Vieillissement de l’Europe : le Financial Times révèle l’imposture du « miracle migratoire »

Peu suspect de complotisme ou de fascisme, le Financial Times jette un pavé dans la mare immigrationniste.
Photo de There on Saturn : https://www.pexels.com/fr-fr/photo/vue-arriere-d-un-couple-de-personnes-agees-marchant-ensemble-11147537/
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Depuis des années, on entend cet argument, censé être mathématiquement irréfutable, pour justifier des arrivées de migrants par centaines de milliers dans les pays de la vieille Europe – de plus en plus vieille, justement, et qui n’a pas envie de renouveler ses générations : l’arrivée de migrants serait le seul moyen de trouver des travailleurs pour faire face à l’hiver démographique de nos civilisations essoufflées.

Peu suspect de complotisme, de fascisme ou quoi que ce soit d’aussi infamant, le Financial Times donne, ces jours-ci, la parole à un économiste nommé Oren Cass, qui travaille pour le think tank American Compass. Ses conclusions ont, elles, le mérite d’une véritable limpidité mathématique : à rebours de la pensée magique immigrationniste, il a analysé le véritable impact de l’immigration massive sur le marché de l’emploi. Ses conclusions détruisent les croyances de la gauche : loin d’être la panacée, loin de « faire le travail dont les autochtones ne veulent pas », les immigrés, main-d’œuvre bon marché et abondante, encouragent les patrons à maintenir des jobs précaires ou à n’apporter aucune amélioration aux conditions de travail. Si un job ingrat existe alors que les autochtones refusent de le faire, c’est parce que les patrons savent qu’il y aura quelqu’un pour le faire. Sans cela, ils seraient forcés de se réorganiser.

Contre la pensée magique de la gauche

D’ailleurs, l’article va plus loin, puisqu’il cite les travaux de Daron Acemoğlu — prix Nobel d’économie 2024 —, David Autor, Keelan Beirne et Andrew Scott. Selon ces chercheurs, la pénurie de main-d’œuvre dans des sociétés vieillissantes obligerait lesdites sociétés à innover, à chercher des solutions techniques, au lieu de s’effondrer sur elles-mêmes. Moins de main-d’œuvre, plus d’innovation. Pour finir, Oren Cass inverse la charge de la preuve, c’est-à-dire qu’il demande à la gauche de fournir des éléments concrets en appui de ses songes : ceux qui défendaient, en 2017, l’intérêt d’une main-d’œuvre immigrée massive et bon marché pourraient-ils produire la preuve que ce choix a eu des conséquences positives sur l’économie ?

« Massive immigration is not the silver bullet economists think it is », titre l’article. « Silver bullet » est une expression idiomatique qui signifie à peu près « solution miracle ». Cette « balle en argent », censée résoudre tous les problèmes, montre aujourd’hui toutes ses limites. D’ailleurs, Oren Cass constate que de nombreux partis de centre gauche, dans les démocraties occidentales, observent une disparition de leur électorat traditionnel, qui tend à se repositionner ailleurs. C’est bien normal, pour un camp politique qui raconte n’importe quoi.

Oser sortir du goulag mental

Si cette étude ne mentionne que les États-Unis, il n’est pas interdit d’extrapoler ce jugement à d’autres pays, à commencer évidemment par notre beau pays de France. Partout, les mêmes causes produisent les mêmes effets : dilution de la confiance sociale, violence, inégalités, Grand Remplacement, précarisation des emplois peu qualifiés, à quoi il faut ajouter, dans notre cas spécifique, le poids aberrant des aides sociales, généreusement accordées à grands coups de chèques magiques, grâce au plus fort taux de prélèvements obligatoires du monde.

Le Financial Times (le « efti », pour ceux qui le lisent) est un journal modéré, LA grande référence du monde financier autour du globe. Ce qui nous choque, c’est qu’un journal publie une analyse objective de la situation. Dans notre goulag mental, nous n’y sommes plus guère habitués. Les choses sont dites – et prouvées. On attend la réaction des partis immigrationnistes, si prompts à dénoncer en hurlant ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, faute de pouvoir prouver que leur propre vision des choses est en cohérence avec la réalité. Et pour cause…

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

63 commentaires

  1. Déjà dans les années après-guerre, la région sidérurgique lorraine avait une majorité de travailleurs étrangers, surtout polonais et les « hauts fourneaux » marchaient jour et nuit car il ne devaient jamais s’éteindre…J’avais une amie polonaise menée à la dure par sa famille où père et frères travaillaient à la mine et aux forges. Il fallait bien vivre!…

  2. Bien Mr Florac. Vous avez de bonnes lectures et vous nous en faites profiter. Je vais voler beaucoup plus bas. Je suis outré de voir que « l’immigration obligée » est sous tendue par l’idée que tout humain est remplaçable par un autre. C’est nier toute la richesse de la diversité et j’ai suffisamment travaillé dans de multiples pays pour savoir qu’il en est rien. Cela n’a rien à voir avec de la suffisance de « développé » d’autant que les occasions d’en « prendre de la graine » ne sont pas rares. Le plus important me parait qu’il est rare que des déracinés puissent trouver leur bonheur chez nous. Dans notre société comme elle est. Il est donc naturel qu’ils tentent de reconstituer des groupes homogènes au détriment d’une assimilation pourtant utile. Et cela ne leur évite pas pour autant d’être instrumentalisés par des politiciens aux intentions plus que douteuses. Enfin et la canicule en cours contribue à me donner l’occasion d’en venir à l’aspect moral de cette manip de pays riches (?) = Qu’est ce qui justifie que des personnes puissent se faire livrer le repas qu’il ne veulent pas préparer eux-mêmes par de jeunes types qui pédalent la journée durant pour 4 sous ? Si ce n’est pas de l’esclavagisme cela n’en semble pas loin.

