Chouette, trois ans de plus pour Jack Lang à l’Institut du monde arabe !

Ancien chef d'entreprise
 

Jack Lang est aux anges. Nommé à la présidence de l’Institut du monde arabe en 2013 par François Hollande, ce dernier, avant de quitter pour toujours l’Élysée, vient de lui refaire un joli cadeau : il y restera trois année de plus ! À 9.000 euros par mois, ça ne se refuse pas.

Et il en met, du cœur à l’ouvrage, le passionné du monde islamique ! Inaugurant son nouveau mandat en grande pompe, le voilà à présenter des expositions vantant son dada : « Splendeurs de l’écriture au Maroc, Manuscrits rares et inédits », c’est cette semaine, dépêchez-vous de vous y rendre, ou « Trésors de l’islam en Afrique » d’avril à juillet, vous avez le temps de vous organiser.

Le désir de Jack Lang ? « Faire reculer les préjugés, les clichés, les ignorances » car, comme chacun ne le sait pas encore, « l’islam d’Afrique est un islam éclairé, pacifique, tolérant à l’exclusion de quelques groupes extrémistes qu’on rencontre d’ailleurs dans la plupart des religions et des pays », répond-il à Paris Match. La soupe habituelle, quoi ! Il aspire même à « une France arc-en-ciel ». Sacré Jack, va !

Et si on parlait plutôt de son joujou, l’IMA ? Il devait, paraît-il, remettre sa gestion en ordre, son prédécesseur lui ayant légué des comptes désespérément rouges. Fondation de droit privé contrôlée à parité par la France et vingt et un États membres de la Ligue arabe – c’est ce qu’on apprend sur capital.fr -, il s’avère que la plupart n’en ont rien à battre, de cet Institut ! La conséquence ? La majorité de ces pays islamiques, depuis sa date de création (1989), ne règlent leur tribut que très sporadiquement.

Un fonds versé avec réticence de 1 million d’euros quand il en faut plusieurs autres pour faire fonctionner la machine, devinez qui passe à la caisse ? C’est qu’il faut aussi les rémunérer, les 120 clampins qui fourmillent dans le machin ! Douze millions d’euros par an de subventions allouées par le ministère des Affaires étrangères, deux autres millions provenant, pour 2015, de Total, RATP, Engie, Lafarge, etc., ne suffisent toujours pas !

Le public bouderait-il les expositions ? Pas toutes : se déplacer découvrir « Il était une fois l’Orient Express », oui, « Hip-Hop, du Bronx aux rues arabes », beurk. Mais alors, comment se débrouille-t-elle, notre langue de bois nationale ? Elle ne se débrouille pas, elle fait comme si les finances se portaient comme un charme. Enfin, pas tout à fait. Elle négocie mais pas toujours, les innombrables repas… qu’en plus, elle ne paie pas ! – le procès avec le restaurateur Nora, délesté de 41.000 euros, n’en finit pas – ou, plus original, dans ses appels d’offres, elle demande aux restaurateurs candidats de « garantir 1.000 repas gratuits par an pour la présidence ». Ben oui, quand on s’appelle Jack Lang, on demande des passe-droits. Normal, non ?

Bien sûr, la direction dément la piteuse fréquentation de son établissement – « Elle est au beau fixe »… mais elle ne figure pas dans le top 20 des lieux culturels de la capitale, avoue pourtant son secrétaire général ! 760.000 visiteurs en 2015 contre… 7,4 millions pour le Louvre en 2016. 

La conclusion de capital.fr est sans appel : depuis 2012, selon la Cour des comptes, les résultats nets de l’IMA ont été négatifs à hauteur de 2,5 millions d’euros en 2015.

Quid des soucis financiers de l’IMA ? demande-t-on à la 2e personnalité préférée des Français (en 2016). « Nous sommes pauvres mais sexy. » Sacré Jack, toujours le mot pour rire…

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