Alors que la France s’apprête à connaître une grave crise économique, la Commission européenne présente son de l’économie : 750 milliards d’euros pour relever les défis liés à la pandémie, dont 22 milliards prévus pour l’asile et l’immigration et 13 milliards pour l’entrée de l’Albanie dans l’.

Réaction de Virginie Joron, députée RN au Parlement européen

La Commission européenne présente son plan de relance. Dans le détail de ce plan de relance, on fait évidemment suite à la crise économique aggravée par l’épidémie de Covid-19. On s’aperçoit qu’une part du budget non négligeable est, notamment, attribuée à l’entrée des Balkans dans l’Union européenne. Est-ce cohérent ?

J’ai découvert cela avec stupéfaction à la dernière page. On nous présente ce plan de relance pour aider la reprise économique des États européens. En réalité, pas mal de propositions disent clairement que c’est aussi pour renforcer certains programmes. Ils utilisent ce plan de relance pour affirmer leur idéologie, et notamment en politique d’immigration et d’asile, et pour continuer à faire rentrer les pays des Balkans.

22 milliards sont attribués pour le fond asile et migration. 13 milliards sont attribués pour la pré-adhésion, notamment, de l’Albanie. Est-ce le sauvetage de l’Europe avec, en prime, le coup de bélier idéologique ?

C’est pour renforcer leur assise et pour accroître la résilience de l’Union et aussi pour relever les défis liés à la pandémie. Ils se servent de cette crise sanitaire pour continuer d’ouvrir l’Europe et, surtout, de ne plus la protéger de la politique migratoire. Cette politique coûte beaucoup à la France. Selon le rapport de la Cour des comptes, nous sommes à plus de 6 milliards.

On sait que cette crise économique va frapper durement la France. On parle de récession et de plusieurs centaines de milliers de chômeurs supplémentaires dans les mois à venir, alors même que toutes les conséquences de l’épidémie de Covid-19 ne sont pas encore connues. On a l’impression que l’Union européenne n’a pas été très présente auprès des Français. L’Union européenne n’a pas été au rendez-vous…

Comme d’habitude, elle est déconnectée. Dans ses bureaux aseptisés, Bruxelles ne s’est pas rendu compte de la crise que les Européens ont connue. Parmi les 750 milliards du plan de relance, seulement 39 milliards seront attribués à la France. Je dis seulement, car la Pologne se verra attribuer 36 milliards, alors que les pays les plus touchés sont l’Italie, l’Espagne et la France. Comment ont-ils déterminé ce montant ? Cet exemple supplémentaire nous montre qu’ils sont déconnectés. Avec ce plan de relance, ils ont pris en compte des éléments de la crise et ont vu le déficit du personnel de santé et le problème d’alimentation des médicaments. En revanche, quand on creuse un peu sur le protectionnisme et la relocalisation, cela bloque. Ils ont pris un peu la mesure de cette crise, mais ce qu’ils préfèrent, c’est encore plus de fédéralisme. Comment va-t-on financer cela ? Aujourd’hui, il n’y a pas de réponse si ce n’est l’impôt européen.

2 juin 2020

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