO) pour jeunes hommes majeurs clandestins non demandeurs d’asile, sur ordre du préfet du Finistère.

Ce qui n’était au départ qu’une rumeur a finalement bien été confirmé et une réunion publique a été organisée le 15 octobre 2018 dans ce petit bourg de 1.400 âmes. Il ne fut d’ailleurs pas étonnant de constater que cette réunion se déroula sous haute tension.

Et pour cause : il faut savoir que, dans ce petit village en zone rurale, une famille d’anciens artisans de la commune vit depuis un an dans un abri sans électricité. Pour eux, l’État n’a pas bougé le petit doigt pour leur trouver un toit digne de ce nom. Mais pour les clandestins, le gouvernement n’hésite pas une seconde à faire de lourds travaux dans ses anciennes gendarmeries. Et peu importe le prix : quand on sait qu’un mineur isolé coûte 4.200 € par mois, il y a de quoi soulever la colère des Français les plus modestes qui n’arrivent pas toujours à se loger, à se soigner ou même à se nourrir correctement.

La hausse systématique des taxes, et particulièrement des taxes sur le carburant ces derniers temps, servirait-elle en réalité à financer l’accueil, le gîte et le couvert d’étrangers en situation irrégulière ? Cette conclusion peut-être hâtive n’est cependant pas absurde quand on sait que plusieurs collectivités ont d’ores et déjà la volonté d’aider financièrement l’Aquarius.

Quoi qu’il en soit, comme partout avant, cette arrivée prochaine se fait sans aucune concertation avec la population municipale ou même avec les élus, qui n’ont jamais délibéré sur le sujet. En effet, c’est la préfecture elle-même qui impose cette décision aux communes concernés. Où donc est passée la démocratie si chère à nos élus pourtant si prompts à défendre la République ? Où donc est passée la liberté des communes à prendre les décisions qu’elles jugent les plus à même de servir l’intérêt général ? Que Jupiter ne sous-estime pas la colère de son peuple… colère qui monte non pas seulement à Arzano mais un peu partout dans le pays.

Pour l’information de nos lecteurs, un collectif, Arzano NON au CAO, a vu le jour et propose, sur sa page Facebook, d’informer sur la situation en relayant différents articles concernant ce genre d’installation et les risques engendrés. Mais il n’en restera sûrement pas là ! D’après nos sources, d’autres manifestations sont envisagées et une pétition forte de plus de 1.000 signatures circule sur Internet.

Les langues commencent à se délier et de nombreuses personnes, sous couvert d’anonymat, s’opposent à cette installation puisque, de l’aveu d’un commerçant, plus de 95 % de la commune est contre. Le minimum serait d’organiser un référendum local sur le sujet. La préfecture, pourtant si sûre d’elle, en aura-t-elle le courage ? Rien n’est moins sûr…

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