    • Supprimons les restaurants. Chacun peut se préparer soi même sa nourriture. Supprimons les femmes et hommes de ménage pour la même raison…

  3. Un  » CQFD  » qui va sans dire, mais qui va encore mieux en le disant. Attendons l’argument contraire de la gauche : la prospérité économique de notre pays.

  4. Le Japon en est un exemple majeur. Vieillissement de la population + refus d immigration = réorganisation de la société et du travail et modernisation. Ils sont de notre situation qui tend au sous développement.

  5. Le seul objectif est d’exercer le pouvoir sur des individus déracinés, sans lien avec leur Nation, leur famille, ou leurs concitoyens.

    • J’ai peur que le paradoxe ne soit pas bien français. Heureusement avec l’IA, bientôt le nombre d’emplois non pourvus va s’effondrer. Pour le chômage, il faudra apprendre à faire avec . Un taux de chômage de 50 % est à prévoir quand les robots devenus plus intelligents se mettront vraiment au boulot.

  6. Le bon sens, la science doit permettre à la population de travailler mieux dans des conditions plus respectueuses de sa santé et de son éducation. L’immigration massive est tout le contraire où elle est cantonnée majoritairement dans les missions subalternes mal rémunérées soit elle subsiste par les avantages sociaux sans contribuer à la dynamique du pays.

    • Il suffit d’un peu de volonté pour étendre les missions. Il y a déjà pas mal de médecins étrangers à l’hôpital. Il est vrai que la médecine est un métier peut être moins valoriser qu’autrefois. Les footballeurs professionnels seraient bien mieux payés si les patrons des clubs ne faisaient pas jouer les concurrents étrangers ?

  7. En résumé, on pourrait appeler ce phénomène ; « délocalisations importées ». Après avoir délocalisé ce qui était délocalisable dans les pays à bas coût de main d’œuvre, on importe la main d’œuvre à bas coût pour remplacer le travailleur dans son propre pays. Ce faisant on a une double pression : à la baisse pour les salaires et corrélativement et inévitablement à la hausse sur le chômage et les Indemnités à payer aux chômeurs. Et comme il y a de plus en plus de chômeurs, les Indemnités (et les autres coûts sociaux liés eux à l’immigration) pèsent de plus en plus sur les salaires, rendant les moins qualifiés de plus en plus difficilement employables. Ce qui va accroître le chômage, les indemnités chômage et la soi-disant nécessité de faire venir toujours plus de main d’œuvre étrangère. C’est le principe de la vis sans fin d’Archimède.

  8. En France, à force de vouloir tout payer toujours moins cher, nous nous fournissons chez She’in ou Temu, et nous nous faisons livrer (pas moi, je suis à la campagne) nos repas par des esclaves modernes, qui bien souvent utilisent le compte du cousin ou du « frère » (contre monnaie sonnante et trébuchante). Les Bobos sont-ils prêts payer le prix pour que ces « soutiers » puissent en vivre et non pas en survivre?

  9. Rappelons nous qu’à l’origine de l’immigration il y avait le patronat, du bâtiment et de l’industrie automobile.
    Pendant ce temps les japonnais investissaient dans l’automatisation.
    Ils ne connaissent pas tous les problèmes d’insécurité que nous subissons.

  10. Paradoxe français:des millions de chômeurs et des milliers de poste non pourvus dans des metiers réputés pénibles!
    cherchez l’erreur!

    • Ils sont pénibles parce que mal payés ( normal on préfère prendre des immigrés payés au lance pierre . Ce sont les nouveaux esclaves , livreurs de pizza etc)
      Mais prenez un soudeur qui fait un métier pénible et vous trouverez ces fameux chômeurs dont vous parlez parce que c’est un métier très bien payé. Ne parlez pas comme Macron merci

    • Très juste Anne Marie Castin.
      Le problème de main d’oeuvre n’est pas, en France, dûe au vieillissement de la population, mais à la paresse d’un certain nombre de français qui ne veulent pas travailler, préférant être assistés. L’augmentation du nombre de chômeurs et  » en même temps  » l’augmentation du nombre de postes non pourvus posent question !!! L’immigration a considérablement augmentée, cela n’a pas fait baisser pour autant le nombre de postes non pourvus. Cherchez l’erreur…… Il y a donc bien une  » imposture du miracle migratoire ».

  11. Le vieillissement de la population est un immense progrès social, nous vivons plus vieux, donc plus longtemps, une chance pour nous. Et si par bonheur le nombre d’habitants pouvait diminuer ce serait une chance extraordinaire. Nous sommes trop nombreux sur la planète et même en France. Quand j’étais enfant nous étions 50 millions d’habitants, aujourd’hui 77 millions! Ils sont sortis d’où ces 27 millions en plus?

    • Ce serait en effet une chance si la population baissait. Mais il ne faut pas trop rêver, l’immigration n’est pas près d’être arrêtée. Le flot de réfugiés climatiques et politique ne devrait pas tarir

  12. L’immigration n’à pas rendu service à la France au contraire le % de chomeurs venant des migrands à explosé les 10 dernières années et il y à aussi ceux qui viennent chez nous pas pour travailler mais pour fiche le bazard.

  13. L’immigration n’est pas une main d’oeuvre bon marché. C’est de l’esclavagisme moderne. La gauche a toujours aimé les esclaves.

    • main d’œuvre bon marché et esclavage c’est très différent ? La gauche qui aime les esclaves c’est le patronat ? Et la droite déteste au contraire le service des esclaves ?

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