Arsène Lupin à l’Élysée

 

Le butin du plus grand « casse électoral » de la Cinquième République peut être récupéré dans les filets des législatives. Nos institutions possèdent, en effet, l’antidote au venin que constituerait la politique d’Emmanuel Macron pour notre pays, si elle s’appliquait un jour. Cet antidote est la cohabitation.

Ce beau roman commence, aux yeux du grand public, par la création du mouvement En marche !, pour arriver à ce « hold-up » presque parfait (parfait, si La République en marche remporte les législatives). Bien entendu, tout est mis en œuvre pour faire passer cette structure comme apolitique, proche du centre, ni de droite, ni de gauche, rassemblant la société civile (terme à la mode qui ne veut rien dire).

Et pourtant, lorsque le masque tombe, que le faux nez de Bayrou, les yeux de biche de NKM, la barbe de trois jours et le front dégarni d’Édouard Philippe, l’auréole de Sylvie Goulard, l’Européenne, s’effacent, vous vous retrouvez avec une maison sans fondations, composée d’un PS bis, pilotée par un « gentleman cambrioleur ».

Il suffisait de regarder le film documentaire sur TF1, « Macron, les coulisses d’une victoire », pour observer une réalité bien à gauche, avec des trotskistes – Daniel Cohn-Bendit et Romain Goupil – et des socialistes – Ismaël Emmelien, le directeur stratégique de la campagne, ex-conseiller de Nicolás Maduro, Stéphane Séjourné, chargé de la relation avec les élus, qui a pour fait d’armes le blocage de l’université de Poitiers lors de la lutte contre le CPE, Sibeth Ndiaye, la responsable presse, passée de l’UNEF au PS, Benjamin Griveaux, porte-parole, élu socialiste de Saône-et-Loire, etc.

Quant à François Bayrou, les épaules très basses, il laisse entrevoir un homme pour qui l’esprit de revanche a pris le pas sur sa conscience.

Emmanuel Macron est le parfait reflet de cette phrase terrible que j’ai relevée dans le livre d’Anne Fulda, Emmanuel Macron, un jeune homme si parfait, et que je vous livre in extenso : « Sous le sceau de l’anonymat, l’un de ses anciens camarades de l’ENA le note en tout cas : “Emmanuel a toujours eu des fidélités successives ou plutôt des infidélités successives.

Il ne renvoie pas l’ascenseur. Il se sert des gens. Mais ce qui est exceptionnel, c’est que les gens, souvent intelligents, le savent et se font quand même avoir…” »

Il est alors facile de comprendre que beaucoup d’électeurs se sont fait avoir par ce scénario machiavélique, qui a commencé avec le cabinet noir de Hollande à l’Élysée pour détruire les leaders de la droite, s’est poursuivi avec le roman « En marche » et s’est installé sur le climat de peur engendré par la gauche au sujet du FN.

Sans jamais aborder les problèmes de fond qui taraudent notre société, Macron a surfé sur la vague anti-Le Pen pour arriver sur la plage de l’Élysée.

Cependant, il ne faut pas perdre espoir. Ce magot qui a été subtilisé par cet Arsène lupin de la politique peut être récupéré lors des législatives. Le rassemblement des droites est encore possible dans une Assemblée nationale à majorité « Les Républicains ».

Mais méfiez-vous de la contrefaçon de LR , nommée malignement LRM (La République en marche). Si, après tout ceci, vous n’êtes pas convaincus que La République en marche est, en fait, un parti de gauche, penchez-vous sur le cas de Catherine Barbaroux.
Cette femme à qui Emmanuel Macron vient de confier les clefs de la maison est membre du PS depuis 1970, et proche de Martine Aubry…

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