Le jeune Louis de Bourbon, duc d’Anjou, celui que de plus en plus nombre de Français aimeraient voir revenir sur un trône abandonné depuis 190 ans, s’est exprimé, le 29 janvier, sur l’état de la France.

Il n’a pas hésité à constater que les hommes politiques français ont contribué, année après année, à son amoindrissement. Nous ne pouvons qu’approuver ce constat, bien sûr. « La France paie cher, également, une de l’intelligence collective qui lui a fait oublier sa nature et son identité. » qu’il détaille : déni du spirituel, promotion de l’individualisme, perte des valeurs, absence d’une saine compréhension de la nature et de l’environnement, course au profit immédiat alors qu’il faudrait s’attacher, en premier lieu, à la recherche du bien commun.

Il est rare que le prince Louis critique le gouvernement actuel. Il le fait, sans ambages, en l’accusant d’avoir encouragé un déséquilibre démographique et la montée des extrémismes « alimentés par le reniement de notre souveraineté bafouée par ceux-là mêmes qui devraient la garantir ».

Alors, il demande aux Français de ne pas baisser les bras et de reconstruire, comme ce fut le cas chaque fois que la France a pu sortir, renforcée, des épreuves. Il pense que cet insidieux virus va leur permettre de réagir comme ils ont prouvé combien leurs efforts ont pu permettre d’en supporter les conséquences. Il salue, au passage, les nombreux acteurs qui ont pu maintenir leurs activités, le dévouement exceptionnel des personnels de santé, de la police et des armées qui ont pu assurer notre sécurité. « L’ordre naturel et la subsidiarité ont montré leur puissance par rapport aux errements de ceux qui auraient dû prendre les mesures nécessaires.  Vous avez pallié les négligences coupables. » Pour faire une telle critique, il faut que le prince se soit senti proche de ce que le commun des mortels vit puis un an.

« Vous êtes nombreux a vous tourner vers moi et encore plus vers le principe que j’incarne pour chercher comment œuvrer à la nécessaire reconstruction à la laquelle la aspire. » Alors, il insiste sur le fait qu’il ne présentera pas de programme mais qu’en puisant dans l’Histoire, il peut nous proposer quelques réflexions pour préparer l’avenir.

Sa première réflexion porte sur la nécessité que la France renoue avec son identité dont elle doit être fière. Pas question de se repentir de quoi que ce soit. « La France a été l’un des foyers majeurs de la civilisation occidentale. » En second lieu, il faut rendre, écrit-il, leur place au sacré et au spirituel. Héritier des rois très chrétiens, on ne pouvait pas s’attendre à autre chose que ce souhait. « Dieu et César doivent, tous les deux, avoir leur place, distinctes mais complémentaires », sinon le corps social est déséquilibré.

Enfin, Louis XX veut rendre à l’homme sa dignité, de sa conception à sa mort. C’est le père de famille de quatre splendides enfants qui s’exprime là. « L’homme n’est ni une denrée que l’on peut acheter pour son plaisir, ni un robot […] L’homme est fragile comme le nouveau-né de la crèche, symbole éternel. Il doit être protégé et non instrumentalisé. »

Et de conclure avec cette note optimiste et bienveillante : « C’est pour nos enfants qu’il faut avoir la force que donne l’espérance afin que ce siècle soit plus beau et plus humain que l’ancien. »

Si le descendant de nos rois n’a pas de programme, il a un jugement royal. On serait tenté de crier : vive le roi !

2 février 2021

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