Editoriaux - Histoire - Sport - 14 juillet 2014

Une Allemagne quatre étoiles !

Ça y est, la quatrième étoile de champion du monde va pouvoir être cousue sur le maillot de la Mannschaft. Après de nombreux échecs tout près du but, le onze de l’élégant et socio-démocrate Joachim Löw a été sacré ce dimanche soir dans le temple du futebol mondial. 1 à 0 au bout d’une rencontre très tendue.

Un exploit dans l’histoire du jeu car jamais, depuis 1930, une équipe européenne ne s’était imposée lors d’une phase finale en Amérique. Le tabou a sauté, mais le fait que la plupart des équipes latino-américaines aient perdu une grande partie de ce qui faisait leur identité sur le terrain, a fini par se payer. A trop vouloir imiter le modèle européen… les dieux du ballon rond ont préféré l’original !

Pourtant, l’Argentine a pris le match comme il le fallait. Elle a attaqué, elle a joué, et il a manqué un peu de chance et de technique dans le geste final. Un but logiquement refusé pour hors jeu d’Higuain, deux grosses occasions ratées devant les cages teutonnes, notamment par le quadruple ballon d’or Messi qui sans doute, ne rejoindra jamais son compatriote Maradona au paradis des champions du monde. Quant à Pelé, a qui on le comparait à une époque, autant dire que ses 1200 buts et ses trois coupes Jules Rimet sont éternellement inaccessibles !

Le tournant du match aurait pu survenir lorsque le gardien de but allemand Neuer a boxé une balle visiblement hors de sa surface en faisant faute sur un adversaire. Le carton rouge a été sorti pour bien moins que ça dans le passé. Mais l’arbitre italien a du regarder ailleurs durant ce moment crucial.

Au final, le titre allemand n’est pas un scandale. Si l’équipe de Thomas Müller a souffert contre l’Algérie (victoire après prolongation) et contre la France (1 à 0 sur un but généreusement accordé), elle a offert du spectacle contre le Portugal (4 à 0) et bien sûr a littéralement détruit le Brésil chez lui (7 à 1) au cours d’un match dont on se souviendra jusqu’à notre mort.

Au moment de la remise de la coupe FIFA, Angela Merkel était rayonnante, contrastant avec la présidente du Brésil Dilma Roussef, sifflée à chaque fois que l’écran géant du stade proposait son image au public. Dilma se débarassa d’ailleurs du trophée dans les mains du capitaine allemand.

Le feu d’artifice explosa dans le ciel carioca. Un goût amer restait au travers de la gorge de tous les amoureux de football, de tous les nostalgiques : on aurait tellement aimé voir le Brésil enfin triompher dans son lieu de culte. Mais après le drame de 1950, il y eu l’implosion de 2014. Le Brésil doit désormais se reconstruire pour briller lors des Jeux Olympiques de Rio dans deux ans. Encore un tournoi maudit que la seleção n’a jamais gagné !

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